Selon une évaluation réalisée par le professeur William Gumede de la Wits School of Governance, plus de 1 000 milliards de rands (48 milliards d’euros, 77 milliards de dollars canadiens) ont été transférés, depuis 1994, à moins de cent individus politiquement liés, via le programme Black Economic Empowerment (BEE, c’est-à-dire la Promotion économique des Noirs).Le prof Gumede dénonce une concentration de la « redynamisation économique » entre les mains d’une élite noire étroitement associée à l’ANC et aux syndicats, qui bénéficie de réinvestissements successifs. Selon lui, de véritables entrepreneurs noirs, sans connexions politiques, en sont exclus. Cet argent aurait pu être mieux utilisé pour financer des infrastructures, des logements ou des écoles, ce qui aurait eu un impact bien plus large dans la société. L’Institut de Race Relations (IRR) exige quant à lui que le Parlement assume ses responsabilités face à ces dérives et à leurs conséquences sur l’emploi et les investissements.La mise en œuvre du BEE semble avoir dévié de son objectif initial d’émancipation économique pour devenir un système de captation de rente par une petite élite noire. Ces bénéficiaires sont souvent des personnalités déjà influentes, recyclées dans les cercles du pouvoir.Ce détournement représente une perte considérable pour les budgets publics et pour le développement de longue durée — des sommes massives qui auraient pu être réaffectées à des programmes ayant un effet structurant, comme l’amélioration du système éducatif ou des services publics.Le professeur Gumede a alerté que le modèle actuel favorise la corruption, notamment via la création de sociétés-écrans destinées uniquement à décrocher des contrats publics. L’IRR, elle, appelle le Parlement à répondre de cette politique qui, selon elle, va à l’encontre de la création d’emplois et de la responsabilisation économique.Source : Daily InvestorVoir aussi
Trump déclare qu’il supprime tout financement à l’Afrique du Sud en raison de la discrimination anti-blanche (extraits de la loi sur l’Éducation de base et sur l’expropriation sans compensation).Vivre-ensemble : Julius #Malema, le chef de l’#EFF, le 3e parti (13 %) en Afrique du Sud, chante « Tirez pour tuer, #Tuez le #Boer, tuez le #fermier » devant stade comble#afriquedusud #meurtre #arcenciel #afrique https://t.co/lFL6d9komI pic.twitter.com/eaIHuJ6F3y
— École Libre (@ecolelibre) July 31, 2023
Une semaine à Orania, cette petite ville qui refuse le multiculturalisme sud-africain
Uniformiser les universités de la « nation arc-en-ciel » au nom de l’« unité » ?
Afrique du Sud — volonté de spolier les terres et d’angliciser les écoles malgré la constitution
Le père d’Elon Musk, Errol Musk, a été attaqué sur sa ferme alors
qu’il s’y trouvait avec sa fille de six ans. Il a repoussé l’attaque et
tué trois des assaillants noirs (ci-dessus au début de la vidéo, en
anglais).
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