Le chiffre : 90% des déchets plastique dans les océans proviennent de seulement dix fleuves en Asie et en Afrique

Selon une étude allemande, 90 % des déchets plastique retrouvés dans les océans proviendraient en fait de seulement dix cours d’eau asiatiques et africains. En tête de classement, on retrouve le fleuve  Yang-Tsé, en Chine.

Le Yang-Tsé, le Fleuve Jaune, le Mekong, de l'Amour, le Gange ou encore le Nil : ce seraient eux les vrais responsables de la pollution plastique des océans. Selon un rapport du Helmholtz Centre for Environnemental Research en Allemagne, 88 à 95 % des déchets plastiques proviennent en réalité de seulement 10 cours d'eau, situées pour huit d’entre eux en Asie, et pour les deux restant en Afrique.

Selon les chercheurs, ces fleuves sont responsables d’une partie très importante de la pollution plastique des océans car des populations importantes vivent sur leurs rives et que les pays dans lesquels ils se trouvent ont une mauvaise collecte et gestion des déchets. Ce sont aussi les fleuves les plus importants du monde avec un fort débit hydraulique.

"S'attaquer aux sources de la pollution le long de ces rivières serait le moyen le plus efficace de réduire le problème global du plastique dans les océans", suggère l'étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology.

Diviser par deux les déchets

La palme du plus grand pollueur revient au fleuve Yang-Tsé, en Chine, qui chaque année charrie jusqu'à 1,5 million de tonnes de plastique dans l'océan. Par comparaison, la Tamise en Angleterre transporte chaque année 18 tonnes de plastique dans la mer.

"Plus il y a de déchets dans un bassin versant, plus le plastique finit dans la rivière et prend la route de la mer. Cibler ces dix cours d’eau pourrait permettre de diviser par deux l’apport en plastique de leurs bassins versants. Pour y parvenir, il serait nécessaire d’améliorer la gestion des déchets et de sensibiliser le public à la question", a expliqué Christian Schmidt, le responsable de l’étude.

Les scientifiques prévoient également d’examiner le temps nécessaire aux débris de plastique pour atteindre l'océan après avoir été jetés dans un cours d'eau afin de mieux identifier les moyens d’action.

Concepcion Alvarez, @conce1

Novethic.fr

 

Nos remerciements à Josée-Christine Lavanchy-Trépey

France : Les agriculteurs demandent plus de respect de la part des migrants

À Norrent-Fontes et aux alentours, ils disent stop aux déchets et aux passages incessants dans les champs.

Le camp de Norrent-Fontes arrive à saturation. Et la patience de certains agriculteurs aussi. « Nous, les agriculteurs, nous n’avons rien contre les migrants. Ce sont des malheureux. Mais nous demandons de respecter les champs ensemés », lance un agriculteur de Norrent-Fontes. Et tous les agriculteurs rencontrés ont le même message et demandent plus de respect de leur travail.

En effet, pour rejoindre l’aire de Saint-Hilaire-Cottes sur l’A26, les exilés marchent à travers champs, plutôt que de prendre la route qui rallonge leur trajet. Avec ces passages à répétition, ils en ont créé un chemin. Mais un chemin coupant les parcelles des agriculteurs en deux. Et un accès qui devient de plus en plus large. De trois à sept mètres par endroits. Est-ce dû au nombre grandissant de migrants sur le camp de Norrent-Fontes ? « Et quand il y a de la boue, ils décalent encore sur le côté. »

chemin-champs

« Le problème, c’est que, par exemple, le blé semé ne repoussera pas si ça continue. » Et ce n’est pas la seule crainte des agriculteurs. Ces derniers retrouvent bouteilles, plastiques, chaussures, habits, couvertures dans les champs. Et au moment des récoltes, ce n’est pas forcément visible. Les machines (ensileuses, moissonneuses-batteuses…) ne font pas de différence. « Des choses restent parfois bloquées dans les machines comme une fois avec une couette. »

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