Les titres : Immigration / La France vent debout contre les quotas de migrants – Politique / DLF veut nettoyer la politique – Union Européenne / Hongrie : pas de tour de force pour Orban – Union Européenne / Le Brexit en marche
Journal du lundi 3 octobre 2016
Immigration / La France vent debout contre les quotas de migrants
La France contre l’accueil des clandestins de Calais ! Face au plan du gouvernement visant à répartir 12 000 migrants sur le territoire, les Français manifestent. Ils réclament des consultations et refusent d’avoir le couteau la gorge. Pierre Bergerault
La grogne monte et ce n’est que le début. Depuis l’annonce du gouvernement de répartir 12 000 clandestins partout en France, des habitants s’organisent pour préserver leur village. Dimanche à Louveciennes dans les Yvelines, le maire Les Républicains, Pierre-François Viard, a organisé une manifestation pour s’opposer à l’accueil d’une centaine de migrants dans sa commune. Au moins 3 000 personnes ont participé à l’événement dans un climat plutôt tendu. En effet, le site prévu pour installer le centre d’accueil et d’orientation a été incendié dans la nuit de mardi à mercredi, tout comme celui de Forges-les-Bains dans l’Essonne début septembre :
INTERVIEW Pierre-François Viard : Maire de Louveciennes et Anne Père-Brillault : Conseillère régionale Les Républicains d’Ile-de-France
Des élus Front national étaient également présents parmi les manifestants. Opposés à l’accueil des migrants à Louveciennes comme partout ailleurs, la mairie les a empêchés d’accéder à la tribune :
INTERVIEW Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville ; Axel Loustau, conseiller régional FN d’Ile-de-France ; Wallerand de Saint-Just, conseiller régional FN d’Ile-de-France
Pour se faire entendre, le maire Front national d’Hénin Beaumont Steeve Briois a créé “ma commune sans migrants”, une association de maires refusant les clandestins… et ils sont nombreux. Samedi, le maire d’Allex dans la Drôme, a dû, sur décision du tribunal administratif, annuler le referendum local qu’il voulait organiser au sujet de l’accueil de 50 migrants dans le château de Pergaud. Motif : l’hébergement d’urgence n’est pas une prérogative de la commune mais de l’Etat. Samedi toujours, mais cette fois à Saint-Denis-de-Cabanne dans la Loire, le Front national a réuni plusieurs centaines de personnes pour s’opposer au plan du gouvernement. Le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, a dénoncé ces accueils forcés au frais du contribuable.
En attendant, dans la jungle de Calais, la situation est toujours plus explosive. Samedi, la Coalition internationale des sans-papiers et migrants a bravé l’interdiction préfectorale de manifester. 3 CRS ont été blessés par des jets de pierres :
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Politique / DLF veut nettoyer la politique
Nicolas Dupont-Aignan veut assainir la politique. C’était bel et bien le mot d’ordre du Congrès de Debout la France organisé dimanche à Paris. Avec des invités dénonçant la finance, les banques et les hommes politiques, Nicolas Dupont-Aignan a réaffirmé son souhait de se placer en homme aux mains propres. Après un long discours, le président du parti gaulliste a présenté ses propositions pour la présidentielle. Hervé Grandchamp.
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Union Européenne / Hongrie : pas de tour de force pour Orban
Pas de démonstration de force pour Viktor Orban en Hongrie. Le referendum sur l’accueil des migrants de dimanche n’aura pas mobilisé suffisamment les citoyens. La participation n’a pas atteint les 50 % requis, le vote n’est donc pas valide. Pour autant, ceux qui se sont exprimés ont été clairs. Avec plus de 98 % de “NON”, la politique anti quota est plébiscitée par le peuple. Floriane Jeannin.
Le pied de nez à l’Union Européenne n’aura pas lieu, toutefois, les citoyens hongrois qui se sont exprimés ont largement rejeté le projet des quotas migratoires.
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Viktor Orban n’est pas parvenu à mobiliser suffisamment et le quorum nécessaire pour valider le referendum n’a pas été réuni. Toutefois, les 98 % de “NON” exprimés démontrent une volonté quasi unanime des votants. Si le résultat sans appel permettra à Orban d’assumer pleinement sa politique anti-immigration, il ne pourra pas s’offrir le luxe de défier Bruxelles. Pour autant, selon notre correspondant en Hongrie, Nicolas de Lamberterie, la non validité du vote n’aura pas de conséquence réelle sur l’accueil des migrants et aucune influence sur la politique d’Orban.
SON
Si l’invalidité n’aura donc pas de conséquences réelles sur la politique migratoire de la Hongrie. Par ailleurs, le faible taux de participation mérite beaucoup de nuances.
SON
Union Européenne / Le Brexit en marche
La Brexit pourrait finalement se concrétiser plus vite que prévu… Theresa May, premier ministre anglais, annonce qu’elle lancera la procédure au plus tard en mars prochain… A Bruxelles, on s’attend à des négociations difficiles. Natasha Koenigsberg
“I Want my money back” disait Margareth Thatcher, quand elle négociait des conditions particulières pour la Grande Bretagne dans l’Union Européenne. A savoir, moins cotiser au budget de l’Union, pour plus d’avantages en retour, et plus de liberté de mouvement. Ce statut privilégié au sein de l’Europe n’ayant pas suffi à contentent les anglais, le Brexit voté en juin dernier est désormais sur les rails, et s’inscrit clairement dans la lignée des négociations conduites par Margareth Thatcher.
Pour faire simple, Theresa May, comme son prédécesseur en jupons, aux mêmes fonctions, entend négocier d’une main de fer la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne… Elle veut retrouver une totale souveraineté et liberté d’action sur toutes les compétences transférées à Bruxelles, tout en conservant le maximum des avantages acquis lors de l’adhésion, et au cours des quarante années écoulées au sein de l’Europe.
Conséquence, à Londres, on se prépare à marteler l’argumentaire “We are leaving the EU, but we are in Europe” >> nous quittons l’Union Européenne, mais nous sommes en Europe. En toile de fond, l’argument, plus vicieux, est :“vous avez absolument besoin de nous pour que l’Europe continue à exister, sans nous, vous risquez de couler”. Et il y a fort à parier que Londres obtienne en effet le meilleur sur le plan de la souveraineté politique… notamment, le droit de contrôler l’immigration comme elle l’entend, y compris de ressortissants de l’Union Européenne.
Terminée la libre circulation des biens et des personnes… On comprend aisément pourquoi quand on voit à quel rythme tourne la machine à permis de séjour et à naturalisation dans certains pays de l’Union. Et sur le plan économique, son imbrication extrême dans l’économie européenne, et sa place centrale dans l’économie mondiale, lui permettent d’espérer sortir de l’Union en conservant le bénéfice de la majeure partie des accords économiques liant les pays membres entre eux.
Autrement dit, le Brexit qui se profile à l’horizon, à cause d’une administration, faible, pour ne pas dire couarde à Bruxelles, s’apparenterait à une séparation de corps sans divorce, ou la perfide albion, qui a menacé de partir, conserverait une grande partie des avantages du mariage, sans les inconvénients. Pas sur que tout cela ne renforce le sentiment pro-européen sur le continent…
L’actualité en bref
Le FN à la peine dans les élections départementales partielles. Dimanche, dans le canton d’Orange, les candidats de la Ligue du Sud sont arrivés en tête avec 41,16 % des voix devant le binôme du Front national à 24,30 % qui perd 6 points par rapport à mars 2015. Les Républicains, le Front de gauche et les écologistes sont quant à eux éliminés du second tour le 9 octobre prochain. Dans le canton de Bastia 3, le binôme formé par la socialiste Emmanuelle de Gentili et Joseph Gandolfi arrive premier avec 37,59 %. Il sera opposé aux candidats divers gauche Martelli-Piacentini et leurs 26,32 %. Le Front national à 12,57 % est donc éliminé. Enfin, dans le canton de Gérardmer dans les Vosges, la gauche arrive première avec plus de 41 % des suffrages, suivie de la droite avec 34,5 %. N’ayant obtenu que 23,6 %, le Front national est là aussi exclu du second tour alors qu’il était arrivé premier en mars 2015 avec 29,24 % des suffrages.
“La douceur, c’est une de mes qualités principales !”. Cette déclaration de la candidate à la primaire de droite Nathalie Kosciusko-Morizet en a fait rire plus d’un. En campagne dans le Morbihan, le député Les Républicains de l’Essonne a vanté ses qualités, notamment celle d’aller à la rencontre des Français qui se lèvent tôt. L’un de ses parrains à la primaire a notamment évoqué sa douceur. Pourtant, rue de Vaugirard, au siège des Républicains, les qualificatifs sont moins élogieux. Quand Nadine Morano l’appelle la “coqueluche en échasse”, d’autres critiquent le “pitbull en talons”.
Le Pape François froisse Najat Vallaud Belkacem. Le souverain pontife a dénoncé la propagande de l’idéologie du genre dans les manuels scolaires. Le ministre de l’Education français n’a pas manqué de réagir en considérant que le Pape était victime des campagnes de désinformation massive des catholiques intégristes. Najat Vallaud Belkacem s’est dite très en colère de voir le souverain pontife victime de cette folie mensongère…
L’océan Pacifique entièrement contaminé par la catastrophe de Fukushima. 5 ans après le tsunami qui a causé les dommages à la centrale nucléaire de Tepco – une filiale de General Electrics – au Japon, quelque 300 tonnes de produits chimiques s’écoulent dans la mer tous les jours. Les chiffres, souvent sous-estimés par les institutions japonaises, pourraient faire apparaître Fukushima comme la plus grosse catastrophe nucléaire, pire que Tchernobyl. Peu de temps après le cataclysme nippon, des poissons saignant des branchies et des globes oculaires ont été retrouvés. La population a également été très largement touchée, d’ailleurs près de 1400 Japonais poursuivent General Electrics. Le drame ne touche évidemment pas que le Japon. On estime que le niveau de rayonnement a augmenté de 300 % dans l’Ouest du Canada.
C’est la fin de notre édition ! Dans un instant, ne ratez pas notre “Zoom” du jour. Dans Guerilla, son nouvel ouvrage, Laurent Obertone raconte comment la France s’effondre en 3 jours. Après un “incident” en banlieue, le pays s’embrase, perdant peu à peu ses institutions, sa sécurité matérielle et physique. A travers un roman fiction, que d’aucun qualifieront d’anticipation, il dresse un constat accablant d’une France désarmée, en proie à une guerre civile latente.
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Un entretien que vous ne verrez pas sur le service public ! Ce soir, retrouvez “Politique-Eco”. Olivier Pichon recevra l’écrivain et journaliste Pierre Jovanovic pour évoquer l’or et son double le dollar. Et tout de suite, retrouvez la chronique de Christian Combaz avec “La France de Campagnol”. Merci de votre fidélité, à demain, bonsoir !
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