La contestation policière se poursuit

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Capture d’écran 2016-10-22 à 11.14.52À Paris vendredi soir, un demi-millier de policiers se sont encore rassemblés vers 21h30 devant la cathédrale Notre-Dame, non loin de la préfecture de police, toujours en plein état d'urgence. Un policier explique au Figaro qu'il réclame «une réforme de la légitime défense»

«Tous les flics de France ont peur de sortir leur arme». «On ne demande pas un permis de tuer mais le texte n'est plus adapté à la délinquance d'aujourd'hui»

«Vous saviez que la loi est la même pour un civil comme un policier?»

«Quand on est blessé sur une intervention on n'est pas entendu». 

À Lille 200 policiers manifestaient. À Orléans, une centaine de policiers en colère étaient descendus dans la rue ce soir, tout comme à Toulouse. À Marseille, ils étaient à nouveau plus de 100 rassemblés sur les marches du palais de justice, et on en comptait environ 150 à Grenoble.

Selon le policier Sébastien Jallamion :

"Ce vent de révolte, auquel une grande partie de l’opinion semble adhérer, ou pour le moins comprendre les motivations, est un véritable casse-tête pour Bernard Cazeneuve, qui se retrouve dans l’impossibilité de donner raison aux policiers sans avouer l’échec de sa politique, tout en ayant l’impérieuse nécessité de gérer le conflit en passant par des interlocuteurs qui ne sont pas les bons.

Les fonctionnaires de police, déterminés à ne rien lâcher, semblent vouloir s’adresser d’abord et avant tout à l’opinion et à l’ensemble des candidats aux élections à venir, comprenant que leur sort dépend plus de ces derniers que du gouvernement en sursis."

 

Extrait de: Source et auteur

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