Michel Garroté -- Revenons-y, tellement c'est important (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : le 15 octobre 2017, des élections se sont tenues en Autriche. Les conservateurs de l’ÖVP - avec à leur tête le jeune Sebastian Kurz, 31 ans - ont remporté le scrutin. Fait majeur, le nouveau chancelier autrichien, Sebastian Kurz, pourrait bien amener de vrais changements pour l’Autriche. Et notamment un rapprochement avec le Groupe de Visegrád [rappelons que l'Autriche est déjà membre de L’Initiative des Trois Mers ; qui elle-même est en cheville avec Le Groupe de Visegrád ; des détails, sur ce thème majeur, sont développés plus bas dans le présent article].
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En troisième position, le FPÖ, parti patriotique et libéral :
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Or donc, écrivions-nous, avec Sebastian Kurz, l'ÖVP est sorti vainqueur des scrutins avec 31,52% des suffrages, suivi, en deuxième position, par le parti socialiste sortant, le SPÖ, avec 26,86% des suffrages, et, en troisième position, le FPÖ, parti patriotique et libéral autrichien, avec un score de 26,04%. Le système politique autrichien requiert de constituer un gouvernement de coalition pour introduire une sorte de proportionnelle partielle au sein de la gouvernance. Aussi, Kurz doit faire un choix. S’allier avec le FPÖ montant ou s’allier avec les socialistes. Kurz semble vouloir, a priori, s’allier au FPÖ, dans un contexte de réaction du peuple autrichien à deux ans de mauvaise gestion socialiste, dans un contexte de crise migratoire et dans un contexte de tensions autour des questions liées à l’islam.
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Kurz a déjà changé la position de l’ÖVP, lui donnant un discours plus musclé sur l’Islam et l’immigration. Son alliance avec le FPÖ ressemble ainsi à un choix de bon sens. Cela amènerait les patriotes libéraux du FPÖ a prendre part à la politique gouvernementale, notamment en poussant au rapprochement avec le Groupe de Visegrád. Evoquer Viktor Orbán, Premier ministre hongrois et héraut de la lutte anti-immigration, a occupé une place centrale, en particulier lors des débats entre Sebastian Kurz et le candidat du FPÖ Hans-Christian Strache.
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En cas de gouvernement de coalition ÖVP-FPÖ, la mise en pratique, concrète, de lignes dissonantes par rapport à la politique de l’UE, pourrait voir le jour. D'ailleurs, Kurz a officiellement annoncé, le mardi 24 octobre 2017, qu'il invitait le parti FPÖ à des négociations exclusives pour la formation d'une coalition de gouvernement (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Trump a assisté à une réunion de L’Initiative des Trois Mers :
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Rappelons (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page), car c'est très important (et, néanmoins, très peu médiatisé), que Trump a récemment assisté à une réunion de L’Initiative des Trois Mers (L'I3M) -- qui regroupe les trois pays baltes, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, l’Autriche, la Slovénie, la Croatie, la Roumanie et la Bulgarie -- réunion organisée par les Polonais.
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L'Initiative des Trois Mers (L'I3M) qui pourrait devenir une extension du V4 (Le Groupe de Visegrád qui regroupe la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie). Ou, formulé autrement, le V4 pourrait devenir le noyau de L’I3M. Auquel cas, le gouvernement Kurz pourrait jouer un rôle de premier plan, étant donné que l'Autriche est déjà membre du Groupe de Visegrád et qu'à ce titre, elle pourrait devenir la locomotive du rapprochement, voire de la fusion du V4 avec L’I3M (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Pépé Juncker a les chocottes :
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A noter, dans ce contexte (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page), que les dirigeants du groupe Visegrád se sont rencontrés récemment pour un dîner de travail organisé par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, pour discuter du futur de l’UE et éviter une division de l’UE. Cette réunion restera dans l'histoire comme un fait inédit : M. Juncker accueillait pour la première fois, tous ensemble, les dirigeants de la Hongrie, de la Pologne, de la Tchéquie et de Slovaquie au siège de la Commission. En clair, l'eurocrate Juncker commence à redouter la puissance de frappe du Groupe du Visegrád et celle de L’Initiative des Trois Mers (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Résultats des législatives tchèques :
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Les électeurs tchèques ont renouvelé, vendredi 20 et samedi 21 octobre 2017, leur Parlement, composé de 200 membres (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Le principal enseignement à tirer de ces élections est le suivant : la critique de la politique européenne et notamment de sa politique migratoire s’est avérée payante sur le plan électoral. Il y a également un désir de renouveau de la classe politique. Les partis traditionnels ont vu une érosion de leur électorat tandis que certains nouveaux partis ont obtenu leur entrée au Parlement ou se sont considérablement renforcés. On assiste en tout cas à une véritable recomposition de la scène politique tchèque.
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De fait, on assiste au triomphe d’un homme, Andrej Babiš, qu’on appelle déjà le "Trump tchèque". Formulé autrement, on assiste à une débâcle historique de la gauche. Car un véritable tremblement de terre électoral a effectivement eu lieu. Une victoire écrasante a été remportée par l’ANO («Oui»), dirigée par un milliardaire charismatique et ancien vice-Premier ministre et ministre des Finances Andrej Babiš. A ne pas oublier : la Tchéquie est membre de "L’Initiative des Trois Mers" (L'I3M).
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L'AFP, une officine liberticide :
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A noter - juste pour rire - que L’AFP estime que le résultat de l’élection démocratique en Tchéquie représente une "inquiétude pour la démocratie" (et les électeurs tchèques, qui ont voté démocratiquement, représentent-ils, eux aussi, une "inquiétude pour la démocratie", aux yeux des écrivassiers liberticides de l'AFP ?). Cela dit, l'AFP n'admet toujours pas que le danger pour la démocratie, c'est elle-même, avec ses dizaines de milliers de dépêches gauchisantes, reprises, sans discernement, par tous les médias francophones... (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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La situation en Allemagne :
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Le parti patriotique et libéral AfD (voir lien vers source en bas de page) a promis, mardi 24 octobre 2017, une nouvelle ère dans le pays lors de ses débuts à la chambre des députés à Berlin, où elle entend mener la vie dure à la chancelière Angela Merkel sur la question de l'immigration et sur celle de l'euro (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). "Le peuple a décidé, une nouvelle ère débute maintenant", a lancé Bernd Baumann, l'un des représentants des 92 députés de l'AfD, lors de la séance inaugurale du nouveau Bundestag, la chambre basse du Parlement issue des élections législatives de septembre.
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L'AfD est la troisième force politique du nouveau Bundestag avec 12,6%. Soyons clair : 92 députés de l'AfD démocratiquement élus au Bundestag, c'est une révolution politique et sociologique qui d'ailleurs, traumatise - déjà - le centre, la gauche, et, bien évidemment, les médias (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
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Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
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Sources :
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https://visegradpost.com/fr/2017/10/16/suite-a-la-victoire-conservatrice-lautriche-pourrait-elle-se-rapprocher-du-groupe-de-visegrad/
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http://eurolibertes.com/geopolitique/lautriche-pourrait-se-rapprocher-groupe-de-visegrad/
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https://lesobservateurs.ch/2017/10/22/analyse-des-resultats-des-legislatives-tcheques/
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https://lesobservateurs.ch/2017/10/23/tremblement-de-terre-electoral-en-tchequie/
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https://lesobservateurs.ch/2017/07/18/trump-soutient-groupe-de-visegrad-linitiative-trois-mers/
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