A entendre TOUS les commentateurs de gauche (pléonasme vicieux) des radios et télévisions belges ou à lire la presse officielle belge en ce jour d’élection américaine, Hillary a déjà gagné et tous les commentateurs passent en revue les mille raisons qui vont assurer une victoire éclatante à Hillary Clinton. Comment pourrait-il en être autrement!?
Et bien sûr, tous les « swing states » vont tomber dans l’escarcelle d’Hillary! Ah bon? Ce n’est pourtant pas ce qu’indiquent certains sondages très pointus en Pennsylvanie ou au Michigan par exemple.
Alors que CNN et les sondeurs officiels donnent Hillary gagnante dans ces deux états, avec deux pour cents d’avance, le groupe de sondage Trafalgar donne Trump en tête de 2 points en Pennsylvanie. Idem à peu près dans le Michigan! Même dans le Nevada où les grands instituts voient Hillary gagnante grâce au vote noir et surtout latino, Trafalgar voit Trump à 49% et Clinton à 46%, en prévoyant une absence des latinos dans les bureaux de vote…
Très précisément, en Pennsylvanie, Trump devrait faire 48,4% et Hillary ne ferait que 46,5%. Et le patron ce cet institut, Robert Cahaly explique: « Trump a un soutien caché de 3 à 9 % des électeurs, qui répugnent à donner leur opinion personnelle lorsqu’on les contacte. La manière de révéler ces intentions de vote, est de demander aux gens comment ils pensent que leurs voisins vont voter. Et là, les résultats de Trump explosent! C’est de l’ordre de 52 % pour Trump à 40% pour Clinton. C’est la manière pour les électeurs de donner leur vraie opinion, sans la dévoiler vraiment. »
Les électeurs de Pennsylvanie pensent que de très nombreux voisins vont voter pour Trump, plutôt que pour Clinton: c’est le révélateur de leur opinion réelle. Aux primaires, cela s’est avéré très juste… Rares sont les instituts qui tiennent compte de cela, comme pour le Brexit
Ce qui est en tout cas frappant, c’est que la méthode du sondeur Trafalgar group a donné des résultats étonnemment correct lors des primaires, bien meilleurs que les résultats des grands instituts.
Et Cahaly, comme d’autres commentateurs de souligner que cette élection est différente de toutes les autres, parce que les élites et les média ont affiché leur mépris non seulement pour le candidat Trump, mais aussi pour ses électeurs, qualifiés sans gêne par Hillary Clinton « pour moitié de gens déplorables », mais aussi de « racistes » et d’ »ignorants ».
Ceux qui cachent leurs intentions, ce sont les femmes et les personnes diplômées. Cette tendance s’est aggravée au cours de la campagne, au fur et à mesure que la critique de Trump par les élites s’est renforcée. C’est révélateur.
Les erreurs monumentales des instituts de sondage en 2012: 5,5% d’erreur pour le Michigan. Autant ne pas faire de sondage du tout!
Encore une chose, les résultats finaux de l’élection de 2012, montrent que la moyenne des grands instituts s’est trompée de 5,5% pour le Michigan et 3,9% pour le Colorado et le Nevada! Incroyable pourcentage d’erreur, mais vrai. La suprise pourrait donc être énorme et Trump pourrait bien gagner haut la main, par K.O. comme le soulignait Mischael Modrikamen dans son interview accordée à Sud-Presse.
Il est étonnant de voir à ce propos que le MR belge n’a rien compris aux élections américaines et aurait voté à tout crin pour Hillary Clinton, voire pour le candidat de la gauche, Bernie Sanders, comme l’aurait fait Louis Michel. S’ils étaient américains, les électeurs du MR se trouveraient majoritairement au parti républicain et voteraient pour Donald Trump. C’est à la mesure du mépris des élus du MR pour leurs électeurs…
Aux USA, la campagne s’est enfin arrêtée. Et l’équipe de Trump lui a fait promettre de ne plus envoyer de tweet aujourd’hui… Verdict, demain matin mercredi 9 novembre vers 6 heures….