D’autres maires, avant lui, avaient déjà supprimé des rues du 19-Mars-1962, « date mensongère du cessez-le-feu en Algérie, après lequel, rappelle Robert Ménard, des dizaines de milliers de harkis et de pieds-noirs ont été assassinés par le FLN ». Ce fut notamment le cas de Serge Dassault, à Corbeil-Essonnes (Essonne) ou de Patrick Devedjian, à Antony (Hauts-de-Seine). À chaque fois, cela avait entraîné l’envahissement des conseils municipaux le jour du vote. Rien de tel à Béziers, le 11 décembre. Seule une poignée d’opposants s’était rassemblée devant la mairie. Et si, à l’intérieur, tous les élus de gauche ont voté contre, deux des cinq élus UMP, dont son ex-adversaire des municipales Élie Aboud, ont même soutenu l’initiative. Les débats se déroulant dans un climat (presque) totalement apaisé…
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