Au Salvador, la guerre totale du président Nayib Bukele pour éradiquer les gangs du pays. La criminalité baisse comme jamais mais les ONG de gauche protestent. (MàJ)
Le Salvador est un pays d’Amérique centrale de 6 millions d’habitants. Depuis les 90s, il est gangréné par la violence de gangs ultraviolents.
Avec plus de 100 000 membres, ces gangs rackettent l’ensemble de l’économie du pays et ont une réputation de violence extrême. pic.twitter.com/K31CZQSO4d
Nous en arrivons à la méga-prison. C’est la plus grande au monde, accueillant 40 000 prisonniers, avec murs d’enceinte et douves.
Elle est surveillée par 800 militaires et policiers surarmés. Les détenus vivent sans fenêtre, sans matelas, à 100 par cellule. pic.twitter.com/NWxbqkSMXE
La Justice fonctionne toujours et les membres des gangs sont jugés, mais leur régime est spécifique : le simple fait d’appartenir à un gang est puni de 45 ans de prison.
Ils ne bénéficient d’aucune remise de peine et ne peuvent plus effectuer de recours constitutionnel.
Âgé de 41 ans, le jeune président du Salvador Nayib Bukele a fait du combat contre les gangs sa priorité, quitte à bafouer certaines libertés.
Une scène qui pourrait être sortie d’un film d’action, mais elle est bien réelle au Salvador. 2 000 prisonniers parmi les plus dangereux du pays sont transférés au pas de course vers une nouvelle prison. Les détenus acheminés par bus font partie des Maras, des bandes criminelles extrêmement violentes qui sévissent dans tout le pays. Le transfert est d’ailleurs si sensible qu’il est surveillé par plusieurs hélicoptères.
Une répression impitoyable
Une fois dans la nouvelle prison, les détenus sont enchaînés puis regroupés les uns derrière les autres avant d’être répartis dans des cellules de haute sécurité, dépourvues de fenêtre et de matelas. Cette nouvelle prison fait la fierté du nouveau président du Salvador, Nayib Bukele, élu à 41 ans, faisant de lui le plus jeune président du pays. Aujourd’hui, le Salvador est prêt à vivre une nouvelle réalité qui nous a été refusée pendant des décennies : avoir un pays sans gang. Cette guerre contre le gang donne parfois lieu à des excès comme des interpellations sans preuve ou l’obligation de lever son t-shirt pour prouver qu’on n’a pas de tatouage, synonyme de signe d’appartenance à un gang.