JOURNAL DU MARDI 6 DÉCEMBRE : SOCIÉTÉ / LA GUERRE DES CRÈCHES, NOUVELLE TRADITION DE NOËL

 

Les titres : Société / La guerre des crèches, nouvelle tradition de Noël – Régions / Après la réforme territoriale, le déluge – Economie / Gaz : + 5 % en janvier – Scandale / La pédocriminalité secoue le football anglais

Madame, Monsieur, bonsoir !

Tout de suite pour commencer, l’actualité politique avec notre rendez-vous quotidien, Cap sur l’Elysée présenté par Elise Blaise !

Madame Monsieur Bonsoir, Bienvenue dans Cap sur l’Elysée.

Pas de surprise, Manuel Valls quitte Matignon pour tenter de conquérir l’Elysée. Le Premier Ministre s’est rendu lundi soir à Evry en Essonne, la ville qu’il a dirigée. Il a annoncé sa volonté de se présenter à la présidentielle.

Manuel Valls se lance dans la course de la primaire et démissionne de Matignon. Pour faire son annonce, il a choisi la ville d’Evry, qu’il a administrée pendant plus de 10 ans… l’histoire de s’assurer un peu d’applaudissements…

Dans son petit costume de candidat, Manuel Valls a également mis en garde sur la montée du Front National…

Un couplet sur les déclassés qui tranche avec une vidéo bien connue de Manuel Valls…

Après s’être lancé dans les refrains humanistes habituels, Manuel Valls a tenté de se construire une stature de chef d’Etat en évoquant la politique étrangère… tout en faisant valoir son expérience…

Mettre son expérience à profit… c’est un peu considérer que le bilan est positif. En effet, Manuel Valls va devoir se défendre pour les actions menées à la tête du gouvernement, et s’il a déjà affirmé la semaine dernière qu’il se ferait l’avocat du quinquennat Hollande, le défi ne sera pas de tout repos. Toutefois, l’ancien Premier Ministre semble n’avoir peur de rien. Il l’a déjà montré en faisant fléchir le Président de la République après plusieurs semaines de tensions importantes. D’ailleurs, malgré les sourires et soutiens d’apparence, le Lab révélait en fin de semaine dernière que Manuel Valls aurait tout simplement confié en parlant de son Président qu’il ne le respectait pas et qu’il ne le supportait plus. En bref, Manuel Valls a bien mené sa barque puisqu’il n’a plus à supporter François Hollande depuis ce matin… et qu’il est parvenu à mener à bien son projet personnel : être candidat et évincer le Président.
L’élection primaire se fera sans doute plus difficilement pour Manuel Valls. S’il reste plus d’une semaine pour que tous les candidats se déclarent, Arnaud Montebourg est déjà dans le course puisqu’il a déposé ses parrainages en premier la semaine passée. Incarnant l’aile gauche des socialistes, l’ancien ministre du redressement productif avait totalisé près de 10 % de plus que Manuel Valls lors de la primaire socialiste de 2011. Contrairement à l’ancien locataire de Matignon, il n’aura pas un bilan en forme de boulet à défendre. De même, Manuel Valls aura à répondre de son action de Premier Ministre, notamment sur les utilisations pléthoriques de l’article 49.3…
Son argumentaire sur l’expérience au sommet de l’état pourra jouer en sa faveur… De même, au vu de l’abandon de François Hollande, il incarne d’une certaine manière le candidat naturel des socialistes, ce qui pourrait lui permettre de recueillir une grande partie des votes utiles qui voient en lui le plus à même de réunir la famille…

Manuel Valls est donc parti pour la conquête du pouvoir… L’occasion de s’intéresser à son histoire et à son parcours politique et familial… pour cela, nous voulons rappelons l’ouvrage Le vrai visage de Manuel Valls, du regretté Emmanuel Ratier. Vous pouvez retrouver l’entretien sur TV Libertés.com

La démission de Manuel Valls de sa place de Premier Ministre pour se lancer dans la primaire a donc engendré un remaniement partiel du gouvernement. Une valse des ministres sans pouvoir pour une fin de quinquennat tétanisé.

A peine la démission annoncée, déjà remplacé. Bernard Cazeneuve déménage de Beauvau à Matignon. Fidèle de toujours de François Hollande, l’ex premier flic de France sera un partenaire apaisant pour la fin de règne du président. Car malgré les bouleversements marginaux dans les ministères, cette nouvelle équipe n’a plus aucun pouvoir… en plus de ne plus avoir de projet. Les derniers mois seront donc marqués par la tétanie d’une élite pétrifiée à l’idée de se voir chuter.
Pour remplacer Bernard Cazeneuve au Ministère de l’Intérieur, un autre fidèle de tout temps… Bruno Le Roux. Enfin récompensé pour sa bonhomie et sa bienveillance, le patron du Groupe socialiste à l’Assemblée va pouvoir se réjouir de voir enfler sa carte de visite à défaut de gouverner. En effet, le député de 51 ans n’a absolument aucune expérience ni compétence pour occuper ses nouvelles fonctions. Mais qu’à cela ne tienne, la prime à la flagornerie ne s’arrête pas là. André Vallini et Jean-Marie Le Guen échangent leur portefeuille de secrétaires d’état. Le Premier sera à la tête des relations avec le Parlement et le second du Développement et de la Francophonie… Des nominations en forme de bons points donc… car c’est bien connu, et le quinquennat Hollande l’a bien montré dans sa lutte contre le chômage… Avant d’aller pointer, il faut bien refaire son CV.

Et à droite, la course à l’Elysée de François Fillon se poursuit. Le candidat des Républicains a fait campagne sur la promesse de réduire la dépense publique… et contre toute attente, ce discours de vérité est sans doute en large partie responsable de son succès à la primaire de la droite… Décryptage

Dans son programme présenté lors de la primaire, programme qu’il a promis de tenir s’il était désigné candidat officiel des républicains… François Fillon propose de faire baisser la dépense publique de 110 milliards d’euros en 5 ans… C’est le coeur de son dispositif… 110 milliards de baisse de la dépense publique, cela veut dire plus de 20 milliards d’euros par an… si l’on considère qu’il est impossible de fermer brutalement les robinets.
Or, la première dépense de l’Etat, c’est son personnel, qui représente plus de 60 % de son budget. Conséquence, François Fillon souhaite tout simplement faire baisser de 10 % le nombre de fonctionnaires… aussi bien dans les rangs de la fonction publique d’Etat que dans ceux de la fonction publique territoriale… 10 % , cela signifie ni plus ni moins supprimer 500 000 postes… .. Mais pour que la machine continue à tourner, il propose que les fonctionnaires restants travaillent 39 heures au lieu de 35 pour compenser. Ne seront pas touchés la police, la justice, l’armée, et peut-être, la fonction publique hospitalière. Ce sont donc les autres emplois publics qui seront dégraissés massivement.
Faire disparaître 500 000 emplois ce n’est pas rien mais en parallèle, François Fillon compte libérer les entreprises de tout un tas de carcans… pour leur permettre d’embaucher massivement… histoire de ne pas aggraver encore un peu plus la situation sur le front du chômage… Fillon propose bien sûr de supprimer les 35 heures, mais aussi de réduire de 50 milliards dès juillet 2017 les charges pesant sur les entreprises…
Pour compenser le manque à gagner, il propose de transférer ces charges sur la fameuse TVA sociale. Concrètement la TVA passerait de 20 à 22 %. Le candidat des Républicains milite également pour une relance des privatisations.

Le programme de François Fillon, c’est aussi une allocation sociale unique regroupant toutes les allocations existantes. Cela ressemble beaucoup au revenu universel… Une allocation – notons le au passage – assortie de quelques contreparties… obligation de formation, obligation de recherche d’emploi, avec sanctions à la clef… des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de l’allocation. Enfin, Fillon, promet aussi le départ à la retraite à 65 ans ainsi qu’un alignement de la retraite du secteur public sur celle du secteur privé… Dernière mesure de son programme économique : la suppression de l’ISF afin de faire revenir cet argent et ceux qui le détiennent dans l’économie française… des mesures d’incitation fiscale à l’investissement dans les PME accompagneront aussi cette mesure… qui fait déjà beaucoup parler d’elle.

Voilà, Cap sur l’Elysée, c’est terminé. Tout de suite, retrouvez le reste de l’actualité avec Pierre Bergerault. A demain, bonsoir !

Merci Elise ! Et maintenant, retour sur les titres de l’actualité !

Société / La guerre des crèches, nouvelle tradition de Noël

Les laïcistes toujours vent debout contre le Petit Jésus ! Jeudi, le tribunal administratif de Lille, saisi par un conseiller municipal communiste, a condamné la mairie d’Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais pour avoir installé une crèche dans son hall en 2015. L’affaire n’a été traitée qu’après la décision sur la même thématique du Conseil d’Etat rendue le 9 novembre dernier. La plus haute autorité administrative avait pourtant autorisé l’installation des crèches dans les bâtiments publics à condition qu’elles revêtent un caractère culturel, artistique ou festif. Les magistrats lillois n’ont pas admis sa qualité d’exposition d’oeuvres d’art. Ils n’ont pas non plus considéré qu’elle s’enracinait dans une tradition locale préexistante ou qu’elle puisse être considérée comme une extension du marché de Noël. L’adjoint au maire Bruno Bilde estime que cette décision viole la jurisprudence du Conseil d’Etat car la crèche se trouvait à 5 mètres du marché de noël, installé en bas du perron de l’hôtel de ville et revêtait donc un caractère festif. La ville va faire appel de cette décision.
L’an dernier, le maire de Béziers, Robert Ménard, s’était lui aussi attiré les foudres des laïcistes les plus rigides après avoir installé une crèche dans sa mairie. La présidente de la Ligue des droits de l’homme locale, Sophie Mazas, avait porté plainte mais le tribunal administratif de Montpellier avait estimé en juillet que l’objet du litige s’inscrivait dans le cadre d’animations culturelles.
Malgré les déboires, élus et citoyens, attachés aux racines chrétiennes de la France, ont récidivé cette année. Dimanche à Marseille, pour la troisième année consécutive, le maire Front national du 7ème secteur, Stéphane Ravier, a organisé une fête pour présenter sa crèche.

Le père Ottonello, de la paroisse Saint Laurent, était même présent pour bénir la scène de la nativité.

Rappelons que Stéphane Ravier a défié le préfet en lui disant de venir démonter la crèche lui-même s’il l’osait. De son côté, la maire FN de Beaucaire Julien Sanchez est poursuivi par la Ligue des droits de l’homme pour avoir lui aussi installé une crèche.

Régions / Après la réforme territoriale, le déluge

Bientôt deux ans après le redécoupage des régions, la réorganisation administrative et politique française est calamiteuse. Entre coûts exorbitants et manœuvres politiques, les nouveaux territoires sont inefficaces et les contribuables payent l’addition. La région Occitanie en est l’un des exemples les plus frappants. Olivier Frèrejacques.

Le redécoupage des régions fêtera ses deux ans en janvier ! Dès sa mise en place, le projet avait rencontré de farouches critiques des partis d’oppositions. En région Occitanie, territoire regroupant le Languedoc Roussillon et le Midi-Pyrénées, 13 départements et collectivités territoriales, soit près de 6 millions d’habitants, les frais liés au Conseil régional ont explosé. Pour le conseiller régional d’opposition Front National Julien Leonardelli, le territoire est tiraillé entre les deux hypothétiques capitales régionales : Montpellier et Toulouse. Conséquence : la réunion du Conseil régional représente une perte de temps et un coût important à la charge du contribuable.

D’autres territoires ont pourtant réussi à réduire les coûts liés aux nouveaux Conseils régionaux. C’est notamment le cas de la région Grand-Est.

Aux coûts de déplacement et de rassemblement du Conseil régional s’ajoutent d’autres dépenses. La création de logos semble même être devenue un véritable sport régional.

Outre les dépenses exorbitantes, le président du Conseil régional d’Occitanie, la socialiste Carole Delga, a mis en place un véritable déni de démocratie. Pour éviter d’affronter l’opposition, elle a créé un règlement intérieur pour museler ses opposants et de nouvelles assemblées !

Face à une véritable union des gauches, le Front National doit lutter seul pour faire valoir la voix de ses électeurs. Un travail rendu encore plus difficile avec le monopole de la presse régionale au main de proches de la majorité. En septembre, le groupe de presse La Dépêche, propriété de la famille du ministre radical Jean-Michel Baylet, a remporté l’appel d’offre pour l’impression du journal du Conseil régional d’Occitanie. Un joli cas de conflit d’intérêt qui ne profite clairement pas à l’opposition… Pour Julien Leonardelli, le président de région, Carole Delga, doit en finir avec sa politique de dépense. Il lui suggère également de s’inspirer de la gestion des villes dirigées par des élus Front National…

Economie / Gaz : + 5 % en janvier

Mauvaise nouvelle pour les millions de foyers français qui se chauffent au gaz. Leur facture va faire un bond de 5 % en janvier prochain. Explications, Natasha Koenigsberg

Après des mois de baisse, les tarifs réglementés du gaz vont faire un bond pour deux raisons. D’abord, l’accord surprise entre les pays membres de l’OPEP, l’organisation des pays producteurs de pétrole, accord soutenu par la Russie a provoqué la remontée des prix du pétrole sur les marchés mondiaux.. Les prix à la pompe pour les automobilistes vont s’en ressentir au cours des prochaines semaines… Pour le gaz, la méthode de calcul des tarifs réglementés provoquera une hausse de 2,3 % en janvier prochain.. une hausse du prix du gaz qui risque d’être durable dans le temps car les producteurs de pétrole comptent bien continuer à agir de concert, pour empêcher le baril de passer sous la barre des 50 dollars… Rappelons qu’il y a 2 ans, le baril de pétrole se négociait à 115 dollars, alors qu’il s’était effondré à 40 dollars en milieu de cette année… Qui dit prix du baril au plus bas, dit ressources financières, les fameux pétro dollars, au plus bas aussi pour les monarchies arabes pétrolières, dont certaines sont en grande difficulté financière

Mais le prix du gaz augmentera aussi pour une autre raison, en janvier prochain : la fameuse taxe carbone adoptée en 2014 par le gouvernement socialiste augmentera en janvier, pour atteindre 3 % du montant de la fac ture… Elle renchérira aussi les prix des carburants à la pompe de près de 2 centimes pour le diesel, 1,5 centime pour l’essence. Conjugées, ces deux hausses, hausse du prix des hydrocarbures, et hausse des taxes, devraient donc couter 5 % aux consommateurs…
Mais quand on sait qu’au mois de novembre, le prix du gaz avait déjà augmenté de 1,59 %, et qu’il il a augmenté de 2,6 % au premier décembre… Le gouvernement est bien embêté avec cette hausse planifiée pour janvier qui fera très mauvais genre en pleine campagne présidentielle… Difficile, pour autant de tenter de la différer dans le temps. La dernière fois que cela a été fait, par Ségolène Royal, c’était en juillet 2014. La décision avait été invalidée par le Conseil d’Etat… provoquant justement la hausse des tarifs du gaz de ces derniers mois, en guise de rattrapage…

Scandale / La pédocriminalité secoue le football anglais

Un scandale de pédocriminalité secoue le football anglais. 55 clubs professionnels et amateurs sont concernés. Un service d’assistance téléphonique pour les victimes d’agressions sexuelles a reçu plus de 860 appels en une semaine. Plusieurs enquêtes ont également été ouvertes. Thibault Bastide

Le foot anglais fait face à un scandale de pédophilie ! Depuis Novembre, le pays vit au rythme d’accusations touchant le monde du football, sport le plus suivi outre-Manche. Tout est parti des révélations de l’ancien défenseur professionnel Andy Woodward. En effet, ce dernier dit avoir été abusé sexuellement par son entraîneur Barry Bennell. Déjà condamné à plusieurs reprises en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour des agressions sexuelles sur de jeunes garçons à partir des années 1970, Barry Bennell a, cette fois-ci, été mis en examen pour des faits d’agression sexuelle sur adolescent de moins de 14 ans. Dans la foulée de cette révélation, plus d’une vingtaine de joueurs, dont plusieurs internationaux, a embrayé le pas.
Ils ont déclaré avoir été agressés sexuellement par un entraîneur ou un recruteur lorsqu’ils étaient enfants. Un ancien joueur emblématique du club de Chelsea à Londres a, par ailleurs, affirmé que les penchants pédophiles d’un agent recruteur du club étaient de notoriété publique.
Des déclarations qui interviennent au lendemain des révélations d’un autre ancien footballeur du même club qui dit avoir, pour sa part, été payé 60 000 euros par le club pour garder le silence sur les agressions sexuelles dont il aurait été victime de la part de ce même recruteur. Le scandale ne s’arrête pas là, puisque quatre anciens joueurs ont accusé un ancien employé du club de Southampton d’avoir eu à leur égard un comportement sexuellement déplacé dans les années 80.
L’homme aurait été contraint de quitter le club mais il aurait ensuite entraîné plusieurs autres équipes. L’individu dont l’identité n’a pas encore été dévoilée, travaillerait toujours dans le milieu du football. De son côté, la Société nationale de protection de l’enfance a mis en place un numéro vert et cette dernière a reçu plus de 860 appels en une semaine. Plus largement, 350 victimes présumées d’actes de pédophilie dans le football britannique, pour la plupart anonymes, se sont signalées auprès des autorités.
Plusieurs enquêtes ont été ouvertes par Scotland Yard, mais aussi dans les régions de Londres, Manchester ou encore Liverpool. En tout, la police britannique s’intéresse à 55 clubs anglais, professionnels et amateurs. La fédération anglaise de football a également ouvert sa propre enquête, qu’elle a confiée à une avocate spécialiste de la protection de l’enfance. Une vidéo de sensibilisation a été lancée samedi dernier et les appels continuent d’affluer. Pour sa part, la fédération avoue qu’il s’agit de la plus grande crise qu’elle ait jamais connue.

L’actualité en bref

– Une statue de la Vierge évincée d’un parc de Haute-Savoie. Le tribunal administratif de Grenoble a, pour la seconde fois, sommé la petite commune de Publier de déplacer une statue de la Vierge installée depuis 2011. Cette décision fait suite à une première injonction au nom du principe de laïcité. La commune a 3 mois pour exécuter le jugement sinon elle devra s’affranchir d’une astreinte de 100 euros par jour.

– Le gel du prix des péages va coûter très cher aux automobilistes ! Il aura pour conséquence un surcoût d’un demi-milliard d’euros sur 20 ans. Un protocole d’accord avait été signé, en avril 2015, avec les concessionnaires qui prévoyait un rattrapage du gel, mais aussi une prolongation de la durée des concessions en échange d’investissements supplémentaires sur les autoroutes. Le gouvernement avait pourtant promis qu’il n’y aurait aucune conséquence financière pour les automobilistes.

– La Slovaquie fait barrage à l’Islam ! Une loi adoptée le 30 novembre interdit à l’Islam d’obtenir le statut de religion officielle. Un culte capable de fédérer au moins 20 000 fidèles pouvait bénéficier de ce statut qui ouvre la voie à des subventions publiques et à la possibilité d’ouvrir ses propres écoles. La nouvelle législation approuvée par les deux tiers des députés fait passer cette limite minimum à 50 000 fidèles.

– Le gendre du président turc proche de l’État islamique ! Wikileaks a publié plus de 50 000 courriels personnels de Berat Albayrak. La correspondance met en lumière ses relations avec Daesh, à travers la compagnie pétrolière Powertrans. Cette dernière bénéficie d’une dérogation à l’embargo imposé à toutes les autres sociétés pétrolières concernant les importations et les exportations notamment en provenance des régions contrôlées par l’Etat Islamique.

C’est la fin de notre édition ! Dans un instant, notre Zoom du jour. Le parti des Démocrates suédois est depuis les élections législatives de septembre 2014 la troisième force politique de Suède, avec 49 députés. Leur émergence s’est notamment faite dans un contexte migratoire de plus en plus difficile pour le pays. Pour mieux comprendre la situation suédoise et l’émergence des Démocrates suédois, le responsable de la section jeunes du parti, Tobias Andersson, qui est par ailleurs élu municipal à Skövde, a répondu à Stockholm aux questions de Nicolas de Lamberterie. Notre confrère Lionel Balland s’est chargé de la traduction.

Découvrez également un nouvel épisode de La petite histoire avec Christopher Lannes. Dans l’imaginaire anglais et collectif, Waterloo est une victoire britannique. Symboliquement, c’est vrai. Mais factuellement, les Anglais étaient bien peu nombreux sur le champ de bataille. Sur les 68 000 hommes qui composaient l’armée commandée par Wellington, seules 10 brigades sur 31 étaient anglaises. Et si l’on se place après l’arrivée du prussien Blücher à la fin de la bataille, on peut même affirmer que l’armée coalisée était composée aux trois quarts de soldats allemands. Si cette défaite nous a fait tant de mal, il est temps de prendre notre revanche par le biais des statistiques !

Ce soir, retrouvez “Passé-Présent”. Catherine Gourin et Philippe Conrad évoqueront les aventures de François Pallu et des fondateurs des missions étrangères de Paris et la renaissance française à travers le règne d’Henri II. L’essayiste Gabriele Adinolfi viendra ensuite parler des années de plomb italiennes. Et tout de suite, une nouvelle chronique de la France de Campagnol avec Christian Combaz. Quant à nous, on se retrouve demain. Merci de votre fidélité, bonsoir !

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