JOURNAL DU MARDI 13 DÉCEMBRE 2016 : INTERNATIONAL / ALEP LIBÉRÉE, PALMYRE PERDUE ! QUELLE STRATÉGIE POUR DAMAS ?

 

Les titres : International / Alep libérée, Palmyre perdue ! Quelle stratégie pour Damas ? – International / Turquie : le conflit s’intensifie – Société / Grève dans la police : le manque à gagner de l’Etat – Santé / Implant contraceptif Essure : le scandale sanitaire

Cap sur l’Elysée présenté par Elise Blaise !

François Fillon se fait discret. Depuis son élection comme candidat de la droite et du centre, l’ancien premier ministre s’est retiré du devant de la scène après un entre deux tours mouvementé. Chahuté autant à sa gauche qu’à sa droite, le programme de François Fillon est passé au crible, notamment sur ses propositions en matière de santé. Décryptage.
“La nausée” de Marine Le Pen à la lecture du programme de François Fillon sur la santé est-elle justifiée ? Alors que le programme du candidat de la droite et du centre affiche une volonté d’établir un système de santé accessible à tous, il affirme aussi que de nombreux abus doivent être combattus. Pour l’ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy, le système actuel est très inquiétant et ne peut poursuivre dans ce déficit progressif. Si les détracteurs de Fillon se plaisent à dénoncer une volonté de privatisation de la santé, le candidat se défend et réaffirme sa volonté de rééquilibrer le budget de la sécurité sociale en instaurant une règle d’or.
Il rebondit en expliquant que les socialistes au pouvoir sont les fossoyeurs du système puisque le poids des assurances et des mutuelles n’a eu de cesse d’augmenter ces dernières années.
Pour le proche de Roselyne Bachelot, il faut en finir avec cette conviction que la santé est gratuite. Elle a bel et bien un coût et les citoyens doivent en prendre conscience en se responsabilisant, notamment en mettant fin au tiers payant et en redéfinissant le “panier de soins”. François Fillon évoque également la possibilité de mettre en place des remboursements calculés en fonction des ressources de chacun. Une mesure qui n’a pas suscitée une telle bronca quand elle s’appliquait aux prestations sociales.
Le candidat appelle toutefois de ses vœux un meilleur remboursement des frais optiques et dentaires.
Face à l’engorgement permanent des urgences – dus en partie à des abus-, le candidat de la droite propose la mise en place de maison médicale pour rediriger les malades vers des professionnels de santé tout en libérant les hôpitaux. François Fillon souhaite également en finir avec les 35 heures du personnel soignant pour arriver à 39 heures et une revalorisation des salaires.
Point positif du programme, soulager le travail administratif des médecins pour qu’ils puissent se concentrer sur leur rôle de soignants… En revanche, pas de commentaires sur les Agences Régionales de Santé, devenues aujourd’hui des arbitres partiaux pour imposer des pratiques dans les hôpitaux publics.
François Fillon affirme également vouloir lutter contre les déserts médicaux en incitant les jeunes médecins à s’installer dans les zones rurales… Une volonté qui n’est pas nouvelle en politique mais qui n’a jamais porté ses fruits. Sur ce sujet, le numerus clausus n’est pas évoqué pour le moment. Pourtant, il est d’une importance capitale puisque chaque année de nombreux étudiants en médecine sont recalés tandis que des médecins venus de l’étranger avec parfois des diplômes “douteux” viennent en France exercer…
Autre point absent du programme de François Fillon, l’avenir des données de santé. En effet, Marisol Touraine a souhaité mettre en place un fichier où tout serait regroupé pour fluidifier l’administration. Et notons dans ce cadre que le Conseil d’Etat avait retoqué l’arrêté empêchant à ces données d’être utilisées par des organismes lucratifs, type assurances ou banques. Dans cette lignée, François Fillon propose un Dossier Médical Personnel Informatisé… pour éviter les multiplications à outrance d’actes médicaux inutiles… Rien n’est précisé quant à la manière de rassembler ses données et laisse donc planer un peu plus le doute de la surveillance intégrale et – rappelons-le – de la fin du secret médical.
Un secret qui n’est toutefois pas toujours dénigré puisque rien ne figure non plus dans les propositions du candidat Fillon, à l’heure où nous parlons – pour lutter contre les conflits d’intérêts des médecins et de l’industrie pharmaceutique.

Côté gauche, il n’y a pas que la primaire. Après sa démonstration de force, Emmanuel Macron occupe l’espace et à défaut d’être le candidat d’un parti, il est le candidat d’un système… économique, intellectuel et médiatique… Et s’il part sans l’adoubement du Parti Socialiste, il se lance dans la présidentielle avec des soutiens pléthoriques. Analyse

Quand il était ministre de l’Economie, Emmanuel Macron suscitait l’espoir voire même l’enthousiasme de certains mouvements patronaux ou d’entrepreneurs… qui pensaient avoir trouvé en lui un relais et un défenseur de leur cause… Mais aujourd’hui simple candidat, ces soutiens se sont étiolés, ou se font en tout cas plus discrets, de peur de choisir le mauvais cheval…
Restent cependant des hommes d’affaires et des entrepreneurs connus dans son réseau… Claude Bébéar par exemple, l’ancien grand patron d’Axa, figurerait dans ses soutiens.. Marc Simoncini, le fondateur du site de rencontre Meetic et serial investisseur est aussi un de ces fans.. Xavier Niel, le patron de Free, a dit aussi du bien de lui à plusieurs reprises…
Du côté des cercles d’intellectuels, on sait que l’écrivain Erik Orsenna est à ses côtés… Mais c’est surtout le soutien de Laurent Bigorgne, le directeur de l’INstitut Montaigne, tout comme de celui de Thierry Pech le directeur du think tank Terra-Nova, qui présentent un intérêt… On dit aussi que Jacques Attali l’a beaucoup inspiré, et qu’ils échangent, souvent, sur son projet, pour l’instant cependant assez flou pour ne pas dire creux…
Enfin dans les médias, on sait que le Nouvel Obs, notamment, ne tarit pas d’éloges sur Emmanuel Macron… comme par hasard, le Nouvel Obs appartient depuis quelques temps à … Xavier Niel… Plus étonnant : Yves de Kerdrel, directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, figure aussi parmi les soutiens affichés de l’ancien ministre de l’Economie… “il incarne le renouveau des idées dont la France a besoin” disait de lui le journaliste dans un tweet datant de mai dernier…
Mais c’est surtout Bernard Mourad, ancien banquier conseil de Patrick Drahi, qui dirigeait voici peu encore le pôle Média d’Altice Media Group et SFR Presse qui a fait jaser.. ; la encore, comme par hasard, en analysant la couverture du “phénomène Macron” par les médias du groupe, à savoir notamment l’Express, ou encore BFM TV, on découvre une étonnante bienveillance à son égard ces derniers mois. Seul Libé, qui appartient aussi au même groupe média, n’a jamais semble-t-il vraiment roulé pour Macron, mais peu importe, puisque personne ne lit plus aujourd’hui Libération.

International / Alep libérée, Palmyre perdue ! Quelle stratégie pour la Damas ?

Deux pas en avant, un pas en arrière ! Alors que l’armée de Damas a libéré Alep, l’Etat islamique a repris dimanche le contrôle de la cité antique de Palmyre après une offensive de 4 jours. Pour le ministère de la Défense russe, cette victoire des djihadistes est la conséquence de la stratégie des Occidentaux. Ces derniers ont en effet suspendu les combats à Raqqa, la capitale syrienne de l’Etat islamique, permettant l’arrivée des renforts de Daech à Palmyre. Après sa victoire à Alep, l’armée loyaliste pouvait lancer l’assaut sur Al-Bab, au Nord-Est de la ville, ou aller vers la province d’Idlib, au Sud-Ouest, un territoire dominé par Jaïch Al-Fatah, “l’Armée de la conquête”, une coalition djihado-salafiste. La perte de Palmyre oblige donc le président Assad et ses alliés russes, iraniens et libanais à revoir leur stratégie. Laisser un temps de répit à l’Etat islamique, réinstallé dans Palmyre, lui permettrait de se barricader et de continuer l’entreprise de démolition des vestiges gréco-romains. En même temps, délaisser la ville d’Al-Bab, convoitée par les forces turques et leurs alliés rebelles, ouvrirait la route à ces derniers vers Raqqa. Le géopolitologue Richard Haddad, estime que la prise symbolique de Palmyre s’apparente à un coup médiatique de l’Etat islamique pour contrebalancer la perte d’Alep. Pour Richard Haddad, le président Assad doit se tourner vers le Nord.

Entretien avec Richard Haddad

International / Turquie : le conflit s’intensifie

La Turquie compte ses morts. Un double attentat faisant 44 victimes et 166 blessés a frappé Istanbul samedi dernier. Le conflit opposant le président Erdogan aux kurdes s’intensifie. Thibault Bastide.

Les Kurdes frappent Istanbul en plein cœur. Un double attentat, revendiqué par Les Faucons de la liberté du Kurdistan, un groupe radical, a été perpétré samedi 10 décembre. Une voiture piégée a, dans un premier temps, explosé à proximité d’un car de transport des forces anti-émeute près du stade de l’équipe de football de Besiktas au Nord-Est de la ville. Un kamikaze s’est ensuite fait exploser au milieu d’un groupe de policiers dans un parc voisin. Selon les autorités, le bilan fait état de dizaines de morts et plus d’une centaine de blessés. Une nouvelle étape a donc été franchie samedi dernier. L’acte terroriste visait clairement les forces de police dans un lieu hautement symbolique.
Situé sur la rive européenne d’Istanbul, le quartier de Besiktas est un bastion libéral. D’ailleurs, les supporters du club de football de Besiktas ont une réputation de militants antigouvernementaux. Son principal groupe d’ultras, baptisé Carsi, a notamment joué un rôle central lors des manifestations massives contre le président turc Recep Tayyip Erdogan, en juin 2013.
Cette nouvelle attaque fait resurgir l’ombre du conflit qui oppose le gouvernement turc à la minorité kurde. Une rancœur vieille de près d’un demi-siècle qui se manifeste systématiquement par la violence. Une discorde qui a déjà fait plus de 45 000 morts depuis 30 ans. Et cette rivalité trouve sa source dans la chute de l’Empire Ottoman après la 1ère Guerre Mondiale. Le Traité de Sèvres, adopté en 1920, prévoyait en effet la création d’un État kurde entre la province de Mossoul et l’Est de l’Anatolie. Un espoir de courte durée et le cessez-le-feu, instauré entre l’Etat turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan, n’aura duré que 2 ans. Et depuis, le conflit ne cesse de s’accélérer jusqu’à en arriver aux attentats de la fin de semaine dernière.
Le gouvernement n’a pas tardé à répliquer. Dimanche, l’aviation turque a conduit une série de frappes aériennes contre des positions appartenant au PKK dans le Nord de l’Irak. Les autorités turques ont également arrêté 235 membres du principal parti prokurde du pays, le Parti démocratique des peuples. La Turquie, qui a déclaré l’état d’urgence après la tentative de coup d’État en juillet dernier, est en alerte maximale. Et cette guerre n’est pas prête de se terminer. Selon le professeur de géopolitique et spécialiste du Moyen-Orient, Bassam Tahhan, si un changement de position du gouvernement turc ne s’opère pas, le pays se dirige vers la catastrophe.

Entretien avec Bassam Tahhan

Depuis le début de l’année, plus de 100 personnes ont été tuées à Istanbul dans des attaques liées à la rébellion kurde ou attribuées au groupe Etat islamique. Le président Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs promis de lutter jusqu’au bout contre le terrorisme.

Société / Grève dans la police : le manque à gagner de l’Etat

Les policiers ne font pas que descendre dans la rue ! La colère est toujours prégnante et de nouveaux moyens de contestation apparaissent. Pour faire pression sur le gouvernement, le syndicat Alliance a discrètement appelé ses adhérents à faire la grève du zèle. Natasha Koenigsberg

Une baisse de 32 % des verbalisations pour avoir grillé un stop… – 33 % pour les conduites en état d’ivresse… – 46 % d’excès de vitesse constatés et verbalisés en moins, et même, – 52 % pour les feux rouges, et – 54 % pour les téléphones portables au volant. Voilà la conséquence directe et immédiate de la grève du zèle que les policiers ont entamée au mois de novembre, afin de faire pression sur le gouvernement… les policiers, qui ont manifesté dans la rue pendant plusieurs semaines, estiment que les promesses qui leur ont été faites sont insuffisantes, et surtout, ils doutent tout simplement que ces promesses ne soient tenues… Nouvelles, armes, nouveaux véhicules, nouveaux effectifs, ils ne voient rien venir, et veulent donc maintenir le gouvernement et leur hiérarchie sous pression…
Cette grève du zèle consiste, pour les policiers y participant, à ne plus assurer que le service minimum, et donc, à ne plus verbaliser certaines infractions mineures… Dans certains départements, ou le syndicat Alliance qui a lancé ce mouvement est très puissant dans la police, on envisage même d’atteindre le “zéro PV” au mois de décembre… Que risquent les policiers qui pratiquent cette greve du zele ? Pas grand chose, puisqu’elle est faite dans les règles… d’autant que dans nombre de commissariats, les officiers soutiennent le mouvement, et réduisent ou suppriment les opérations de contrôle d’alcoolémie préventif par exemple…
Bruno Le Roux, le nouveau ministre de l’Intérieur, saura-t-il calmer la grogne policière ? Difficile, puisque les promesses faites par son prédécesseur, Bernard Cazeneuve, ne pourront pas être honorées en quelques semaines ni même en quelques mois… Autant dire que la tension est à son comble dans la police, alors que le gouvernement souhaite prolonger de six mois supplémentaire l’état d’urgence, jusqu’à juillet 2017, épuisant encore un peu plus les forces de l’ordre.

Santé / Implant contraceptif Essure : le scandale sanitaire

Nouveau scandale sanitaire dans le monde des laboratoires ! Cette fois-ci, il ne s’agit ni d’un vaccin, ni d’un médicament, c’est un moyen de contraception féminine qui pose problème. L’implant contraceptif Essure des laboratoires Bayer est gravement remis en cause. Floriane Jeannin

Cette fois ci, les coupables ne sont pas des contraceptifs aux hormones, ce sont des implants contraceptifs définitifs ayant la forme de petits ressorts. Ces derniers sont placés dans les trompes de Fallope pour les boucher en guise d’alternatives à la ligature des trompes, un autre mode de contraception définitive qui consiste en une opération chirurgicale sous anesthésie générale. L’implant produit par les laboratoires pharmaceutiques Bayer s’adresse aux femmes ne désirant plus d’enfants puisqu’il empêche la fécondation. Seulement, 2 patientes ont pour l’instant intenté une action en justice contre le géant des laboratoires allemands. 28 autres dossiers sont en cours d’études car ce contraceptif semble avoir de graves effets secondaires… Les plaignantes et certaines patientes sont victimes de maux de ventre intenses, d’une perte importante de poids et même d’atteintes musculaires ou de dépression grave… Cette affaire se déclenche alors que les moyens de contraception hormonaux sont de plus en plus controversés.
L’implant a été mis en vente par Bayer en 2002 et pas moins de 240 000 femmes y ont déjà eu recours. Or depuis sa mise sur le marché, le nombre de signalement de ces effets secondaires ne cesse d’augmenter : 42 signalements en 2012, 58 en 2013, 142 en 2014, 242 en 2015. A cette date, il avait été placé par le ministère de la Santé “sous surveillance renforcée” mais de janvier à octobre 2016 il y a eu 162 nouvelles plaintes… L’une des femmes qui témoigne, affirme même que depuis qu’elle a fait retirer ces implants, elle a senti une très nette amélioration de son état de santé. Les plaignantes dénoncent également le manque d’information de la part du laboratoire quant aux risques liés à ces implants. Aux États-Unis, un millier de femmes a déjà porté plainte contre Bayer. En France, l’avocat chargé du dossier n’est nul autre que Charles Joseph-Oudin, qui s’occupe déjà des victimes du médiator. Il annonce que ce n’est que le début d’un “gros dossier de santé publique”…

L’actualité en bref

Les clandestins sans limite en Suède. Des migrants ont récemment investi une église luthérienne pour y semer le chaos. Ils ont d’abord perturbé des cérémonies mais sont allés encore plus loin en se masturbant et en déféquant durant des baptêmes. Ils ont même essayé d’arracher des enfants des bras du prêtre et des parents. En réponse, la police a autorisé l’église à recruter des agents de sécurité pour protéger les services religieux.

Fin des travaux pour le mur anti-intrusion de Calais. Selon la préfecture, la construction du rempart de 4 mètres de hauteur et d’un kilomètre de long s’est achevée lundi. Le mur doit empêcher les clandestins de monter dans des camions sur la rocade de Calais. Les travaux avaient débuté le 20 Septembre avant le démantèlement de la jungle.

L’état d’urgence n’en finit plus. Lundi soir, à la demande du gouvernement, les députés ont voté la prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet 2017. C’est la cinquième fois depuis sa mise en place au lendemain des attentats du 13 novembre. Pourtant moins d’un Français sur trois reconnaît son efficacité dans la lutte contre le terrorisme. Ce dispositif, normalement exceptionnel et de courte durée, perdure maintenant depuis plus d’un an.

Donald Trump toujours vainqueur dans le Wisconsin. Après le recomptage des votes, les autorités de l’Etat ont confirmé la victoire du candidat républicain. Donald Trump a même accentué son avance sur Hillary Clinton, en récupérant 131 voix de plus. Ce dernier recomptage met un terme définitif au scrutin. Un nouveau coup dur pour Hillary Clinton, qui a dépensé 1,2 milliard de dollars, pour sa campagne, soit 2 fois plus que Donald Trump.

C’est la fin de notre édition ! Dans un instant, un reportage réalisé en Syrie par Julien Rochedy pour TV Libertés. On y découvre le point de vue de femmes et de filles syriennes, libres de faire leurs études, de pratiquer leurs passions ou d’exercer leur profession. Tout cela sans la peur de voir, comme chaque jour depuis le début du conflit Syrien, le triomphe des rebelles islamistes. Ce reportage permet d’offrir un autre angle sur le conflit le plus sanglant de ce début de XXIe siècle, pour comprendre une réalité bien plus complexe que celle qui nous est montrée par les grands médias traditionnels.

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Ce soir, découvrez un nouvel épisode de La petite histoire avec Christopher Lannes ! 1944, dans l’esprit national, c’est la Libération. Mais c’est aussi l’épuration, présentée comme un phénomène marginal mu par une simple volonté de régler ses comptes. En réalité, elle aura été un projet structuré et bien défini, mis en place par le parti communiste pour éliminer l’ennemi de classe et se constituer un trésor de guerre. En 1944, on tue des châtelains, des industriels, des propriétaires, mais aussi des anciens de 14 et des membres de mouvements rivaux. En somme, l’épuration, en plus d’être sanguinaire, a bien été politique.

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Egalement au programme de votre soirée, “Passé-Présent”. Catherine Gourin et Philippe Conrad évoqueront la figure du dernier Duc de Bourgogne, Charles le Téméraire puis la fin des aventures du missionnaire François Pallu en Asie. Jean-François Chemain, ancien cadre dirigeant dans un grand groupe industriel français, viendra ensuite parler de son choix d’enseigner l’histoire dans une ZEP de la banlieue lyonnaise. Et tout de suite, une nouvelle chronique de la France de Campagnol avec Christian Combaz. Quant à nous, on se retrouve demain. Merci de votre fidélité, bonsoir !

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