Cameroun: un pétrolier grec attaqué dans le port de Limbe, huit marins enlevés

Au large du Cameroun, mardi 31 décembre, un pétrolier grec a été attaqué au petit matin par des hommes armés. Huit des 28 membres d’équipage ont été enlevés […].

Lors de l’attaque, le navire baptisé Happy lady se situait au large de Limbe, l’un des principaux ports du Cameroun. […]

Au mois de novembre, un autre pétrolier grec, le Elka Aristote, avait connu un destin similaire. Le navire avait été attaqué alors qu’il stationnait, lui, au large de Lomé, la capitale togolaise. Quatre marins avaient alors été enlevés. Trois d’entre eux ont finalement été libérés à la mi-décembre, mais le quatrième est décédé au cours de sa captivité.

Des actes de piraterie de plus en plus fréquents

Ces scènes de piraterie sont devenues récurrentes tout le long du golfe de Guinée qui s'étend du sud du Sénégal jusqu'à l'Angola. Selon le bureau maritime international (BMI), cette recrudescence a commencé en 2017. Elle concerne une dizaine de pays.

Rien qu'en décembre, trois incidents ont été recensés. […]

Avec à chaque fois un même scénario : les équipages sont amenés au Nigeria par des groupes très organisés qui les détiennent jusqu'au versement d'une rançon.

Source : RFI

Cameroun: 2 églises et de nombreuses maisons incendiées par les musulmans de Boko Haram

Le 15 janvier dernier, deux églises et de nombreuses maisons ont été incendiées dans le village de Roum à l’extrême-nord du Cameroun. Les incendies ont été revendiqués par les militants de Boko Haram qui ont pris le village d’assaut tard dans la nuit. Quatre personnes ont été tuées.

Outre l’église de l’Union des églises évangéliques (UEEC) et une église catholique, le feu a également ravagé 93 huttes, 20 entrepôts de nourriture et 11 motos, selon World Watch Monitor.

Dans la même nuit, un centre de santé situé non loin de Roum appartenant à l’UEEC aurait également été attaqué.

Les parties de la région de l’extrême-Nord du Cameroun qui partagent une frontière avec le Nigeria ont été le plus touchées par l’insurrection de Boko Haram qui a commencé à mener ces attaques en 2013. Les villes de Mozogo et Moskota sont, par exemple, régulièrement la cible des attaques des extrémistes.

Depuis, et particulièrement après la déclaration de guerre à Boko Haram par le président Paul Biya en mai 2014, la violence s’est aggravée. En réponse, les djihadistes ont lancé une offensive contre les positions de l’armée et plusieurs autres endroits, causant de grands dommages aux populations locales, en particulier les églises.

Selon le HCR, l’insurrection de Boko Haram a provoqué la fuite de plus de 170 000 personnes dans la région de l’extrême-Nord, alors que la région a accueilli au moins 73 000 réfugiés nigérians fuyant les attaques des djihadistes chez eux, même si un certain nombre d’entre eux sont retournés dans leur pays. Un grand nombre de personnes déplacées sont des chrétiens.

Source Via Christianophobie.fr