Freysinger. Conseil fédéral : «Parmi les candidats, j’ai un des profils les plus impressionnants»

«Parmi les candidats, j’ai un des profils les plus impressionnants»

Conseil fédéral

Oskar Freysinger veut jouer l’atout du bilinguisme pour figurer sur le ticket de l’UDC lors de l’élection du 9 décembre.

24Heures, 7 novembre 2015

Oskar Freysinger le promet, il sera un conseiller fédéral collégial et humble.

Par Patrick Monay Mis à jour à 09h06

Le soleil brille dans la cuisine familiale, à Savièse. Le conseiller d’Etat valaisan UDC Oskar Freysinger, 55 ans, nous y reçoit en toute décontraction pour évoquer ses nouvelles ambitions fédérales. Interview.

-Depuis quand pensez-vous à une éventuelle candidature?
La réflexion est d’éviter la situation connue il y a quatre ans. On avait Bruno Zuppiger et ça a fini en eau de boudin. Je me suis dit que la moindre des choses était que tous ceux ayant un profil pouvant convenir se mettent à disposition. Ensuite, au parti de réfléchir pour former le meilleur ticket. Parmi les candidatures évoquées, j’ai un des profils les plus impressionnants, après avoir passé douze ans au parlement fédéral et trois ans au gouvernement valaisan. J’estime être devenu un leader politique à travers les initiatives populaires victorieuses pour lesquelles je suis allé au front. Et j’ai une vraie aura internationale. Quand je vais à Paris ou à Berlin, les salles sont pleines.

-Viser le Conseil fédéral, ce n’est pas une provocation?
Si c’était une élection par le peuple, j’aurais toutes mes chances. Là, comme c’est le parlement qui vote, ce sera difficile, car j’ai un langage clair, direct, et je fonce. Le parlement choisit plutôt des gens moins marqués, moins clairs… Des mous.

-Vous êtes conscient d’être trop «aile dure» de l’UDC pour avoir une chance?
Même pas. Dans les ratings, je suis plutôt au centre gauche de l’UDC. Ce qui me distingue, c’est le discours, je suis un littéraire. Toutes les emmerdes que j’ai eues dans ma vie étaient liées au verbe. C’est ce qui me porte. Mais pour moi, le verbe doit être excessif.

-Vous vous imaginez vraiment siéger dans un univers aussi codifié, formel et consensuel que le gouvernement?
Sans aucun problème. C’est ce que je suis en train de faire en Valais. Je suis le plus collégial des cinq. On doit amener les idées pour lesquelles on a été élu. Par contre, une fois le débat mené et la décision prise, on la respecte. Parfois, je me mure dans le silence.

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Source : journal 24Heures, 7 novembre 2015 (Créé: 07.11.2015, 09h06)