A nouveau des demandeurs d’asile aux Collons

Depuis le mois d’avril, le nombre des demandeurs d’asile est en forte augmentation.

Cette progression se répercute directement sur l’effectif des personnes attribuées par la Confédération au canton du Valais.

Ainsi, après l’ouverture temporaire d’un centre pour demandeurs d’asile aux Collons, à l’hôtel de l’Ours, qui avait déjà fait réagir la population et l’UDC en 2011, le Département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) ouvrira à nouveau « provisoirement », du 25 août au 15 décembre 2014, un hébergement collectif au même endroit.

On y attend une cinquantaine de personnes, dont des célibataires.

Le comité d’initiative « Halte au diktat du canton en matière d’asile » prend acte de ce que les autorités communales ont été informées. Il suivra toutefois attentivement les conséquences de cette nouvelle implantation et s’opposera, comme par le passé, à toute forme d’une politique du fait accompli qui, il l’espère, appartient au passé.

Pour rappel, notre initiative a été déposée le 17 septembre 2012 avec plus 4190 signatures valables. Elle demande l’élaboration d’une loi instituant un droit formel, pour les communes, d’être consultées et associées, dès le départ, à tout processus d’implantation, sur leur territoire ou à proximité de celui-ci, d’un lieu d’hébergement collectif de personnes relevant du droit d’asile.

Formellement, notre initiative est acceptée par le DSSC. Celui-ci a élaboré un avant-projet de loi actuellement en consultation et qui sera soumis au Grand Conseil d’ici à la fin de l’année. Les principaux éléments de l’avant-projet sont les suivants :

– Les autorités de la commune de siège ainsi que celles de la/des commune(s) avoisinante(s) éventuellement concernées est/sont intégrée(s) à la préparation de l’implantation d’un centre de requérants d’asile dès la signature de l’acte de vente ou du bail, mais au minimum trois mois avant l’ouverture.

– Le canton s’engage à informer la/les commune(s) sur les éléments ayant trait notamment au type de structure, au concept et à l’organisation de la prise en charge, aux mesures de sécurité, à la prise en charge scolaire, etc.

– Le canton et la/les commune(s) mettent en place un groupe de travail qui se réunit avant et après l’implantation du centre d’hébergement pour régler les questions et autres difficultés.

La décision de retirer ou de maintenir notre initiative sur l’asile sera prise à l’issue des délibé-rations du Parlement cantonal sur ce projet de loi et dépendra du respect ou non de certaines de nos exigences. Si l’initiative devait être maintenue, le peuple pourrait être amené à se prononcer en automne 2015.

La réouverture d’un centre à Vex, est évidemment la première épreuve de vérité. L’attitude du DSSC et sa manière de gérer ce nouvel afflux de demandeurs d’asile influera évidemment sur notre décision.

Pour le comité d’initiative :

Grégory Logean, président

Jean-Luc Addor, vice-président de l’UDCVR

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