Le Temps: Pourquoi le Tessin, débordé par l’immigration, votera oui

« Il fut un temps où la souveraineté étatique était encore une valeur protégée et certaine, un principe qui a permis à notre pays de devenir ce qu’il est aujourd’hui: le pays du monde le plus propice à faire grandir ses enfants (source: étude menée par Economist Intelligence Unit en 2012).

Aujourd’hui, ce fondement de souveraineté, si cher à notre cœur, a perdu sa domination, son intangibilité, sa certitude: il a été supprimé et oublié. Qui sème le vent récolte la tempête.

[…] Une simple démonstration peut être faite avec les chiffres suivants. Le permis G (frontaliers), qui n’est pas – et n’a jamais été – contingenté, a engendré la situation suivante: un travailleur sur quatre, dans notre canton, est un frontalier, c’est-à-dire qu’il y en a environ 60 000 (ils ont doublé depuis 2002) pour une population de 340 000 habitants. A titre de comparaison, l’Arc lémanique compte plus de 90 000 frontaliers.« 

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