Sciences-po bloqué par des militants pro-palestiniens, qui demandent notamment d’exclure les élèves issus d’universités israéliennes. LFI est sur place et Rima Hassan, candidate aux européennes, appelle à les rejoindre : “l’heure est au soulèvement”
Pour la seconde fois en deux jours, une cinquantaine d’étudiants ont décidé de camper à l’intérieur d’un nouveau bâtiment de Sciences-po Paris dans la nuit du jeudi 25 avril à ce vendredi 26 avril en soutien aux Palestiniens avant d’être rejoint dans la matinée par d’autres étudiants. Cette mobilisation intervient au lendemain d’une évacuation par la police d’un autre site de l’établissement, dans le sillage des actions menées dans des universités américaines. (…)
« Même si Sciences-po ne veut pas, nous, on est là. Pour l’honneur de la Palestine et tous ceux qu’on assassine », chantaient les étudiants rassemblés dans le calme devant le siège de la prestigieuse école. De 50 à 70 étudiants sont susceptibles d’être présents dans ce bâtiment, selon des jeunes militants ou sympathisants du comité Palestine Sciences-po joints par l’AFP. Le comité réclame notamment « la condamnation claire des agissements d’Israël par Sciences-po » et « la fin des collaborations » avec toutes « les institutions ou entités » complices « de l’oppression systémique du peuple palestinien ».
À Sciences Po Paris, après une 2e nuit d’occupation, les étudiants mobilisés contre la guerre à Gaza bloquent l’entrée de l’établissement. Images @LucAuffretpic.twitter.com/sF92XAJhiy
— Cerveaux non disponibles (@CerveauxNon) April 26, 2024
Immense soutien aux étudiants qui se mobilisent partout pour s’opposer au massacre des palestiniens par une armée coloniale. Ni les matraques, ni les insultes ne feront céder cette vague qui partout se lève. Bravo aux étudiants de #SciencesPo qui continuent d’occuper le site.