De notre correspondant permanent aux Etats-Unis. – Joe Biden, démocrate de son état et président du Deep State, se lance maintenant dans la deuxième phase de cette ahurissante aventure américaine. Après avoir été brillamment installé dans les meubles du bureau Ovale de la Maison-Blanche par une orchestration médiatique enthousiaste, voilà notre septuagénaire qui se prend au sérieux et veut se jouer le mécanisme de la transition. Moment difficile que ce transfert de pouvoir. En temps normal, il exige de la diplomatie et du doigté. Mais dans les moments exceptionnels comme celui-ci, tout est permis. Et puis, pas de gant avec Donald Trump, président battu, déchu, humilié, qui n’a désormais qu’un droit : celui de se taire. C’est ainsi que Biden cherche à obtenir pour son « équipe » la grande entrée de tous les ministères, les petites entrées des agences fédérales et les clés ouvrant la plupart des caisses et des secrets de l’Etat. Biden trépigne, s’impatiente et accuse son rival d’être un « embarras » pour le pays.
Car l’« embarras » résiste, bien sûr. Il fait remarquer que le seul élu des deux n’est pas Biden. Loin de se laisser intimider, il clame haut et fort son droit à des élections empreintes de légalité. Pour Trump, la lutte continue. Ou plutôt, elle n’a jamais cessé. C’est la même qui se poursuit depuis qu’en 2016 les médias et l’establishment ont refusé de le considérer comme un authentique président. Quatre ans de rejet, de mépris et de haine. Pour aboutir à ce gâchis général, à cette odieuse fraude, dernier coup de dé de la subversion. Le ministre de la justice, William Barr, vient de fouetter les juges d’instruction afin qu’ils poursuivent « toutes substantielles allégations d’irrégularités ». La Géorgie recompte ses bulletins de vote. Trump a déposé une série de plaintes en Pennsylvanie et dans le Michigan où ses avocats ont réuni des témoignages et des documents accablants pour les démocrates.
Trump se bat maintenant le dos au mur. Certains ministres le lâchent, des conseillers préfèrent l’éviter, des députés ne répondent plus aux coups de fil de la Maison-Blanche et des sénateurs font les yeux doux aux appels du pied des usurpateurs. Bref, le spectacle habituel des traîtres, ce qui n’a pas l’air de surprendre l’iconoclaste. Il a brisé plus d’une icône pour mériter ce sobriquet – mais surtout celle représentant la fidélité en politique. Ce qui compte surtout pour Trump : l’affection, la chaleur, la gratitude de sa chère base de pères de famille, de cols bleus, de citoyens sans diplômes. Cette base a grossi jusqu’à atteindre 71 millions de voix, soit trois millions de plus qu’en 2016. Elle lui crie : « Nous sommes là, avec toi ! » Il est prévu qu’il la rejoigne un peu partout dans le pays. Des rassemblements populaires sont déjà organisés comme au temps de la campagne. Pour exiger que les bulletins de vote légaux finissent par triompher. Pour crier sa révolte devant la plus grande truanderie de l’histoire américaine. •
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