Présente depuis au moins deux ans, l'image de fond d'écran qui ornait la page internet de Citycable, la messagerie mail de la ville de Lausanne, a été enlevée depuis quelques jours. J'ose espérer que c'est à la suite de plaintes d'usagers scandalisés. Heureusement, j'avais pris la précaution de faire une capture d'écran juste à temps.
Permettez moi de faire ici l’exégèse du message véhiculé par cette image :
On y voit un jeune couple très sympathique. Elle est maghrébine et lui d'Afrique subsaharienne. Tous les deux se prélassent devant le paysage du lac Léman et des magnifiques montagnes en arrière-plan. On peut se réjouir de voir ces gentils tourtereaux. Et pourtant, on est mal à l'aise et on s’interroge: Quel est le message transmis? Quel est le projet ?
Personne ne dénie à ces jeunes gens "issus de la diversité" le droit de vivre heureux chez nous, s'ils ont les moyens de se payer un si bel appartement avec vue sur le lac. Cependant, est-ce bien approprié pour symboliser la population générale de Lausanne, public cible de Citycable ? Cette population, pour le moment encore, n'est pas composée d'une majorité de personnes comme celles représentées sur cette belle image. Elle est encore composée d'une majorité de Suissesses et Suisses de souche, de religion chrétienne et de race blanche - comme diraient le général de Gaulle et cette pauvre Nadine Morano. Peut-être pas pour longtemps, mais pour le moment c'est encore le cas.
Donc, une conclusion s'impose: il ne s'agit pas d'un message publicitaire. En effet, pour être efficace un message publicitaire doit s'adresser au public le plus large possible. Ici on s'adresse à un public minoritaire, qui n'est pas le public cible de l'entreprise Citycable. Même si ce couple possédait le passeport suisse, ils serait encore représentatif d'une minorité ethnique dans la population lausannoise, qu’on le veuille ou non.
Il s'agit donc à l'évidence d'un message idéologique de propagande.
C'est à la fois une intimidation et une menace adressée à la, provisoire, majorité ethnique du pays. Cela signifie: vous autres Vaudois et protestants, ou confédérés d’outre Sarine, qui vous appelez Rochat, Bolomey, Guignard, Chapuis, Monachon, Bühler, Brüllhart, Pfister, etc., vous n'êtes plus les bienvenus à Lausanne. Cette ville, ce Canton de Vaud, ce pays, la Suisse, n'est plus à vous. Il faut vous faire à l'idée que, pour les autorités lausannoises (Citycable appartient aux autorités municipales) vous êtes des citoyen-ne-s de seconde zone et vous devez impérativement être remplacés à bref délai par une nouvelle population comme ce couple de couleur et musulman: Mamadou et Rachida doivent impérativement remplacer Josiane et Jean-Claude. L'évolution multiculturelle l'exige, ainsi que le vivre ensemble et l'ouverture à l'autre. Vous, vous devez déguerpir, fissa ! et céder les jolis appart en ville avec vue sur le lac aux nouveaux patrons du pays, dont nous vous montrons ici le portrait-robot. Voilà , Mesdames et Messieurs l'avenir que nous avons prévu pour vous. Il faut vous y faire: vous n'êtes plus chez vous dans votre pays. On ne vous veut plus. Dégagez, ouste, du balai, raus !
Voilà le constat. Et il est bouleversant. Surtout: il est incontestable, car il s'agit d'un flagrant délit. Les autorités roses-vertes de Lausanne sont prises en flagrant délit de propagande pour le grand remplacement de population. En effet, tel est manifestement le sens du message de propagande que nous assène le pouvoir en place. (Car on peut considérer une société telle que Citycable comme une émanation du pouvoir municipal lausannois).
J’ai subi ce message subliminal pervers pendant des mois, en éprouvant un malaise, mais sans réagir. C’est ainsi. Nous subissons tous, en permanence, une telle quantité d’agressions idéologiques que nous finissons par nous habituer et ne plus réagir. Plusieurs fois, j’ai eu envie d’écrire une lettre de protestation à Citycable. Mais on n’a pas toujours le temps. Finalement je me suis contenté de faire une capture d’écran. Bien m’en a pris car trois jours après le message avait disparu.
Sitting Bull (nom connu de la rédaction), 8 octobre 2015
