Climat et bien-être animal: «Les mangeurs de viande doivent se remettre en question»
Un sondage montre que la population suisse est toujours très adepte de viande. Bien-être animal et climat en pâtissent et des associations veulent que les prix soient revus à la hausse.
«Chaque année, plus de 64 milliards d’animaux terrestres et 1000 milliards d’animaux marins sont tués pour notre consommation.» Le rappel est donné ce lundi par l’association PEA – Pour l’égalité animale à l’occasion de la journée mondiale du véganisme. La date concorde avec l’ouverture à Glasgow de la COP26, présenté parfois comme une «dernière chance» pour sauver la planète.
Le sujet est explosif et l'ouvrage est magistral... Paul Sugy, journaliste au Figaro évoque la révolution antispéciste dans "L'extinction de l'homme".
L'auteur rappelle que la défense de la cause animale est légitime, mais que l'antispécisme est une dérive dont le schéma idéologique est extrêmement similaire à celui du marxisme. Pour Paul Sugy, "les animaux sont les nouveaux prolétaires de substitution du XXIème siècle !". Le journaliste approfondit son analyse en s'intéressant aux raisonnements des penseurs de l'antispécisme.
Derrière les projets farfelus : scolarisation des animaux, suppression de la prédation au sens du monde animal... se cachent des propositions choquantes : transfert des expériences scientifiques des animaux aux humains handicapés (Singer) ou zoophilie (Haraway).
Paul Sugy prévient solennellement : avec l'antispécisme, il ne s'agit de rien d'autre que de remettre en cause la dignité supérieure de la vie humaine. L'antispécisme est un réquisitoire contre l'homme. Nous voilà prévenus !
(29:44)
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Paul Sugy: «Pris au sérieux, l’antispécisme prêche la fin de l’humanité»
EXTRAITS EXCLUSIFS - Dans un premier essai d’une grande maturité, le journaliste du Figaro Paul Sugy déconstruit avec brio l’idéologie antispéciste. Plus qu’une affaire de steak ou de «bien-être animal», celle-ci a un projet global fou: remettre en cause la spécificité de la dignité humaine.
«L’antispécisme n’est très certainement viable que grâce aux progrès récents de la technoscience, qui seuls permettent d’envisager un monde débarrassé de l’élevage», estime Paul Sugy. Sandrine Roudeix pour Le Figaro Magazine
L’antispécisme est le courant d’idées qui s’oppose au spécisme, c’est-à-dire, par analogie avec le racisme, le fait de considérer que l’appartenance à une espèce constitue un critère moral pertinent pour justifier des discriminations. Est «spéciste» toute personne qui pense que les membres de l’espèce humaine ont davantage droit au respect de leurs intérêts que les animaux des autres espèces. Est «antispéciste», au contraire, toute personne jugeant que les animaux humains et non humainsont tous droit de la même façon les uns que les autres à ce que les souffrances inutiles leur soient épargnées. Les antispécistes y tiennent: il ne faudrait pas dire «les animaux» mais «les animaux non humains», puisque l’homme serait un animal… comme un autre. Ils refusent que, parce que ce ne sont pas des humains, les autres animaux soient exploités et tués pour notre consommation ou notre plaisir: c’est pour eux un scandale moral, et la plupart d’entre eux souhaitent que le droit protège les animaux, interdise