Le Conseil national veut rendre possible une plus grande concentration des médias radio-TV locaux soumis à concession.
Une plus grande concentration des médias radio-TV locaux soumis à concession doit être possible. Le National s’est tacitement rallié jeudi au projet modifié par le Conseil des Etats, éliminant la dernière divergence. La zone de desserte journalistique ne sera pas étendue.
Ces deux revendications ont été lancées dans le cadre de la fronde menée au Parlement contre la SSR. L’idée est de renforcer les offres de service public hors celles proposées par le diffuseur national.
Actuellement, une entreprise ne peut obtenir plus de deux concessions de télévision et deux concessions de radio. Cette restriction n’a plus lieu d’être, a estimé le National. Le Conseil fédéral est prêt à proposer la suppression de cette clause dans la nouvelle loi sur les médias électroniques, qu’il doit mettre en consultation cet été.
Zone de desserte
Le Conseil national s’est finalement rallié au Conseil des Etats et au gouvernement pour ne pas étendre les zones de desserte. Commercialement, une extension ne promettrait guère de gains tangibles.
Elle pourrait entraîner une diminution du nombre de régions, ce qui poserait des problèmes du point de vue du fédéralisme. Ou alors les chevauchements entre zones augmenteraient. Or il faut éviter que les télévisions bénéficiant d’une quote-part se livrent concurrence avec les fonds issus de la redevance ou que cette dernière finance de coûteux doublons de desserte.
Enfin, une extension des zones de desserte journalistique aurait tendance à provoquer une augmentation des dépenses liées à la couverture des événements politiques, sociaux et culturels dans la région, sans garantir de revenus commerciaux supplémentaires.
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