France. Jihad : une quinzaine de revenants ont déjà été jugés et… libérés

Selon le Centre d'analyse du terrorisme, 93 ressortissants français revenus de la zone irako-syrienne ont été jugés. Parmi eux, une quinzaine ont déjà été libérés.

La menace terroriste en France est loin d'être écartée. Au contraire. Avec le retour de nombreux combattants sur le territoire, les experts ont alerté sur le risque qu'ils représentent pour la sécurité nationale. Surtout que l'organisation terroriste Daesh appelle ses combattants à frapper l'Occident.

Aujourd'hui, ces combattants partis en Syrie ou en Irak et revenus en France sont systématiquement interpellés et placés en détention en attendant leur jugement. En tout, ils sont 258 majeurs (184 hommes et 74 femmes). Certains ont déjà été jugés... et libérés.

C'est ce que révélera le CAT (Centre d'analyse du terrorisme) dans un rapport prévu pour courant mai sur le traitement judiciaire des "revenants". Son président, Jean-Charles Brisard, dévoile à RTL.fr que parmi ces 93 jihadistes jugés pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, 59% seront libérés avant 2020.

Sur ces 93 jihadistes français jugés - dont 6 femmes -, une quinzaine a déjà été libérée, surtout entre 2016 et 2017, précise le spécialiste qui a eu accès aux documents. Certains ont bénéficié de relaxes, d'autres de sursis. Ils sont toujours suivis par les services de renseignement.

Jean-Charles Brisard s'étonne de peines si courtes, alors que la criminalisation des retours de zone irako-syrienne avait été mise en avant. Selon lui, seulement 6 ont été jugés aux assises, les autres en correctionnel.

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Nos remerciements à Fred

Danemark : partis faire le djihad, des musulmans continuent de toucher des aides… pour handicapés

La police danoise a découvert qu'un certain nombre de ressortissants du royaume percevaient une pension réservée aux personnes handicapées... alors qu'elles se trouvent sur le théâtre de guerre syrien.

Les contribuables danois ont dû apprécier la nouvelle. L'édition du 20 février du journal Berlingske affirme que le Service de renseignement de la police danois (le PET) a identifié plusieurs cas de citoyens danois qui, après avoir obtenu le droit à une pension mensuelle pour inaptitude au travail, étaient partis combattre aux côtés des rebelles islamistes en Syrie. L'aide sociale en question –appelée «førtidspension» – est accordée aux ressortissants danois souffrant de maladie ou de handicap.

«Il est scandaleux que nous dépensions de l'argent destiné à notre système social danois, pour des personnes qui partent en Syrie», s'indigne le ministre danois de l'Emploi, Troels Lund Poulsen, dans les colonnes du journal. «Rester en zone de guerre et prendre part de manière directe ou indirecte à des opérations militaires n'est en aucune façon compatible avec la perception d'aides pour handicap», a-t-il poursuivi.

Non seulement des citoyens capables de rejoindre des zones de guerre ont bénéficié d'une aide destinée aux personnes incapables de travailler, mais en plus de cela, le versement de ces indemnités s'est poursuivi alors qu'ils étaient partis en Syrie. «La législation ne permet pas [...] d'interrompre le paiement d'une pension pour l'unique raison que le PET a découvert que le bénéficiaire participait à des combats en Syrie», a justifié un responsable de l'organisme de pensions. 

Fin décembre, déjà, un journal avait rapporté que 36 Danois partis faire le djihad dans les rangs de l'Etat islamique (EI) en Syrie continuaient à recevoir des aides sociales de la part de leur mairie

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