Grands sujets
L’Italie et la Belgique ont été touchées hier par des grèves générales
Ces journées de mobilisation syndicale ont‑elles remporté le succès escompté ?
Le succès était indéniablement au rendez‑vous. A l’appel commun de la Confédération générale italienne du travail et de l’Union italienne du travail, un million et demi d’italiens sont descendus défiler dans 54 villes. Selon les syndicats 60 % des salariés ont fait grève et 50 % des trains ont été supprimés. En Belgique cette grève générale et nationale faisait suite à déjà trois grèves tournantes locales. La presque totalité du pays a été paralysé. L’espace aérien a été fermé dès dimanche dernier, ainsi que les aéroports de Bruxelles et de Charleroi. Les trains n’ont pas circulé et les gares étaient fermées, tout comme la plupart des écoles, des hôpitaux, des services publics et des zones commerciales et industrielles.
Quelles étaient les revendications des syndicats italiens et belges ?
Ces deux journées d’action, au nord et au sud de l’Europe n’étaient pas concertées. Les deux pays protestaient pourtant contre les réformes libérales et contre l’austérité mise en place par le gouvernement Renzi en Italie et par le gouvernement Michel en Belgique. La réforme centrale du gouvernement Renzi visée par les grévistes est celle dite, je cite : « Jobs Act ». Elle vise à réformer profondément le droit du travail, et à supprimer en particulier les protections sociales. Sont également visés les coupes budgétaires dans tous les services publics, les gels de salaire et l’allongement brutal de la durée de cotisation. La mobilisation belge tourne autour de quatre revendications : le pouvoir d’achat, la Sécurité sociale, l’emploi et une fiscalité plus juste.
Le climat social européen est donc très tendu
En effet, après l’embrasement de la Grèce, c’est au tour de l’Italie et de la Belgique de se lever contre l’austérité libérale. Les différentes mobilisations syndicales restent morcelées, mais les causes sont les mêmes à travers toute l’Europe. De plus le passage en force des gouvernements ne participe pas d’une pacification du climat.
François Hollande relance la polémique sur le droit de vote des étrangers
« Je suis favorable au droit de vote des étrangers », c’est ce que a nous rappelé François Hollande, hier après midi durant son discours d’inauguration au musée de l’Histoire de l’immigration ouvert en 2007. Alors que sa côte de popularité est au plus bas et que le fameux collectif des « frondeurs » prend de l’ampleur, François Hollande souhaite unifier la gauche en reprenant un de ses thème favoris : l’accueil des étrangers. « Il faut que la France soit représentée par toutes les couleurs, toutes les forces vives du pays » a‑t‑il expliqué avant de comparer l’arrivée des 200 000 immigrés par an sur le sol français à une accumulation de « talents » et de « chances ».
Dans cet éloge de l’immigration, François Hollande évoque tout de même la poussée du Front National
Tout à fait. Si il attaque le Front National en les traitant de démagogues, mais il dénonce aussi la poussée des nationalismes en Europe dont on a vu l’illustration aux dernières élections européenne, en les comparant, je cite : « A des vents mauvais qui soufflent de plus en plus ». Quant à la montée de l’islam radical en France, il assure que l’islam est tout à fait compatible avec les lois de la République.
Le président qui voulait rassembler les Français, ignore une fois de plus les Français de souche
Eh oui ! Le président refuse toujours de prendre en compte l’avis des Français sur le sujet. Pourtant, un récent sondage de nationpresse‑info, 60 % des Français, seraient opposés à l’immigration en France.
Pourtant, l’immigration n’est pas une fatalité ?
Eh non ! Contrairement à l’idéologie bien pensante qui sévit en France depuis près de 40 ans. En Espagne par exemple, une loi de sécurité citoyenne a été adoptée jeudi dernier par le congrès des députés qui prévoit une reconduite immédiate des immigrés clandestins à la frontière.
Brèves françaises
Une ex‑femen candidate aux régionales sur une liste socialiste
On connaît la bienveillance des socialistes vis‑à‑vis de ce groupe féministe extrémiste. La complicité va désormais au‑delà de l’impunité, puisque une ancienne porte‑parole est désormais candidate pour les élections régionales sur une liste mené par un proche de Manuel Valls. Cette nouvelle provocation est une validation de la part du Parti Socialiste non seulement des thèses de ce groupuscule, mais également de leurs méthodes violentes et illégales.
L’Etat teste une nouvelle génération de radars
La sécurité routière expérimente de nouveaux radars à double‑face et double cabine pour augmenter les recettes de l’Etat en matière d’infraction routière. L’association « 40 millions d’automobilistes » se mobilise afin d’exprimer son opposition face cette expérimentation qui s’en prend encore une fois au porte‑monnaie des automobilistes plutôt qu’à leur sécurité. Nous rappelons que 2014 est la deuxième meilleure année après 2013 en matière de mortalité sur les routes et que l’alcool au volant reste la première cause de mortalité. Pour Daniel Quéro, président de « 40 millions d’automobilistes », « il faut davantage de présence des forces de l’ordre sur la route pour déceler les comportements dangereux ce qu’une machine ne pourra jamais faire ».
Quand l’écrivain Michel Houellebecq attaque littérairement l’islam
Le prochain roman de Michel Houellebecq Soumission, paraîtra le 7 janvier chez Flammarion et, risque de faire beaucoup de bruit. Le Goncourt 2010 plonge son lecteur dans la France de 2022. Il imagine une élection présidentielle en fin de second mandat de François Hollande.
Le narrateur François, un professeur d’université finira par se convertir à l’islam et entraînera dans son sillage de nombreux étudiants qui revêtiront le voile.
Le sujet commence déjà à faire le tour du web, et la twittosphère n’a pas tardé à réagir, et risque bien de ranimer la polémique née en 2001, lorsque l’écrivain en promotion de son roman Plateforme avait déclaré : « La religion la plus con, c’est quand même l’islam ».
Brèves internationales
Goldman Sachs met en garde la Grèce
Dans un rapport publié, il y a quelques jours, la banque américaine abandonne l’optimisme habituellement avancé lorsqu’il s’agit de la situation grecque. Elle paraît même plutôt inquiète, au point de mettre en garde les Grecs contre un vote qui n’irait pas dans le sens de l’intérêt mondialiste. Elle affirme en effet, je cite : « Dans le cas d’une rupture sévère entre le gouvernement grec et les prêteurs internationaux, l’interruption de la fourniture de liquidités aux banques grecques par la BCE pourrait mener jusqu’à une situation de vacance bancaire à la chypriote. Et les peurs du marché de l’éventualité d’une sortie de l’euro pourraient arriver jusqu’à ce point ».
15 000 personnes à Dresde contre l’islamisation de l’Occident
Alors que l’Allemagne attire de plus en plus d’immigrés et de demandeurs d’asile, les manifestations contre l’immigration se multiplient ces derniers mois. Un nouveau mouvement né en octobre, Pegida (Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident) appelle à manifester chaque lundi « contre l’islamisation », avec un succès croissant. C’est ainsi qu’hier, une nouvelle manifestations à un lieu à Dresde, en Allemagne et a rassemblé plus de 15 000 personnes selon la police. Ils étaient 10 000 la semaine dernière. Le choix du lundi est calqué sur les « Montagsdemo », ces manifestations pacifiques du lundi qui avaient fait vaciller le régime communiste en Allemagne il y a 25 ans.
Chronique des violences islamistes : prise d’otages
à Sydney
Hier a eu lieu une prise d’otages dans un café à Sydney en Australie. Le coupable, un réfugié iranien de 50 ans, était, semble‑t‑il connu des services de police australiens. Il retenait dans un café du centre‑ville de Sydney, une quinzaine d’individus. Deux des otages ont dû tenir à la fenêtre un drapeau avec la profession de foi islamique dessus. L’image a vite été relayée par les médias. D’origine chiite, il se serait converti au sunnisme, il y a une semaine. On rappelle à nos lecteurs que l’Etat islamique est composé de sunnites, une des branches de l’islam. Les médias le présentent désormais comme un marginal.
La contestation démocratique finalement étouffé
à Hong Kong
Depuis le 28 septembre des manifestants campaient dans un quartier commerçant, à la manière des mouvements « Occupy ». La police a fini par évacuer le dernier site occupé, dans la journée d’hier. Après l’évacuation d’un premier campement fin novembre, occasion de heurts entre la police et les manifestants, et l’évacuation d’un deuxième campement jeudi dernier, une vingtaine de manifestants campaient toujours sur le plus petit des sites. Ces derniers promettent de revenir et réclament un vrai suffrage universel. La Chine a accordé le suffrage universel pour l’élection du prochain président, en 2017, mais seulement après que les candidats aient été validés par un comité loyaliste. C’est à la suite d’une plainte des commerçants du quartier que la Cour suprême a ordonné ces expulsions.

