Pour le 20 Minutes.ch, ce sont les jeunes musulmans qui sont les victimes de l’islamisme.

Christian Hofer: Et de comparer cela avec la "rébellion lors de l'adolescence". Oui, c'est vrai, tous les jeunes rêvent de massacrer les chrétiens lors de la fête de Noël, cela n'a strictement rien à voir avec un quelconque enseignement religieux. Même le terme "infidèles", spécifiquement religieux et clairement discriminatoire, est soigneusement mis de côté par les "experts" cités dans l'article. Une véritable prouesse!

Ce n'est pas comme si les chrétiens étaient persécutés dans de très nombreux pays musulmans, pensez donc! Doit-on encore croire naïvement que c'est le besoin "d'une protestation juvénile" ou "une sous-culture pour la jeunesse" qui en est la cause? Nos jeunes procèdent-ils à un attentat lors du Ramadan pour soigner leur crise d'adolescence?

De plus, l'argument de la "jeunesse malléable" n'est qu'un mensonge puisque les jihadistes de l'Etat islamique ont une moyenne d'âge de 26 - 27 ans. Les islamistes qui ont attaqué Paris avaient entre 23 et 31 ans. Dans ce cadre, un simple témoignage d'un ex-musulman balayerait ce tissu de propagande. Mais nos médias se gardent bien de laisser parler ceux qui s'y connaissent réellement.

Enfin, cet article réussit l'exploit de ne pas publier un seul mot sur les victimes. Elles n'existent tout simplement pas! On comprend mieux pourquoi nos médias censurent aussi drastiquement les photos des victimes de ces attentats. Ce qui n'est pas publié ne peut pas interférer avec la doctrine bien-pensante ni provoquer de remise en question. Ainsi, ni l'islam ni l'immigration de masse ne sont remis en cause.

Pour un seul jihadiste mort, 20 à 25 non musulmans sont massacrés. Mais c'est sur la victimisation de ces radicalisés que le 20 minutes.ch se focalise.

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La nébuleuse jihadiste connaît depuis deux ans un essor croissant en Allemagne. Les jeunes issus de l'immigration, un milieu au sein duquel l'auteur de l'attentat de Berlin a un temps évolué avant de passer à l'acte, sont particulièrement touchés.

Si l'arrestation d'Abou Walaa, puis l'attaque du marché de Noël, ont focalisé l'attention des médias, il ne se passe en réalité guère une semaine sans que les policiers allemands annoncent l'interpellation d'un suspect de «terrorisme» ou la dissolution d'une association douteuse.

En juin, le renseignement intérieur estimait le nombre d'islamistes radicaux à 9200, dont 1200 susceptibles de basculer dans la violence. Parmi eux, 549 sont classés «dangereux», à l'instar d'Anis Amri. A titre de comparaison, en 2011, 3800 personnes étaient cataloguées radicales.

Très jeunes touchés

«EI est clairement une sorte d'idéologie de rébellion, une contre-culture, quelque chose qui peut satisfaire le besoin de protestation de jeunes», souligne à ce titre Peter Neumann, directeur du centre d'études sur la radicalisation du King's College de Londres.

Dès janvier 2015, le patron du renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, estimait que l'islam radical était devenu «une sorte de sous-culture pour la jeunesse».

Un an et demi plus tard, il se fait plus pressant: «Clairement, les jeunes gens se radicalisent vite et de manière durable à la puberté (...) Leur aptitude et leur capacité à mettre en oeuvre les appels de l'Etat islamique à tuer des 'infidèles' dans leur patrie sont particulièrement problématiques».

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