Quand Poutine défend la famille

Les Russes ont suivi de près l’intense débat franco-français du printemps dernier sur le mariage homosexuel. Présidente de la commission de la famille à la Douma, la Chambre basse du Parlement russe, Elena Borisovna Mizulina reconnaît le vif intérêt de son pays pour ce sujet : « Oui, on s’est posé beaucoup de questions sur vos lois, car nos deux pays ont signé un accord sur l’adoption. On ne voulait pas que nos enfants en pâtissent. » L’enfant adopté en Russie conserve en effet la nationalité russe, au moins jusqu’à ses 18 ans. Pendant cette période, les autorités russes exigent même des “rapports de suivi” : « Il n’y a pas de problème pour les enfants adoptés par des couples traditionnels, un homme et une femme, poursuit Mme Mizulina, mère de deux enfants. En revanche, nous ne sommes pas d’accord sur votre loi pro-mariage homo. La Russie n’accepte pas ce type de mariage, encore moins le fait que ces couples puissent adopter un enfant. »

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