La femme qui n’aimait pas le féminisme

Article sur la militante MLF Antoinette Fouque, décédée il y a une semaine, signataire du manifeste des 343 salopes et qui a activement travaillé à imposer l’avortement en Europe et en Suisse, notamment, dans Le Temps du jour.

Le propos est forcément élogieux, c’est Le Temps, mais ce passage reste intéressant:

« Antoinette Fouque avait en horreur le mot même de «féminisme», qu’elle regardait comme l’équivalent d’un machisme féminin. Mais, surtout, elle s’en prenait à Simone de Beauvoir, figure emblématique de la lutte des femmes, dont l’œuvre majeure, Le Deuxième Sexe, rayonnait dans le monde entier depuis sa parution, en 1949. Elle lui reprochait à tort d’avoir prononcé «la plus grande ânerie du siècle»: «On ne naît pas femme, on le devient.»

Contre l’existentialisme beauvoirien, Antoinette Fouque soutenait l’idée que le féminin relevait d’une symbolique universelle, ­différente de celle du continent masculin. Aussi croyait-elle dur comme fer que Beauvoir niait l’existence de la différence anatomique des sexes au profit d’une identité construite (le genre). En réalité, elle revendiquait une ­lecture post-freudienne de la question sexuelle qui n’était pas partagée par les beauvoiriennes, majoritairement hostiles à la psychanalyse. »

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