Ce dont rêvent les migrants qui assiègent la frontière turco-grecque

Des journalistes du quotidien allemand Bild se sont rendus à la frontière terrestre turco-grecque pour demander aux migrants quel était leur objectif. Presque sans exception, ils ont répondu qu'ils voulaient une vie meilleure en Allemagne.

Fatima, par exemple, a fui la Syrie avec son mari et ses quatre enfants. Elle explique:

«J'attends encore un enfant. Nous voulons aller à Berlin et j'espère que les Allemands nous accueilleront.»

Fatima a parlé de ses espoirs. Son amie veut également rejoindre la capitale allemande, où ses quatre frères sont déjà installés. Il convient de noter ici qu'en 2019, 35% des Berlinois étaient issus de l'immigration. On comprend mieux ainsi les intentions des migrants.

Une femme irakienne a dit qu'elle ne voulait pas rester en Grèce parce que ses enfants n'y avaient pas d'avenir. Elle essaie aussi d'aller en Allemagne, mais cela ne le dérangerait pas si c'étaient seulement les Français qui l'acceptaient finalement.

Mohamed, 22 ans, a quitté la Syrie il y a six mois et se trouve actuellement à Lesbos en attendant de se rendre en Allemagne.

Vendredi dernier, une mère de 37 ans et ses deux enfants sont parvenus à la frontière grecque, mais ne l'ont pas encore franchie. Elle espère se rendre en Allemagne, où ses enfants pourront recevoir une meilleure éducation.

Un couple syrien avec six enfants s'est confié à un confrère du quotidien autrichien Österreich:

«Nous vivons en Turquie depuis cinq ans et lorsque nous avons entendu que le gouvernement de l'UE allait ouvrir les portes, nous nous sommes précipités vers la frontière grecque. Nous attendons ici maintenant et nous espérons qu'un des pays de l'UE nous accueillera

Ces derniers jours, plusieurs experts ont déclaré que d'ici la fin de l'année, des millions d'immigrants pourraient tenter d'entrer dans l'Union européenne.

Source:

Traduction libre: Cenator