LE JOURNAL DU LUNDI 28 NOVEMBRE 2016 : POLITIQUE / FILLON ÉTRILLE JUPPÉ

 

 

Les titres : Politique / Fillon étrille Juppé – International / Castro : la mort d’un salaud – Européenne / La Russie dans le viseur du Parlement Européen – Europe / Italie : un cadavre dans le placard de la banque Monte-Paschi – Culture / Sausage Party : du cinéma porno pour les enfants

 

 

Cap sur l’Elysée

 

François Fillon dans un fauteuil. L’ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy s’est imposé haut la main devant Alain Juppé au 2e tour de la primaire de la droite et du centre. Retour sur une victoire claire et des orientations politiques qui se dessinent.

1 million et demi. C’est en gros le nombre de voix qui séparent François Fillon de son poursuivant Alain Juppé. La victoire est donc très nette avec un report de voix sans surprise…

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Avec ses différents soutiens du soir du 1er tour, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, et Jean-Frédéric Poisson, le Sarthois a largement battu le maire de Bordeaux. Le succès est donc sans appel et la famille de la droite et du centre a voulu apparaître réunie dès le dimanche soir. En effet, Alain Juppé a reconnu sa victoire et est apparu aux côtés de François Fillon pour témoigner de son soutien, peut-être à contre cœur, dans la course à l’Elysée.

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Si la primaire était celle de la droite et du centre, c’est bel et bien la droite qui remporte la victoire, une droite conservatrice, une droite finalement classique. François Bayrou, qui soutenait Alain Juppé, n’a pour l’heure pas annoncé ce qu’il comptait faire… se ranger derrière François Fillon ou se présenter lui-même à la présidentielle avec l’étiquette Modem.
En tout, plus de 8,5 millions de personnes se seront déplacées pour les deux tours de cette primaire. Une victoire incontestable pour la famille politique mais aussi pour son compte en banque puisqu’à raison de 2€ par vote, les scrutins auront rapporté plus de 17 millions… Thierry Solère, le président de la haute autorité de la primaire avait déclaré que l’opération électorale coûterait entre 6 et 9 millions d’euros, et que le scrutin serait autofinancé à partir de 2 millions de votants par tour… L’excédent devrait atteindre les 9 millions… le tout destiné à financer la campagne de François Fillon… Une bonne nouvelle pour le parti dont l’élu sarthois est désormais le président, conformément aux statuts.
La place de François Fillon est donc incontestée. L’ancien Premier Ministre de Sarkozy, semble en avoir fini avec la place de second, en parvenant à se hisser au dessus de tous, y compris de son ancien président. D’ailleurs, le sud-est, généralement très favorable à Nicolas Sarkozy s’est clairement engagé en sa faveur. Déjà au premier tour, il avait remporté près de 41 % des suffrages dans les Alpes-Maritimes contre 34 % pour Sarkozy… Au second tour, François Fillon a engrangé plus de 74 % des voix. Nos correspondants sont allés à la rencontre de Bernard Asso, soutien de l’élu de Paris depuis la première heure. Il nous explique ce qui a motivé ses choix.

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Les attaques de l’entre deux tours n’auront donc pas eu d’impact, du moins sur les votes. Mais les divergences de programme entre les deux candidats finalistes ont montré quelques fractures qu’il va falloir résorber. En effet, le programme économique de François Fillon a été maintes fois décrié pour son manque de mesure, une radicalité totalement assumée par l’intéressé qui la considère comme unique gage de redressement de la France. Pour autant, tout porte à croire que c’est sur ce point que le candidat des Républicains sera majoritairement attaqué dans les mois à venir… et ce par tous les bords politiques.

Face au plébiscite de François Fillon, la gauche commence à sérieusement s’inquiéter et la panique règne dans la majorité. Avec un président au plus bas dans la quote de popularité, les velléités personnelles reprennent le dessus.

Manuel Valls ne tient plus en place. Dans un entretien publié dimanche, le Premier Ministre a déclaré vouloir casser la mécanique qui mènerait la gauche à la défaite ; comprendre “laisser François Hollande se représenter”… Sans manquer d’utiliser un vocabulaire dramatique avec ses craintes de voir la gauche mourir, Manuel Valls apparaît de plus en plus susceptible de se déclarer candidat. Alors que les dépôts de candidatures pour la primaire de la gauche peuvent se faire jusqu’au 15 décembre, tout porte à croire que le premier ministre pourrait décider de démissionner dans les jours à venir, une démission sans doute suivie d’un remaniement ministériel. En effet, une telle défiance dans un couple exécutif relève du “jamais vu”, sauf en temps de cohabitation ! Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement a été très clair.

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L’intérêt général va-t-il se confondre avec les ambitions personnelles de Manuel Valls ? Rien n’est moins sûr. Mais c’est loin d’être du tout cuit pour l’ancien maire d’Evry… Déjà très faible dans la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012 avec quelque 6 %, ses responsabilités dans le gouvernement sous l’ère Hollande ne vont pas arranger ses affaires. Souvent présenté comme le plus à droite des politiques de gauche, du moins avant l’arrivée d’Emmanuel Macron dans la course, Manuel Valls n’aura pas le vent en poupe. En effet, avec l’élection à la primaire de la droite et du centre de François Fillon, incarnant une vraie droite, la gauche aura à choisir un candidat capable de suivre une ligne résolument à gauche… Dans ce cadre, Arnaud Montebourg, qui a déclaré vouloir battre le président, et dans une moindre mesure, Benoît Hamon, tous deux déjà déclarés pour jouer des coudes dans la primaire, semblent mieux partis. Dans le même temps, la volonté d’Emmanuel Macron de se lancer dans la course à l’Elysée, sans passer par une primaire, prend déjà une part de l’électorat à cheval entre la gauche et la droite. En effet, l’ancien banquier Rothschild pourrait bien récupérer une partie de l’électorat centriste resté orphelin après la défaite d’Alain Juppé, surtout si François Bayrou décide de ne pas sortir du rang. D’ailleurs, Emmanuel Macron n’a pas manqué de faire un appel du pied à François Bayrou dès les résultats de la victoire de François Fillon.
Si le jeune loup de la finance peut apparaître comme novice en politique, une image à double tranchants, il a également de gros avantages. Il n’aura pas de difficultés à réunir des fonds et ses soutiens sont pléthoriques, tant dans la finance que dans les médias. Réunie à Bondy en Seine-Saint-Denis, autour de Martine Aubry, concurrente de François Hollande à la primaire socialiste de 2011, la gauche a encore tenté samedi la méthode coué pour se remonter le moral, notamment grâce à une critique fédératrice contre François Fillon.

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Le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, s’est ainsi fait remarquer en appelant de ses vœux une primaire de gauche où seraient confrontés Manuel Valls, François Hollande, mais aussi Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon… et pourquoi pas les autres. Par ailleurs, nombreux étaient les militants de gauche à souhaiter voir l’ancienne locataire de la Place Vendôme, Christiane Taubira, se présenter… C’est d’ailleurs la teneur de la tribune du pseudo humoriste Christophe Alévêque dans Libération, l’un des journaux de Patrick Drahi.
Mais de son côté, Jean-Luc Mélenchon a peu de chance de se soumettre à l’exercice. Lancé dans la course depuis plusieurs mois avec sa France Insoumise, il vient de recueillir les soutiens des militants du PCF, malgré le refus initial des cadres il y a quelques semaines… A croire que chez les communistes, cadres et militants ne sont pas non plus sur la même longueur d’ondes. Par ailleurs, le candidat d’extrême-gauche n’a rien à gagner en se joignant au pugilat des socialistes. Ses positions très à gauche vont lui permettre d’apparaître comme le pendant de François Fillon et la “désertification” socialiste le présente en seule alternative. Ainsi, se rapprocher de certains membres de l’exécutif n’aurait pour conséquence que d’entacher sa propre position. Par ailleurs, la ligne de Mélenchon est à observer avec précision, car si ses propositions sur les questions sociales ont peu de sang neuf, ses déclarations distillées au compte-goutte sur les travailleurs détachés et l’impossibilité pour la France d’accueillir autant de clandestins est un revirement significatif pour ne pas dire crucial. S’il s’érige en défenseur du travailleur français face au libéralisme et à la mondialisation, il parviendra non pas seulement à assécher les voix déçues du socialisme, mais aussi à récupérer une partie de l’électorat ouvrier qui vote Marine le Pen.

Et les résultats de la primaire de la droite et du centre étaient aussi scrutés de près au Front National. En effet, la droite incarnée par François Fillon conditionnera en partie la ligne du parti de Marine Le Pen, qui pour l’heure, semble s’attaquer au programme économique et à la vision de l’Union Européenne du nouveau candidat des Républicains.

Européiste, ultralibéral, fossoyeur du système social, voilà les attaques auxquelles François Fillon aura sans doute à répondre dans les mois à venir face au Front National.

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Au pouvoir pendant 5 ans aux côtés de Nicolas Sarkozy, le parti de Marine Le Pen pourra aisément placer l’ancien Premier Ministre face à ses contradictions dont la plus importante sera sans doute le Traité de Lisbonne, en 2009, qui venait anéantir la décision populaire de refuser la Constitution Européenne en 2005. Finalement, il est probable que les partages des rôles au sein du FN se maintiennent. Ainsi, Marion Maréchal Le Pen, plutôt libérale, attaquera François Fillon sur sa ligne trop peu prononcée contre l’immigration. De son côté, Florian Philippot, se concentrera sur les questions sociales et de souveraineté. Pour le numéro 2 du parti, le candidat de la droite et du centre est celui de la mondialisation sauvage. Florian Philippot a d’ailleurs comparé le programme de François Fillon aux pratiques médiévales en médecine, consistant à saigner les malades pour les guérir… ce qui tuait souvent le patient. Une comparaison qui promet de beaux affrontements pendant la campagne, une fois que le programme du FN sera publié, peu avant le mois de février.

Et voilà, Cap sur l’Elysée c’est terminé… jusqu’à demain. Tout de suite retrouvez le reste de l’actualité avec Olivier Frèrejacques. Bonsoir

Merci Elise ! Et maintenant, retour sur les titres de l’actualité !

International / Castro : la mort d’un salaud

Le dictateur communiste cubain Fidel Castro est mort ! Le commandant est décédé à l’âge de 90 ans, à peine 5 ans après avoir abandonné ses dernières fonctions politiques. Entre l’image mythique de libérateur de la nation cubaine et les dizaines de milliers de victimes du régime, médias et politiques ont massivement choisi d’en faire un héros… Pierre Bergerault

Un tyran est mort ! A 90 ans, Fidel Castro s’en est allé ! Héro de la révolution cubaine lors de laquelle il avait pris le pouvoir au dépend du général président Batista, le “commandant” avait instauré un régime autoritaire sur l’île. Des épurations avaient commencé dès 1960 sur ordre de Castro et dirigées par Che Guevara. Cette année là, plus de 600 condamnations à mort seront répertoriées officiellement et 150 fusillés sans autres formes de procès. 70 000 individus seront également enfermés au titre de prisonniers politiques. Les chiffres exacts des épurations et des exécutions sont difficiles à établir même si les historiens évoquent plusieurs dizaines de milliers de victimes. Certains épisodes de la vie sous Fidel Castro permettent de mieux comprendre son approche de la démocratie. En 1966, par décision du dictateur, 166 condamnés feront l’objet de prélèvements de 3 litres et demi de sang pour être vendu au Vietnam communiste pour 100$ du litre. En état d’anémie cérébrale, les victimes seront finalement emmenées à l’exécution sur des brancards.
C’est donc ce personnage haut en couleur qui aujourd’hui est célébré par le gratin politico-médiatique. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, le premier ministre grec Alexis Tsipras ou même son homologue espagnol Mariano Rajoy, pourtant issu d’une formation politique historiquement opposée au communisme, n’ont pas tari d’éloge à propos du dictateur. Même le pape François a fait part de ses sentiments de tristesse…
Du côté des pays en lutte contre les Etats-Unis, on comprendra plus facilement les hommages du président iranien Rohani ou du chef d’Etat syrien Bachar Al-Assad. En France, c’est Jean-Luc Mélenchon qui s’est illustré à grand coup de tweet-hommage, prenant notamment la défense d’un système de santé supposé performant, et du fort taux d’alphabétisation de l’île. Le candidat à l’élection présidentielle a même fait du dictateur cubain une figure écologiste sans aucune autre forme d’explication. Le philosophe Michel Onfray est pour sa part beaucoup plus mitigé sur le bilan castriste. Pour lui, la date de sa mort relève d’une manipulation pour faire vivre son mythe.

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De son côté, l’ancien ministre Bernard Kouchner raconte avoir rencontré le dictateur en 1964 et avoir très vite déchanté quant aux supposées qualités du chef communiste. Ce dernier vivait en effet dans l’opulence bien loin de l’idéal communiste… Donald Trump est l’une des seules personnalités politique à avoir affirmé que Castro était un dictateur brutal. Les Cubains vivant aux Etats-Unis ont d’ailleurs accueilli la nouvelle avec joie donnant lieu à des scènes de liesse.
Ceux qui aujourd’hui font la part belle à Castro dans le roman national cubain semblent oublier que ce dernier a toujours défendu le parti unique et refusé le droit de grève. Autre page de l’histoire de Castro passée sous silence : son rapport à la question homosexuelle. Dans les années 60, les individus soupçonnés d’être homosexuels étaient envoyés dans des unités militaires d’aide à la production qui étaient en réalité des camps d’internements…

Union Européenne / La Russie dans le viseur du Parlement Européen

Le Parlement Européen contre les médias russes ! L’institution a adopté un rapport visant à lutter contre la propagande de l‘Etat Islamique mais également celle de la Russie. Thibault Bastide

304 voix pour et 179 contre ! Mercredi à Strasbourg, les députés européens ont adopté en séance plénière, la résolution Fotyga voulue par le député polonais du même nom, Anna Fotyga. Par ce vote, le Parlement européen dénonce une propagande russe anti-européenne de plus en plus virulente. Selon ce rapport, l’Union européenne serait directement visée par Moscou. Les eurodéputés accusent le Kremlin d’utiliser différents moyens comme la chaîne Russia Today ou encore Sputnik pour affaiblir et diviser l’UE. Une décision largement contestée par les eurodéputés français. Ils ne sont que 3 à avoir approuvé ce rapport. Ce qui n’est pas le cas de Jean-Luc Schaffhauser, député européen membre du Rassemblement Bleu Marine.

Entretien avec Jean-Luc Schaffhauser

Le député polonais, Anna Fotyga, à l’origine de cette résolution, n’a pas hésité à affirmer que la Russie avait pour but d’inciter à la peur et à diviser l’Europe”, faisant le parallèle avec Daesh. De plus, Anna Fotyga a reconnu que sa rédaction avait été motivée par des mobiles personnels. Mais selon Jean-Luc Schaffhauser, le problème ne vient pas uniquement du député polonais. Il vient directement du Parlement Européen.

Entretien avec Jean-Luc Schaffhauser

Les accusations lancées contre les médias russes n’ont pas manqué de faire réagir Vladimir Poutine. Le président russe regrette cette résolution qui révèle une dégradation politique de l’idée de démocratie. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, s’est elle aussi exprimée sur le sujet, dénonçant la résolution controversée. Des représailles seraient également envisagées. Cette résolution adoptée est donc perçue comme une nouvelle attaque européenne contre la Russie après les sanctions prises en 2014. Ce refroidissement des relations entre l’UE et Moscou semble plus que jamais en décalage avec la situation internationale avec d’une part la menace commune de l’Etat Islamique et d’autre part le probable rapprochement américain voir français avec la Russie avec l’arrivée de nouveaux chefs d’Etat…

Europe / Italie : un cadavre dans le placard de la banque Monte-Paschi

Meurtre à la banque ! Ce n’est pas le titre d’un roman d’Agatha Christie mais une bien sombre histoire d’assassinat maquillée en suicide qui refait surface. Le 6 mars 2013, David Rossi, directeur de la communication de la banque Monte Paschi de Sienne, en faillite, est retrouvé mort au pied de son établissement. Présenté comme un suicide par la banque, les autorités judiciaires italiennes classent alors rapidement le dossier. Seulement voilà, en juin dernier, la publication par le New-York Post des images de vidéosurveillance d’une caméra placée à l’endroit où a été retrouvé le corps va relancer l’affaire. Après une chute de plus de 14 mètres, David Rossi ne meurt pas sur le coup et agonise pendant 30 minutes. Deux hommes viennent ensuite près de lui et leur attitude laisse pour le moins perplexe.

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L’homme penché sur le corps n’est rien de moins que son ami et salarié de la banque Giancarlo Filippone. L’autre, resté à l’écart, est le directeur financier Barnardo Mingrone. A la vue des ces nouveaux faits, l’avocat de la victime avait convoqué une conférence de presse. Apprenant la nouvelle, le parquet avait alors annoncé vouloir reprendre l’affaire. Mais malgré une reconstitution, l’enquête semble être de nouveau à l’arrêt.
L’écrivain et journaliste Pierre Jovanovic qui a enquêté à Sienne pendant une semaine accuse aujourd’hui la banque Monte Paschi d’avoir maquillé un assassinat en suicide ainsi que la police et le parquet de la ville d’avoir étouffé l’affaire. En premier lieu, Pierre Jovanovic fait remarquer qu’en général, les gens qui se suicident en se jetant par leur fenêtre le font presque toujours de face. Or David Rossi est bien tombé sur le dos en glissant le long du mur. Pour plusieurs criminologues italiens consultés en 2016, Rossi semble avoir été soulevé par deux personnes au moins et passé par la fenêtre contre son gré. De plus, lors de l’autopsie, le médecin légiste retrouve une grave blessure à la tête et plusieurs coups portés sur la main avec un objet pointu. Il ne s’agit en aucun cas de blessures pouvant résulter de sa chute. La Chemise de David Rossi est également déchirée et plusieurs boutons ont sauté comme après une bagarre.
Autre fait troublant, dans la lettre d’Adieu à l’intention de son épouse Antonella, plusieurs mots rédigés n’étaient jamais utilisés par David Rossi. Elle affirme par ailleurs l’avoir eu au téléphone peu avant sa mort, sans rien avoir remarqué d’anormal. Les dizaines de caméras de vidéosurveillance présentes dans la banque le jour du drame n’avaient jamais été visionnées par les enquêteurs car n’ayant pas fonctionné ce jour là. Pierre Jovanovic nous explique les raisons qui auraient pu pousser la banque Monte Paschi à se débarrasser de son directeur de la communication.

Entretien avec Pierre Jovanovic

Rappelons qu’hormis la vidéo de la chute de David Rossi, toutes les preuves étaient disponibles dès le premier jour mais le parquet de Sienne n’avait pas daigné ouvrir d’enquête pour homicide. Et vu l’importance du budget publicité de la banque Monte Paschi, qui contrôle la ville de Sienne, les médias n’avait pas jugé utile de s’immiscer dans l’affaire.

Culture / Sausage Party : du cinéma porno pour les enfants

Du porno pour les enfants ! C’est pour mercredi avec l’arrivée dans les salles obscures du film “Sausage Party”, littéralement “fête de la saucisse”. Un film d’animation racontant la vie de produits alimentaires dans un supermarché et qui fait la part belle aux scènes explicites et aux dialogues crus. En dépit du caractère choquant de nombreuses scènes, le film ne sera pas réservé aux adultes… Alexandre Rivet

Une saucisse comme héro, une saucisse amoureuse d’une miche de pain et dont le but est de faire un hot dog en fourrant sa dulcinée… Dialogues extrêmement crus, partouzes, scènes explicites, le film Sausage Party que l’on peut traduire en “fête de la saucisse” fait la part belle à la vulgarité et au mauvais goût… Du coup pas étonnant de croiser la route de l’animateur télé Cyril Hanouna dans le casting de la version française. Le film, déjà sorti aux Etats-Unis, est à priori destiné à un public adulte et classifié comme R-rated : c’est-à-dire interdit aux moins de 17 ans… En France ce long métrage est autorisé dès 12 ans. Pour André Bonnet, avocat de l’association Promouvoir qui lutte contre la diffusion de la pornogrphie auprès des mineurs, ce film d’animation pose problème en l’état actuel de la jurisprudence.

Entretien avec André Bonnet

Outre la nature explicite des scènes sexuelles et la violence du vocabulaire emprunté, c’est aussi la manière pernicieuse utilisée par les réalisateurs pour faire passer leur message qui dérange. En sexualisant quelque chose d’aussi banal que la nourriture, ils s’attaquent au quotidien de n’importe quel enfant.

Entretien avec André Bonnet

Malgré les démarches associatives qui pourront être entreprises, la restriction de diffusion par la commission de classification des œuvres semble impossible au vu des dernières décisions du Conseil d’Etat notamment sur le film La Vie d’Adèle… Du côté de la réalisation, on ne s’étonnera pas de constater que l’équipe clairement pro-LGBT avec notamment l’auteur Evan Goldberg, amateur des tenues chocs et Seth Rogen considéré comme une “icône ours” dans les milieux LGBT… L’un des deux réalisateurs, Greg Tiernan, a d’ailleurs été en conflit avec les équipe d’animateurs 3D a tel point que 36 des 83 membres n’apparaissent pas au générique. De nombreuses affaires d’heures supplémentaires non payées et soi-disant basées sur le volontariat, des tentatives d’intimidation contre les travailleurs ou encore des procédures devant les tribunaux devraient un peu plus jeter le discrédit sur cette superproduction hollywoodienne…

L’actualité en bref

Les rebelles syriens perdent tout le Nord-Est de leur bastion d’Alep ! L’armée de Bachar al-Assad a repris ce lundi les quartiers de Sakhour, Haydariyé et Cheikh Khodr, alors que les forces kurdes se sont emparées du quartier de Cheikh Fares. Pour le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, il s’agit de leur plus important revers depuis 2012. La prise du quartier de Sakhour est stratégique pour Damas, car elle lui permet de couper définitivement Alep-Est en deux. Samedi, la prise du plus grand quartier d’Alep Est Massaken Hanano, a marqué le début de cette importante avancée de l’armée syrienne. Le même jour, une vidéo de l’Etat islamique montrait un combattant djihadistes français appelant les musulmans vivant en France à mener des attaques en faisant une démonstration de techniques d’attaques au couteau et à la bombe.

Les Suisses contre une sortie accélérée du nucléaire ! Dimanche, lors d’un référendum, les Helvètes ont rejeté par près de 55 % des voix la fermeture de 3 des 5 réacteurs du pays. L’initiative de retrait nucléaire, défendue par les écologistes et par les partis de gauche, proposait de limiter à 45 ans la durée de vie d’un réacteur. Après la catastrophe de Fukushima, les autorités avaient décidé la sortie du nucléaire sans fournir de calendrier précis, se contentant de promettre de fermer progressivement les réacteurs.

Une mutinerie et un incendie en prison ! A Valence dans la Drôme, deux détenus ont menacé un surveillant avec “une arme artisanale” l’obligeant à leur remettre les clés des locaux. Les deux individus ont ensuite ouvert toutes les cellules du troisième étage de l’établissement pénitentiaire, mis le feu aux matelas et détruit les caméras de vidéosurveillance. A 15h, les équipes régionales d’intervention et de sécurité sont intervenues et la mutinerie s’est terminée 40 minutes plus tard. Aucun blessé n’est à déplorer que ce soit du côté du personnel de surveillance ou chez les détenus. C’est la deuxième fois en deux mois qu’un tel épisode se déroule dans ce quartier de la maison d’arrêt de Valence. Dans cette prison, les effectifs sont de seulement un gardien pour 20 détenus…

Un cinquantième anniversaire réussit ! Les éditions de Chiré également connu sous le nom de Diffusion de la Pensée française ont fait salle comble dimanche à la maison de la mutualité à Paris. Au cours de la journée, des centaines de personnes ont arpenté les allées du salon pour acheter et faire dédicacer des ouvrages. Dans une ambiance familiale, les visiteurs ont pu rencontrer de nombreux auteurs parmi lesquels Gabrielle Cluzel, Bruno Mégret, Jean Raspail ou encore Jean-Pax Mefret. Les éditions de Chiré disposent d’un catalogue d’ouvrage varié et sans cesse renouvelé que vous pouvez retrouver sur leur site internet chire.fr

C’est la fin de notre édition ! Dans un instant, notre Zoom du jour. Eric Zemmour a accepté de donner un long entretien à TV Libertés. Interrogé par Martial Bild, le journaliste et écrivain évoque 3 thèmes essentiels : le grand défi de l’Islam, la liberté d’expression et le débat politique actuel. Très librement, il juge les actions et les propositions des différents dirigeants politiques de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par François Hollande et François Fillon. Pour la première fois, il évoque le travail de la réinformation en France. Un entretien exclusif pour TV Libertés.

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Ce soir retrouvez “Politique-Eco”. Valérie Bugault et Olivier Pichon recevront l’ancien banquier Jean Rémy pour repenser le discours dominant sur la monnaie et les banques. Et tout de suite, une nouvelle chronique de la France de Campagnol avec Christian Combaz. Quant à nous, on se retrouve demain. Merci de votre fidélité, bonsoir !

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