La ministre PLR observe un devoir de réserve sur la composition du Conseil fédéral et l’élection du 11 décembre, mais elle se revendique comme « femme de droite libérale » et prend la défense des « idées libérales » qui, dit-elle, font le succès de l’économie helvétique.
Evoquant la chute du Mur de Berlin et les commémorations qui marquent cette année, elle commente: « On a vu dans un même pays, une même nation, une même culture, un système qui a réussi et l’autre non. »
« Le Brexit va durcir les Européens à l’égard de la Suisse »
Abordant le dossier européen, qui occupera le Conseil fédéral après l’élection du 11 décembre, Karin Keller-Sutter juge que le feuilleton du Brexit va durcir les positions de Bruxelles à l’égard de Berne. « Les Européens font front commun et ils n’ont pas le choix. Si vous commencez à faire des concessions à droite et à gauche, ça devient compliqué », assure-t-elle.
La ministre estime cependant que « la Suisse s’excuse trop » et qu’elle ne va pas céder: « J’ai parfois l’impression qu’on s’excuse toujours. » Elle plaide pour une négociation loyale entre l’UE et la Suisse. « Dans les négociations, il vaut mieux le respect que l’amour », explique la conseillère fédérale.
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L’interview avec Karin Keller-Sutter sera diffusée vendredi soir dans le 19h30 et en version intégrale dimanche dans l’émission Pardonnez-moi.

