Krugman et Stiglitz votent non au plan irresponsable de la Troïka

 

Sur le blog « Gaulliste libre », Laurent Herblay explique que « ceux qui dénoncent hâtivement l’irresponsabilité de la Grèce » feraient bien d’écouter les arguments de ces deux Prix Nobel qui « ont pris clairement et fermement position en faveur d’Alexis Tsipras et appellent même à voter non dimanche » !

Quand un tel jugement est porté par deux Prix Nobel d’économie* récents et modérés, cela doit amener à questionner l’histoire racontée par les euro-austéritaires. Paul Krugman pense qu’il vaut mieux que la Grèce quitte l’euro plutôt que de continuer les politiques d’austérité entamées il y a cinq ans. Pour lui, « la dévaluation ne pourrait pas créer beaucoup plus de chaos que ce qui existe déjà et permettrait une éventuelle reprise, comme cela a eu souvent lieu dans bien des endroits », notant que l’histoire ne plaide pas pour un maintien dans la zone euro. Pour lui, « la Troïka a sciemment fait à Tsipras une offre qu’il ne pouvait pas accepter. L’ultimatum était en fait un pas pour remplacer le gouvernement ».

Pour Stiglitz, « il est surprenant que la Troïka ait refusé d’accepter la responsabilité (de la dépression) ou d’admettre à quel point ses prévisions et ses modèles ont été mauvais. Mais ce qui est encore plus suprenant est que les dirigeants européens n’aient même pas appris. La troïka demande toujours à la Grèce d’atteindre un excédent primaire de 3,5% du PIB en 2008 », soulignant le risque que le pays reste en dépression.

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* Prix de la banque royale de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel, seul « prix Nobel » qui ne vient pas du testament de ce dernier, mais qui est décerné selon les mêmes règles.

 

 

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