« N’allez pas à Sarcelles en ce moment, c’est vraiment dangereux. Plusieurs de vos confrères ont été agressés et dépouillés… » Le conseil, émanant d’une source policière, se veut amical. La veille, la préfecture du Val-d’Oise a rejeté notre demande d’accompagner les forces de l’ordre sur le terrain et refusé de communiquer la moindre information sur la situation locale. Parallèlement, ni le maire de Sarcelles, François Pupponi, ni ses adjoints n’ont donné suite à nos questions.
C’est donc Aristide, quinquagénaire d’origine togolaise, qui nous guide sur le terrain. Ancien militant associatif, il a passé l’essentiel de sa vie dans les “quartiers” et a vu comment Sarcelles, laboratoire de la politique de la ville chère à la gauche, est devenu une zone multiculturelle et… multiconflictuelle, dont de larges pans sont désormais sous l’emprise de gangs criminels ou de réseaux islamistes abreuvés d’aides sociales.
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