C’est ce qu’affirme une étude du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, rendue publique le 24 avril. Selon ce document, 32 % des femmes vivant en Zus disent éprouver un sentiment d’insécurité dans leur quartier, alors qu’elles sont “seulement” 18 % dans le reste de la population. Par ailleurs, alors que 6 % des femmes habitant hors Zus ont déjà été victimes de violences physiques et-ou sexuelles, celles-ci touchent près d’une femme sur dix en zone sensible. Publiée moins d’un mois après la participation de féministes à la Semaine de la lutte contre le harcèlement de rue (du 30 mars au 5 avril), sous l’impulsion du collectif américain Stop Street Harassment, cette étude bat en brèche les théories brandies par les activistes qui placardaient, sur les murs de la capitale, des affiches frappées du slogan “Me siffler n’est pas un compliment”.
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