C’est en pensant à lui que, commentant, fin décembre, l’annonce de législatives anticipées en Grèce, la presse allemande, unanime, a titré sur la menace d’un nouveau “chaos économique et monétaire”. En cause : le risque de voir la coalition de gauche, emmenée par Alexis Tsipras et son parti Syriza, l’emporter le 25 janvier et décider, dans la foulée, que la dette grecque (177 % du PIB en 2014) ne serait pas remboursée. D’où un début de panique qui a conduit Angela Merkel à laisser entendre que l’union monétaire était désormais assez solide pour encaisser un tel choc, lequel se solderait inévitablement par la sortie de la Grèce de l’euro…
Tsipras, dont le parti ne cesse de progresser avec une régularité de métronome depuis sa création en 2004 — il est passé de 3,3 % aux législatives de cette même année à 27 % des voix à celles de 2012 —, est-il pour autant le croque-mitaine qu’on décrit dans les couloirs de la Bundesbank ?
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