Trump, agent des Russes ?
Correspondant permanent aux Etats-Unis. – Les libéraux en général, les démocrates en particulier et leur porte-parole officiel, le New York Times, quotidien du globalisme triomphant, ne savent plus comment sortir de l’impasse dans laquelle le président Donald Trump les a malicieusement jetés : voilà près d’un mois que la moitié des structures gouvernementales sont fermées, que près d’un million de fonctionnaires fédéraux sont sans salaire, et aucune issue à cette crise sans précédent aux Etats-Unis ne semble se dessiner.
Mais il y a pis que cet immobilisme générateur de frustrations et d’aigreur : le temps semble travailler contre la gauche. Celle-ci refuse de financer la sécurité de la frontière sud – 5,7 milliards de dollars, coût de la construction d’un mur de 1 600 kilomètres de long et dix mètres de haut – pour refouler l’immigration illégale. Devant ce refus, Trump a décidé de bloquer certains rouages étatiques « aussi longtemps qu’il le faudra ». On en est là. En apparence, rien ne bouge. En réalité, l’opinion, elle, bouge. Selon un sondage de ABC News/Washington Post, 42% des électeurs américains se déclarent aujourd’hui favorables à la construction d’un mur frontalier, contre 34% seulement il y a un an. Parmi les hésitants, le soutien pour ce projet de Trump est passé de 29% à 40%. Sous le choc, le New York Times a décidé d’attaquer.
James Comey, une taupe d’Obama
C’est le moment de modifier (à peine) l’un des dialogues de Michel Audiard et d’affirmer que « les imposteurs ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ». En cherchant à détruire l’image de Trump pour sortir de l’impasse actuelle, le New York Times s’est découvert dans l’intoxication et le mensonge. Il n’y avait effectivement que lui pour balancer un pétard mouillé de ce calibre. En mai 2017, Trump limoge James Comey, directeur du FBI, police fédérale doublée d’une agence de contre-espionnage. Motif : Comey se trouve démasqué comme l’une des « taupes » laissée dans le système par l’ex-président Barack Obama et ses patrons globalistes pour torpiller de l’intérieur le national-populisme. Donc, mesure aussi légale que défensive. Or, dans ses éditions du week-end, le New York Times claironne fièrement et sans aucune nuance que ce limogeage de Comey avait provoqué à l’époque une enquête du FBI pour savoir si Trump n’était pas en réalité un agent de la Russie. Il aurait écarté brutalement Comey pour empêcher que le contre-espionnage ne parvienne à le dénoncer comme traître à l’Amérique.
C’est gros. Très gros. Mais c’est du New York Times dans ses moments grandioses qu’aurait ficelés Audiard en deux ou trois répliques. Plusieurs juristes se sont indignés de la manœuvre. L’un d’eux surtout est à suivre : Mark Penn. Homme de gauche, ancien stratège d’Hillary Clinton, adversaire de Trump depuis le début. Tout fait de Penn un soutien du New York Times. Au contraire : il le descend en flammes. Ce qu’affirme ce journal est ridicule, écrit-il en substance. Les remous qui eurent lieu après le départ de Comey s’expliquent par la volonté de ses copains de le venger. Et non par l’impression que Trump travaillait pour le Kremlin, explique Penn.
On vient donc d’assister au dernier épisode en date d’un interminable feuilleton qui raconte l’histoire d’un président dont certains, dans l’ombre, n’ont jamais accepté l’élection. Ils veulent l’abattre. Ils veulent détruire ce qu’il a construit. Le FBI a toujours été un foyer anti-Trump. Depuis les primaires républicaines. Et surtout, bien sûr, depuis son arrivée au pouvoir. Très tôt, Trump a considéré le FBI comme l’âme d’un complot contre lui. Et le FBI a continué à fouiner afin de piéger Trump avec comme motif une obstruction à la justice. Mais pour y parvenir, il faudrait des preuves. Le New York Times n’en a aucune à offrir à ses lecteurs. Et cela, ce n’est pas de l’intoxication.
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