Leur groupe affichera 186 députés dans la future assemblée, soit 10 de plus qu’aujourd’hui. Une domination largement due aux scores de la droite en Allemagne (avec 30 % des voix, la CDU-CSU bat sévèrement la coalition du chancelier Scholz) ou en Espagne. La seconde leçon est la percée inédite des droites nationales, à l’instar de l’AfD outre-Rhin, qui ravit la deuxième place (15,9 %) malgré les scandales qui l’affectent.
Les Verts pourraient devenir la force d’appoint d’une future majorité centriste
La tendance est beaucoup plus marquée en Italie (où Fratelli d’Italia, de Giorgia Meloni, est en tête avec 28,8 %), en Autriche (idem avec 25,7 % pour le FPÖ), en Hongrie (44,6 % pour le Fidesz d’Orbán) et en France (31,4 % pour le RN de Jordan Bardella). En grossissant d’une soixantaine de députés, leurs groupes absorbent plus du quart des 720 sièges du Parlement. Pourtant, les sociaux-démocrates espèrent reconduire leur coalition sortante.
À gauche, les socialistes sauvent l’essentiel de leurs sièges, mais les libéraux de Renew et les Verts perdent une vingtaine de députés chacun. Grands perdants du scrutin, ces derniers pourraient néanmoins devenir la force d’appoint d’une future majorité centriste. Sauf si les conservateurs opèrent une ouverture à droite.