L’Union européenne prépare un plan de réinstallation de réfugiés depuis cinq pays africains vers l’Europe. Les ONG applaudissent.

Christian Hofer: A noter que 4 pays sur 5 sont musulmans. Quant à l'Éthiopie, l'islam y culmine à 33%.

C'est une véritable islamisation régularisée par l'UE.

Quant au budget, on peut dores et déjà le multiplier par 10 pour chacun de ces "réfugiés". L'Afrique se décharge ainsi de ses responsabilités sur l'Europe.

**********

L’Union européenne prépare un plan de réinstallation de réfugiés depuis cinq pays africains dont la Libye. Les pays européens pourraient en accueillir plus de 37 000 éligibles au droit d’asile.

C’est une première. Les pays européens vont ouvrir des voies légales d’émigration pour une partie des réfugiés en Afrique. Accusée de fermer les yeux face au drame des migrants qui risquent leur vie en Méditerranée, l’Union européenne (UE) change de stratégie. Les 28 ministres de l’Intérieur discuteront aujourd’hui à Tallinn (Estonie) d’un plan d’action proposé par la Commission européenne pour venir en aide à l’Italie débordée par les arrivées de migrants. La semaine dernière, Rome avait menacé de fermer ses ports aux navires qui portent secours aux réfugiés.

Le plan élaboré par la Commission prévoit notamment un programme de réinstallation de réfugiés depuis cinq pays africains : la Libye, l’Égypte, le Niger, l’Éthiopie et le Soudan. Les États européens volontaires pour les accueillir recevront une aide s’élevant à 10 000 euros par migrant. Les réfugiés seront triés sur le volet. Seuls ceux éligibles au droit d’asile sont concernés par ce plan qui sera conduit avec le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR). Les migrants économiques en seront exclus.

Un budget de 377,5 millions d’euros

Combien de réfugiés pourront bénéficier d’une protection en Europe sans mettre leur vie en danger et sans être otages des réseaux de passeurs ? Tout dépendra de la bonne volonté des pays membres. Les ministres devraient se mettre d’accord aujourd’hui sur le principe de ce plan, mais il n’est pas certain qu’ils s’engagent sur un nombre de réfugiés pour chaque pays.

Prudente, la Commission n’a d’ailleurs pas fixé d’objectifs chiffrés. Bruxelles a toutefois alloué un budget de 377,5 millions d’euros, qui permet de financer l’accueil de 37 750 réfugiés.

La France participera très probablement à l’effort européen. Le plan a été mis au point après la rencontre à Paris, dimanche, des ministres de l’Intérieur français, allemand et italien, et de Dimitris Avramopoulos, le commissaire européen en charge des migrations.

La France pourra s’appuyer sur son expérience de la réinstallation de réfugiés syriens qui vivaient dans des camps au Liban et en Jordanie. Elle en a accueilli près de 10 000 depuis deux ans.

« Ce plan de réinstallation va dans le bon sens »

L’ouverture de voies légales était réclamée par les ONG et le HCR, alors que plus de 2 250 migrants sont morts noyés en Méditerranée depuis le début de l’année. « Ce plan de réinstallation va dans le bon sens », commente Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie. L’agence onusienne a organisé mardi le transfert dans un pays occidental non précisé de six femmes réfugiées qui avaient été réduites en esclavage par une milice armée en Libye.

L’UE entrouvre sa porte à quelques dizaines de milliers de réfugiés, mais en contrepartie, elle durcit le ton à l’encontre des migrants économiques. Emmanuel Macron évalue leur nombre à « plus de 80 % du phénomène migratoire » en Italie. Le plan de Bruxelles prévoit d’expulser beaucoup plus de déboutés du droit d’asile et d’empêcher les départs de Libye des bateaux chargés de migrants en renforçant les moyens des garde-côtes libyens et européens.

Source

Plus de 900 migrants secourus en mer au large de la Libye

Les 906 passagers de cinq canots pneumatiques et une barque en bois ont été secourus au large de la Libye par les gardes-côtes, a indiqué samedi la marine libyenne. Parmi eux se trouvaient 25 enfants.

Selon le porte-parole de la marine libyenne, les embarcations ont été repérées "à environ 7 milles marins au nord de Sabratha", une ville située à 70 kilomètres à l'ouest de Tripoli et qui est devenue un des principaux points de départs des migrants tentant de rejoindre l'Europe.

Parmi les 900 passagers figuraient 98 femmes, dont sept enceintes, et 25 enfants.

"L'un des canots pneumatiques prenait l'eau et était sur le point de couler tandis que le bateau en bois était sans moteur", a ajouté le porte-parole.

De nombreuses nationalités

Les migrants, 44 Pakistanais, 40 Bangladeshis, 13 Egyptiens, trois Libyens, huit Marocains et de nombreuses personnes originaires d'autres pays africains, ont été ramenés au centre de rétention al-Nassr à Zawia et remis à l'organe de lutte contre la migration clandestine.

Plusieurs embarcations de ce type ont déjà été secourus cette semaine. Selon les dernières statistiques du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), plus de 75'000 personnes ont traversé la Méditerranée entre janvier et juin 2017 (362'753 arrivées en 2016).

Source

Sept millions de « migrants » aux portes de l’UE

islam-16

   
Michel Garroté  --  Selon un rapport des services de renseignement allemands, sept millions de "migrants" sont concentrés à proximité immédiate de l'Union européenne et attendent de pouvoir entrer sur son territoire. Le journal allemand Bild, qui a mené l'enquête, confirme l'information. Bild a en effet pris connaissance du rapport des services de renseignement allemands témoignant de l'augmentation du nombre de "réfugiés". Selon ces informations, en janvier 2017 le nombre de "migrants" était estimé à six millions.
-
Mais les flux migratoires en Libye, en Algérie, en Tunisie, au Maroc et au Moyen-Orient, ont poussé à revoir cette estimation à la hausse de 12%, soit sept millions de "migrants". L'enquête de Bild a été partagée par Die Welt et par le Daily Mail britannique. D'après Bild, sur sept millions de "migrants", 2,5 millions sont concentrés en Afrique du Nord.
-
La grande majorité de ces 2,5 millions opte pour la route maritime qui mène en Italie. Un million se trouve en Libye. Les autorités libyennes, qui ne contrôlent qu'une partie de la côte, n'arrivent pas à faire barrage à tous ces "migrants". Les craintes des autorités européennes face à l'ampleur de la vague migratoire est illustrée par une conversation qui a eu lieu, d'après les révélations de 'Les Observateurs', entre le commissaire européen Dimitris Avramopoulos et le représentant chinois Guo Shengkun.
-
Avramopoulos, qui est chargé de surveiller la migration a exigé de Guo Shengkun qu'il cesse la vente, par le site chinois 'Alibaba', de bateaux gonflables utilisés par les migrants clandestins. Ces bateaux chinois se vendent effectivement très bien et sont même devenus célèbres sous le surnom de "bateau gonflable pour les réfugiés".
-
De son côté, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a tout récemment signalé que de nouvelles vagues migratoires auront lieu dans un avenir très proche. "D'ici 10 ans, nous aurons, 10, 20 et même 30 millions de migrants", a déclaré Antonio Tajani. Quant à Jean-Paul Delevoye, proche conseiller de Macron, il a déclaré, dans une interview parue mi-mai sur lavie.fr, que l’Europe "a besoin" de 50 millions d’immigrés [musulmans].
-
Michel Garroté pour Les Observateurs
-

Selon Tripoli, l’opération européenne de sauvetage encourage les migrants: « Vous ne pourrez pas arrêter la migration de cette façon »

En déplacement ce vendredi 31 mars à Varsovie, le chef de la diplomatie du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a estimé qu'il fallait "repenser l'opération Sophia". Selon lui, celle-ci ne fait qu'"encourager la migration".

En visite à Varsovie pour rencontrer son homologue polonais, Witold Waszczykowski, le chef de la diplomatie du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Mohamed Taher Siala a dressé un constat critique de l’opération européenne Sophia.

Lancée en 2015, cette dernière est destinée à secourir les milliers de migrants qui traversent la Méditerranée. Sauf que, selon Mohamed Taher Siala, elle « encourage la migration ». « Tout simplement parce qu’avant, les migrants calculaient tous les risques », de la traversée de la Libye puis de la Méditerranée jusqu’aux îles italiennes de Lampedusa ou de Pantelleria, a-t-il déclaré à l’AFP.

« Aujourd’hui, ils ne calculent que le risque qu’il y a à traverser la Libye et sortir des eaux territoriales libyennes. Seulement cela, parce qu’ensuite ils sont repêchés par les bateaux (de l’opération Sophia – NDLR) qui les conduisent en Europe, en toute sécurité ».

« Vous ne pourrez pas arrêter la migration de cette façon »

« Je pense qu’il faut repenser cette opération », a-t-il ensuite confié en marge d’un entretien avec son homologue polonais Witold Waszczykowski. Avant de dévoiler son impuissance face à cette situation débordante. « Je n’ai pas d’autre solution » à offrir, a t-il ajouté. « Excepté, bien sûr, le développement économique dans les pays d’origine et de bons contrôles aux frontières ».

« Mais si vous continuez juste à les renvoyer chez eux, puis à les voir revenir et les renvoyer encore, vous ne pourrez pas arrêter la migration de cette façon », a-t-il poursuivi, prônant des programmes d’investissements dans les pays d’origine des flux migratoires et dans les zones en Libye traversées par ces derniers.

Source

Article à lire absolument – James Mattis, général de Marines, nouveau chef du Pentagone

   
Michel Garroté - James Mattis, général de Marines, vient d'être nommé par Donald Trump pour diriger le Pentagone. Celui qu'on appelle le "moine-guerrier" (il n'a jamais été marié) est également un homme d'une grande culture. Sa bibliothèque personnelle comporte plus de 7'000 volumes, et il transporte toujours avec lui les Méditations de Marc-Aurèle. En tant que commandant, il envoyait des listes de lecture, obligatoires, à tous ses subalternes, jusqu'à l'homme du rang. Pendant la Guerre en Irak, un collègue lui aurait demandé de parler de l'importance de la lecture pour les officiers militaires qui disent qu'ils sont "trop occupés pour lire".
-
Sa réponse, publiée sur The Daily Caller, est vite devenue virale dans les cercles militaires et mérite d'être lue, car elle s'applique bien au-delà de la sphère strictement militaire (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : "Le problème avec le fait d'être trop occupé pour lire est qu'on apprend par l'expérience (ou par l'expérience de ses hommes), c'est-à-dire de la manière dure. En lisant, on apprend à travers les expériences des autres, ce qui est en général une meilleure manière de conduire ses affaires, surtout dans notre métier où les conséquences de l'incompétence sont si finales pour de jeunes hommes. Grâce à ma lecture, je n'ai jamais été pris de court par aucune situation, jamais sans savoir comment un problème a déjà été abordé (en bien ou en mal) avant.
-
Cela ne me donne pas toutes les réponses, mais c'est une lumière dans un chemin qui est souvent sombre. Avec la [Task Force] 58, j'avais avec moi le livre de Slim, des livres sur les expériences des Russes et des Britanniques [en Afghanistan], et quelques autres. Avant d'aller en Irak, "Le Siège" (sur la défaite des British à Al Kut pendant la Première guerre mondiale) était une lecture obligatoire pour les officiers de terrain. J'ai lu en diagonale Les Septs piliers de la sagesse de T.E. Lawrence ; un bon livre sur la vie de Gertrude Bell (l'archéologue British qui a, en pratique, créé l'État irakien moderne après la Première guerre et la chute de l'Empire ottoman), et "De Beyrouth à Jérusalem".
-
Je me suis aussi plongé dans le livre de Liddell Hart sur Sherman, et accordé beaucoup d'attention au livre de Fuller sur Alexandre le Grand (même si je n'aurais jamais imaginé que mon QG se situerait à seulement 500 mètres de là où son corps a été exposé à Babylone). Au bout du bout, avoir une vraie compréhension de l'histoire veut dire qu'on ne rencontre RIEN de nouveau sous le Soleil. On a tous ces intellectuels qui courent à droite à gauche et parlent de la "4ème génération de la guerre" et disent que la nature de la guerre a fondamentalement changé, que les tactiques sont complètement nouvelles, etc. Avec tout le respect que je leur dois, je dois dire : "Pas vraiment". Alex le Grand ne serait pas le moins du monde rendu perplexe par l'ennemi que nous combattons en ce moment en Irak, et nos dirigeants qui nous mènent dans ce combat rendent un mauvais service en n'étudiant pas (étudier, pas juste lire) les hommes qui sont passés avant nous.
-
Cela fait 5'000 ans qu'on fait la guerre sur cette planète, et nous devrions nous inspirer de leur expérience. Improviser et remplir des morgues pendant qu'on essaye de se rendre compte de ce qui marche ou pas me rappelle les règles morales et le coût de l'incompétence dans notre profession. En tant qu'officiers dirigeants, nous sommes des coach et des sentinelles pour nos unités : comment coacher quoi que ce soit, si on ne sait rien de plus que la tactique, les techniques et les procédures ? Qu'est-ce qui se passe quand on est dans un champ de bataille dynamique et que la situation change trop rapidement pour que le QG puisse en être informé ? Est-ce qu'on ne s'adapte pas parce qu'on ne peut pas conceptualiser plus vite que l'adaptation de l'ennemi ? (Darwin a une très bonne théorie sur ce qui arrive à ceux qui ne peuvent pas s'adapter aux circonstances changeantes - et à l'ère de l'information, les choses peuvent changer de manière abrupte et à la vitesse de la lumière, surtout la supériorité morale que nos penseurs de régiments cèdent bien trop rapidement lors de nos combats récents.)
-
Et comment peut-on être une sentinelle, et ne pas voir son unité prise au dépourvu, si on ne peut pas identifier les signes avant-coureurs  Que l'entraînement de son unité n'est pas suffisant pour s'atteler à une tâche qu'on n'a pas anticipée ? Peut-être que si on est dans une fonction support, à attendre des guerriers qu'ils précisent minutieusement ce qu'il y a à faire, on peut éviter les conséquences d'une absence de lecture. Ceux qui doivent s'adapter pour vaincre la volonté indépendante de l'ennemi n'ont pas ce luxe. Il n'y a là rien de nouveau dans l'approche des Marines. Avant le Koweït il y a 12 ans j'ai lu (et relu) le livre de Montgomery, "Grand Takes Command" (qui m'a appris comment les officiers doivent s'entendre, et que les relations entre les officiers sur le terrain sont plus importantes que les relations avec le QG), et d'autres.
-
En conséquence, l'ennemi a payé le prix lorsque j'ai eu l'opportunité de les affronter, et je suis convaincu que beaucoup de mes jeunes hommes ont survécu parce que je n'ai pas gâché leurs vies parce que je n'avais pas de vision dans mon esprit de comment détruire l'ennemi avec le coût le plus minime pour nos troupes et pour les innocents sur le champ de bataille. J'espère que ça répond à votre question. Je mets mon assistant en copie s'il a quelque chose à rajouter. C'est le seul officier que je connais qui a lu plus que moi", conclut, dans The Daily Calmler, James Mattis, général de Marines, qui vient d'être nommé par Donald Trump pour diriger le Pentagone (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté pour lesobservateurs.ch
-
http://dailycaller.com/2016/12/01/jim-mad-dog-mattis-once-wrote-a-letter-on-the-importance-of-reading-and-its-a-must-read/
-
http://www.atlantico.fr/atlantico-light/prochain-ministre-defense-trump-est-auteur-cette-lettre-importante-importance-lecture-2896934.html#yBRYLR0lezIWkdgA.01
-
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
-

Kadhafi: «Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort»

Il y a tout juste cinq ans, le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi a été assassiné. Une belle victoire de la démocratie… de la démocratie à l’américaine qui va traditionnellement de pair avec des crises de toute sorte. Depuis la mort de Kadhafi, le pays demeure dans un état déplorable.

« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort », avait lâché Hillary Clinton, alors secrétaire d'État américaine, après avoir appris la mort du colonel libyen Mouammar Kadhafi. En s'expliquant sur Fox News plus tard, elle avait assuré que Washington ne savait même pas ce qui s'était passé. Mme Clinton parlait alors de la nécessité d'enquêter sur la mort de Kadhafi. Et pourtant, aucune enquête n'a été menée. La nouvelle Libye n'a pas su retrouver la paix, ni la stabilité politique. Il n'y a pas pour le moment un seul des trois centres de pouvoir en Libye qui contrôlerait le territoire du pays en entier.

https://youtu.be/MdFHlALDEHc

Mme Clinton n'était pas la seule à vanter ses acquis en Libye. Selon le premier ministre britannique de l'époque David Cameron, c'est le Royaume-Uni et la France qui ont dû prêter main-forte à la Libye.

« Maintenant, alors que votre courage a écrit le dernier chapitre de l'histoire libyenne, il doit écrire le prochain; et vos amis en Grande-Bretagne et en France seront à vos côtés alors que vous construisez votre démocratie et bâtissez votre pays pour l'avenir », a déclaré M. Cameron lors de sa visite en Libye juste après le renversement de Kadhafi. Cinq ans se sont écoulés et désormais, la crise économique coïncide avec le chaos politique, sécuritaire et migratoire en Libye. Le président américain Barack Obama a été le premier à reconnaître que les Occidentaux n'avaient pas préparé comme il se doit « le jour d'après ». « Ma pire erreur aura probablement été de n'avoir pas mis en place un plan pour le "lendemain", après ce qui fut, je pense, une intervention justifiée en Libye », a confié le président américain dans un entretien accordé à Fox News.

Source et article complet

Nos remerciements à Didier S.

L’Italie secourt plus de 5600 migrants au large de la Libye

Les garde-côtes italiens ont annoncé aujourd’hui avoir coordonné dans la matinée le secours de plus de 5.600 migrants au large de la Libye, alors que l’Italie commémore le 3e anniversaire du naufrage qui avait coûté la vie à 366 personnes près de Lampedusa.

Les premières embarcations de fortune ont été repérées avant l’aube, dont un bateau de pêche avec environ 700 personnes à bord, dont de nombreux enfants. Au total, une douzaine d’embarcations ont été secourues, mais d’autres opérations sont encore en cours.

Des navires des garde-côtes et d’organisations humanitaires comme Médecins sans Frontières (MSF) participaient aux secours, avec l’appui de navires militaires.

Le Figaro via Fdesouche.com

L’offensive anti-Kadhafi basée sur des postulats erronés

   
Michel Garroté - En ce mois de septembre 2016, il y a environ 235.000 migrants en Libye, prêts à partir pour l'Italie dès que l'occasion s'en présentera. Le nombre de migrants arrivés en Italie par la Méditerranée depuis le début de l'année 2016 a déjà atteint 128'397 personnes. En 2015, ils étaient plus de 100'000. Un chose est ainsi de plus en plus claire : l'intervention militaire anti-Kadhafi a fait de la Libye l'une des principales portes d'entrée vers l'Europe pour des centaines de miliers de musulmans illégaux dont des centaines de terroristes de l'Etat Islamique (EI).
-
Fait révélateur, dans un rapport publié le mercredi 14 septembre 2016, des parlementaires britanniques accablent, eux aussi, l’intervention militaire menée par la France et le Royaume-Uni en Libye en 2011 contre l'ex-chef de l'État libyen Mouammar Kadhafi (voir lien vers source en bas de page) : "La stratégie du Royaume-Uni fut fondée sur des postulats erronés et sur une analyse partielle des preuves". Le rapport n'est pas non plus tendre à l'égard de l'ex-président français Nicolas Sarkozy, fer de lance de l'opération militaire en Libye. Les parlementaires britanniques citent notamment les conclusions d'un conseiller d'Hillary Clinton après une conversation avec les services de renseignements français.
-
Selon le rapport britannique, conseiller d'Hillary Clinton a détaillé auprès de celle-ci, qui était à l'époque secrétaire d’État américaine, les motivations du président français, qu’il résume en cinq points : accéder au pétrole libyen ; accroître l’influence de la France en Afrique du Nord ; servir son propre intérêt politique en France ; fournir à l’armée française l’occasion d’asseoir sa position dans le monde ; couper court aux ambitions de Kadhafi visant à supplanter la domination de la France sur l’Afrique francophone. Aucune mention donc de la protection des civils réprimés par Mouammar Kadhafi, officiellement brandie pour justifier l'intervention militaire sur le sol libyen.
-
L'échec de la transition post-Kadhafi en Libye est également un sujet sensible aux États-Unis, où Hillary Clinton a dû répondre à des accusations après l'attaque de l'enceinte diplomatique américaine de 2012 à Benghazi, dans laquelle l'ambassadeur américain Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués. L'actuelle candidate démocrate à la présidence, qui était secrétaire d'État du président Barack Obama au moment des faits, a dû témoigner dans un climat tendu devant le Congrès, et l'opposition républicaine a dénoncé un scandale politique.
-
En Libye, cinq ans après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi, le chaos continue de régner dans le pays où le gouvernement d'union nationale (GNA), soutenu par l'ONU, peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays depuis son installation en mars à Tripoli.
-
Mardi 13 septembre 2016, les forces du gouvernement libyen - non reconnu - qui siège dans l'Est se sont emparées du dernier des quatre terminaux du Croissant pétrolier, des installations cruciales pour l'économie du pays situées entre Benghazi et Syrte, une ville d'où les forces du GNA tentent, depuis quatre mois, de chasser le groupe jihadiste État islamique (EI) qui en avait fait son bastion (voir lien vers source en bas de page).
-
Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté
-
Source :
-
http://www.france24.com/fr/20160914-intervention-militaire-2011-libye-rapport-parlementaires-britanniques-cameron-sarkozy
-

Libye: 235.000 migrants prêts à partir en Italie, avertit l’ONU

Rome - Il y a environ 235.000 migrants en Libye prêts à partir pour l'Italie dès que l'occasion s'en présentera, a affirmé l'émissaire de l'ONU dans ce pays, l'Allemand Martin Kobler, dans une interview jeudi au quotidien La Stampa.

Sur nos listes, il y a 235.000 migrants qui n'attendent que la bonne occasion pour partir en Italie, et ils le feront, a-t-il dit.

Le renforcement de la sécurité est la question la plus importante en ce moment. Si nous avons une armée forte et unie, pas morcelée, alors les dangers du terrorisme et de la traite des êtres humains finiront, a ajouté M. Kobler.

Selon des chiffres du ministère italien de l'Intérieur en date de mercredi, le nombre de migrants arrivés en Italie par la Méditerranée depuis le début de l'année a atteint 128.397, en hausse de 5,15% par rapport à la même période en 2015.

Source et article complet

L’afflux de migrants depuis la Libye ne cesse d’augmenter

Christian Hofer: L'image d'illustration montre des migrants bénéficiant de cours de natation en Italie, pendant que de nombreux Italiens sont dans la misère.

**********

Les gardes-côtes italiens, qui ont coordonné lundi le secours d'environ 6 500 migrants au large de la Libye, redoutent une nouvelle affluence record mardi dans cette zone de la Méditerranée

"Nous avons été particulièrement occupés aujourd'hui", a déclaré lundi soir un porte-parole des gardes-côtes italiens qui ont secouru près de 6 500 migrants mais qui refusent toujours après chaque grosse journée de parler de record.

Car selon lui, les conditions météo sont réunies pour une nouvelle affluence mardi.

Vers de nouveaux records ?

Le phénomène s'est accentué cette année : les gardes-côtes ont dépassé plusieurs fois le seuil de 30 opérations de secours coordonnées en une journée, alors qu'ils ne l'avaient jamais franchi auparavant.

Et les journées chargées se sont parfois enchaînées : plus de 13 000 personnes secourues en moins d'une semaine fin mai, 8 300 en cinq jours début août.

Moins d'arrivées qu'en 2015

Parmi ces migrants se trouvaient de nombreux bébés et enfants, dont un nouveau-né de cinq jours qui a dû être évacué par hélicoptère vers un hôpital italien, a précisé MSF.

Source et article complet

EI – Des décennies de combats nous attendent

EI-8

   
Michel Garroté - L'EI aurait perdu près de la moitié du terrain conquis en Irak et environ 20% en Syrie (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page). Les "experts" prévoient bien une "chute" du "califat" autoproclamé par les jihadistes en Syrie et en Irak, mais le groupe s'est renforcé par ailleurs, en incitant ses partisans à commettre des attaques à travers le monde.
-
"Il s'agit d'une organisation qui a réalisé une transformation très réussie vers une organisation terroriste traditionnelle qui n'a alors de cesse de reconstruire ses capacités", explique Charles Lister, analyste au Middle East Institute (MEI). L'EI a revendiqué cette année des attentats en France, en Belgique, ou encore aux Etats-Unis. "On mène un combat perdu d'avance si on s'attend à détruire (l'EI) entièrement", a-t-il assuré. "Je pense que des décennies d'efforts nous attendent", ajoute Charles Lister.
-
Lorsque Washington s'était lancé dans la bataille, les responsables assuraient que l'engagement américain serait de courte durée. Et Barack Hussein Obama, élu sur la promesse de mettre fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, avait insisté sur le fait que son pays pouvait apporter un soutien aérien et des conseils militaires, mais que la guerre devait être "remportée par les forces locales"...
-
Quelque 6'500 militaires de la coalition, principalement des Américains, sont déployés. La plupart se trouvent en Irak, même si des forces spéciales ont été déployées aux côtés des combattants kurdes et arabes en Syrie, où les frappes russes en appui au régime de Bachar al-Assad ont complexifié un peu plus la guerre qui dure depuis plus de cinq ans.
-
"Les quelques-uns d'entre nous qui ont observé le développement de ce groupe entre 2010 et 2014 savaient pertinemment que ça allait être une bataille sur le très long terme, et l'idée qu'aucun soldat américain ne soit impliqué était de l'ordre du fantasme", estime Charles Lister.
-
En dépit du grand nombre de pays impliqués dans la coalition, les Américains et quelques Etats piliers réalisent l'essentiel du combat. Les bombardements ont aussi concerné l'Afghanistan ou plus récemment la Libye, où le Pentagone a laissé entendre que les raids se poursuivraient "pendant des semaines, pas des mois". Le coût des opérations contre l'EI représente environ 11,9 millions de dollars par jour, soit quelque 8 milliards de dollars jusqu'à présent.
-
A noter qu'un porte-parole des rebelles islamistes a reconnu que ceux-ci reçoivent de l’aide britannique et américaine : « Nous recevons l’entraînement des forces spéciales de nos partenaires britanniques et américains. Nous recevons aussi des armes et de l’équipement du Pentagone ainsi qu’un soutien aérien », a-t-il confié (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Merci Barack Hussein Obama...
-
http://www.courrierinternational.com/depeche/deux-ans-apres-le-lancement-de-la-campagne-contre-lei-pas-dissue-en-vue.afp.com.20160809.doc.e69lc.xml
-

Comment mettre fin au chaos créé par Hillary Clinton – et BHL – en Libye ?

Par Robert Parry

La stratégie du « changement de régime » en Libye, programme d’Hillary Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’État, est en train d’évoluer de tragique à tragi-comique, alors que l’administration Obama essaye par tous les moyens d’imposer un peu d’ordre dans ce pays d’Afrique du Nord autrefois prospère. Un pays déchiré par la guerre civile depuis qu’Hillary Clinton a poussé au renversement et à l’assassinat du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en 2011.

Le problème que Hillary Clinton a tant contribué à créer, est devenu encore plus grave depuis que les terroristes de Daech (pseudo État islamique) se sont implantés à Syrte et ont commencé à décapiter des « infidèles » et à fomenter des attaques terroristes chez les voisins européens.

Certains responsables de l’administration Obama sont également désespérés par l’aggravation du fiasco libyen qui menace de discréditer non seulement le mandat du président Barack Obama, mais, également, la campagne électorale d’Hillary Clinton pour l’investiture démocrate à la présidentielle, et ensuite, pour la Maison Blanche. Ces responsables voient donc qu’ils n’ont d’autres choix que d’être très prudents ou, dit métaphoriquement, réciter quelques Ave Maria.

La dernière initiative de Washington fut le débarquement à Tripoli du « gouvernement d’unité » concocté par les États-Unis et les Nations-Unies, et bricolé avec les responsables occidentaux dans des chambres d’hôtel au Maroc et en Tunisie. Mais, en guise d’ « unité », les occupants du bateau, en essayant d’écarter de force deux gouvernements rivaux, ont failli provoquer plus de divisions et de guerres. Suite au refus de l’un des deux gouvernements rivaux de laisser atterrir à Tripoli un avion transportant les dirigeants de l’ « unité », ils ont dû débarquer dans une base navale où ils sont toujours bloqués.

Cette initiative exceptionnelle de l’administration Obama rappellera aux vieux spécialistes de la sécurité nationale d’autres fiascos subis par Washington dans sa velléité de changer le futur d’autres pays en formant un gouvernement à l’extérieur. Ce fut le cas avec les Contras au Nicaragua dans les années 1980, ou avec le Congrès national irakien en 2003, aux seules fins d’imposer aux citoyens de ces pays des dirigeants de leur choix.

Quand j’ai entendu l’information sur le débarquement, me sont revenues à la mémoire les images du général Douglas Mac Arthur pataugeant sur la côte lors de son retour aux Philippines, durant la Seconde Guerre Mondiale.

Comment ce « gouvernement d’unité » libyen va-t-il convaincre ses rivaux d’accepter sa légitimité sans utiliser la force militaire pour prendre réellement le pouvoir dans toute la Libye ? Mystère. L’administration Obama risque simplement d’introduire un troisième rival dans la mêlée. Bien que le « gouvernement d’unité » ait attiré des membres des deux autres gouvernements, la résistance des Américains à intégrer plusieurs personnalités clé, dont le général Khalifa Haftar, un militaire puissant dans l’est de la Libye, ne fait que menacer de prolonger et, probablement, aggraver la guerre civile.

Suite

Traduit par Christine Abdelkrim-Delanne pour Afrique-Asie

Original : Consortiumnews

Pourquoi Sarkozy a tué Kadhafi

Sarkozy-6

   
Kadhafi avait pris la décision de quitter le pouvoir, et ce n'était un secret pour personne, révèle un expert français (voir lien vers source en bas de page). Mouammar Kadhafi était prêt à lâcher le pouvoir, a déclaré Robert Dulas, ex-conseiller spécial chargé des Affaires étrangères auprès de la Présidence de la république. Riche d'une expérience de 40 ans en Afrique, ce dernier dirigeait une société de sécurité privée à l'époque de l'action militaire en Libye.
-
"J'ai rencontré personnellement le colonel Kadhafi et il était décidé à laisser le pouvoir", déclare-t-il dans un entretien à Rachel Marsden qui sera bientôt disponible sur le site de Sputnik. Et de préciser que le message était passé : "On a fait passer le message en disant qu'il était prêt à laisser le pouvoir et lui-même avait dit "je suis prêt à me transformer en reine d'Angleterre pour inaugurer les chrysanthèmes". Robert Dulas explique que Mouammar Kadhafi voulait rester une icône dans son pays, laisser pendant les six mois qui suivaient le pouvoir à son fils en attendant de préparer des élections transparentes, démocratiques.
-
"Je lui ai demandé s'il était prêt à communiquer là-dessus. Il a dit oui. Et Delphine Minoui qui travaillait à l'époque pour Le Figaro, pour le New York Times et pour TFI m'a rejoint à Tripoli et je l'ai introduite auprès du guide (de la révolution libyenne, ndlr). Elle l'a donc interviewé et dans la fin de l'enregistrement télévisé le guide disait "Je suis prêt à me retirer". L'enregistrement est passé mais la fin de l'enregistrement n'a jamais été diffusée sur les antennes", explique-t-il.
-
A la question de savoir pourquoi une opération militaire avait été montée pour enlever quelqu'un qui avait l'intention de partir, M. Dulas a répondu que Mouammar Kadhafi lui-même ne comprenait pas les raisons de ce brusque changement d'attitude et avouait que "le contact avec notre pouvoir (la France, ndlr) de l'époque était excellent: il est venu planter sa tente dans les jardins de l'Elysée", mais "quelques mois après il ne comprenait pas pourquoi cette attitude".
-
Et dire que Kadhafi avait raison
-
Robert Dulas pense qu'il y avait certainement des choses qui ennuyaient le gouvernement de l'époque. "Ce n'est pas par hasard si les juges aujourd'hui essaient de savoir comment a eu lieu le financement de la campagne (électorale de Nicolas Sarkozy, ndlr) et je pense qu'il a des liens directs avec cette opération. Il y a aussi certainement des liens directs avec les puits de pétrole sur la région de Benghazi qui intéressaient du monde. Donc le fait de dégager Kadhafi ouvrait la porte à certaines choses et supprimait peut-être un témoin gênant", conclut-il.
-
Ce qu'avait compris Kadhafi
-
Robert Dulas est auteur du livre "Mort pour la Françafrique", qui décrit un incident mystérieux où un de ses amis fut "froidement exécuté". Une révolte dirigée contre le dirigeant Mouammar Kadhafi a éclaté en Libye à la mi-février 2011. Les rebelles ont formé un Conseil national de transition (CNT) soutenu par l'Otan qui s'est impliqué dans le conflit aux côtés des insurgés. Le 17 mars, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté une résolution permettant le recours à la force pour instaurer une zone d'exclusion aérienne. Après 42 ans de pouvoir et 8 mois de révolte, le colonel Kadhafi a été capturé et violemment assassiné par des insurgés près de sa ville natale de Syrte le 20 octobre 2011.
-
Michel Garroté
-
https://fr.sputniknews.com/international/201604131024219675-libye-kadhafi-meurtre/
-

Libye – Italie : Le « taxi » pour Palerme du capitaine Brenden

 

Ndlr : cette immigration serait-elle voulue et organisée ? On a le devoir de se poser la question

 

Les données officielles montrent que près de 20 000 migrants sont arrivés en Italie par mer depuis janvier, contre seulement 10 000 pendant la même période de 2015. Près de 90 % ont débarqué en Sicile.

Nos reporters sont montés à bord d’un bateau de sauvetage norvégien qui a amené 900 migrants au port sicilien de Palerme.

Le bateau norvégien « Siem Pilot » travaille sous l’autorité de Frontex, l’agence chargée des frontières de l’UE [...]

La nuit dernière, les migrants ont été sauvés à seulement 30 milles des côtes de Libye par des bateaux militaires européens ultra-modernes qui ont parcouru 750 milles pour les recueillir.

Suite sur fdesouche

Jusqu’où ira l’Etat Islamique ?

Daesh Considers Libya Most Favorable Country to Establish African "Caliphate."

   
Heba Saleh et Sam Jones, pour le Financial Times et Jeune Afrique écrivent notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Assiégée en Irak et en Syrie, l'organisation terroriste État islamique (EI) veut faire de la Libye une base de repli, voire un nouveau fief. Sa stratégie : la politique de la terre brûlée. Les panaches de fumée noire d’Es-Sider et de Ras Lanouf étaient visibles de l’espace, serpentant au-dessus des côtes libyennes. Le 4 janvier, des membres de Daesh ont fait exploser sept réservoirs de stockage de 400'000 barils de brut. Une semaine plus tard, ils frappaient les mêmes dépôts. Une troisième attaque a suivi, cette fois par la mer, contre le port pétrolier de Zueitina, plus à l’est.
-
Objectif : affecter les poumons économiques des deux grandes factions qui se disputent le pouvoir, le Congrès général national (CGN) de Tripoli, soutenu par Fajr Libya, une coalition dominée par les islamistes, et la Chambre des représentants, élue en 2014 et contrainte de siéger à Tobrouk. « Les assaillants Daesh disposent d’un arsenal comparable à celui de l’armée, et même mieux », affirme Ali al-Hassi, porte-parole des gardes des installations pétrolières, une milice qui soutient la CdR et assure la sécurité des grandes raffineries et des pipelines du bassin de Syrte, le croissant libyen du pétrole.
-
Les attaques, estiment les responsables des renseignements occidentaux, marquent une nouvelle « étape dans ce conflit de deux ans, Daesh ayant réorienté sa tactique : d’opérations d’insurrection locale et de grignotage de territoires, il est passé à des offensives ayant des visées régionales plus vastes. Dans l’immédiat, son but est de miner toute perspective de gouvernement d’union nationale en Libye ». À l’inverse de la Syrie, les champs de pétrole libyens ne représentent pas une prise économique prioritaire pour Daesh en raison de leur taille immense et de leur complexité technique.
-
Mais la perturbation de leur production a un impact important sur la stabilité du pays. « Les champs au seuil du territoire de Daesh, confie un diplomate européen, sont comme un levier que les jihadistes utilisent [à leur gré] contre les négociations [pour un gouvernement d’union]. » Dans les meules de ce conflit, où d’innombrables milices, caïds locaux et seigneurs de guerre se livrent à une lutte d’influence, concurrençant les gouvernements rivaux de l’Est et de l’Ouest, Daesh s’est taillé une enclave en arc de 200 km de longueur au centre du littoral libyen.
-
En son cœur, Syrte s’est rapidement muée en une forteresse urbaine aussi névralgique que Mossoul et Raqqa dans le projet transnational de Daesh. Ashton Carter, le secrétaire américain à la Défense, la décrivait récemment comme la plus dangereuse « métastase » de l’organisation au-delà de la Syrie et de l’Irak. Les efforts diplomatiques occidentaux pour amener les deux centres rivaux à la paix ayant échoué, la question urgente qui se pose aux chefs de l’antiterrorisme en Europe et aux États-Unis est de savoir jusqu’où Daesh pourra poursuivre son « expansion » en Libye et ce qui pourrait encore être fait pour la contenir.
-
Daesh n’est pas enraciné aussi profondément dans le territoire libyen qu’en Syrie et en Irak. Il n’y trouve pas cette faille entre sunnites et chiites qu’il a su si bien exploiter. Ses ressources, aussi bien financières qu’humaines, sont limitées, comparées à celles des autres protagonistes du conflit. Mais la campagne du groupe contre le bassin pétrolier, qui assure 80% de la production totale du pays, revêt un aspect tactique et militaire de poids. Et, bien que les attaques autour de Ras Lanouf aient été repoussées, aucune force ne s’est montrée capable de porter l’offensive contre Daesh au sol. Même dans les endroits d’où il a été chassé, comme à Derna, sa première implantation libyenne, il s’est toujours arrangé pour y maintenir une présence.
-
Pendant des semaines, les responsables occidentaux ont évoqué la possibilité de frappes coordonnées et intensives. À Washington, le Pentagone a déjà établi une longue liste de cibles. Mais le président Obama rechigne à engager des moyens dans une nouvelle guerre qu’il considère comme relevant d’abord de la responsabilité européenne. Dans une interview testament sur sa politique étrangère à The Atlantic, Obama a laissé entendre que les dirigeants européens – comprendre le Premier ministre britannique, David Cameron, et l’ex-président français Nicolas Sarkozy – s’étaient endormis au volant en Libye. Pour Jonathan Eyal, directeur adjoint du Royal United Services Institute britannique, « le véritable motif d’inquiétude avec la croissance de Daesh est l’extension du désordre.
-
Le Mali et le Niger traversent déjà des troubles. La Tunisie est confrontée à un très gros problème d’extrémisme. Et regardez un pays comme l’Algérie, où les revenus de l’État ont été anéantis par la chute des cours du pétrole et où la transition politique est au point mort… La vraie crainte est que Daesh en Libye n’allume un incendie qui se propage à toute l’Afrique du Nord. » La poussée de Daesh en Libye est le fruit d’une stratégie planifiée pouvant se résumer à « rester et croître ». Deux responsables des services d’intelligence occidentaux évoquent un plan élaboré par la direction de l’organisation dès 2014 et destiné à s’aménager un territoire sécurisé en Libye.
-
Les dirigeants jihadistes ont ainsi demandé à trois cents Libyens qui combattaient en Syrie et en Irak de rentrer chez eux pour assurer la première phase de l’opération, sous la direction de l’Irakien Abou Nabil al-Anbari, éliminé depuis, lequel avait reçu des millions de dollars pour nouer des alliances et financer des attaques. Daesh a jugé Syrte comme le terrain le plus propice à une extension du « califat ». Et a réussi à rallier les Gdadfa – la tribu de Kadhafi. Selon le Pentagone, Daesh dispose en Libye de 6'500 combattants. « Ils repèrent les zones vulnérables avant d’en prendre le contrôle. Et peuvent se fournir autant qu’ils le veulent en armes », explique un diplomate italien.
-
La tactique employée est la même qu’en Syrie : actions clandestines, propagande, élimination violente de toute dissidence et gains territoriaux opportuns. La cooptation de tribus et de milices locales se battant pour survivre dans le chaos libyen aura été déterminante. Dès que Daesh réussit à gagner en influence, il s’arroge aussitôt le monopole du pouvoir. À Syrte, toutes les milices et forces de sécurité ont été rapidement démantelées, parfois dans la violence. Pour s’être opposée à Daesh, la tribu des Ferjani a ainsi été, selon le département d’État américain, totalement décimée. « Daesh reproduit en Libye tous les aspects militaires et sociaux de son noyau dur irakien et syrien », explique Harleen Gambhir, analyste du contre-terrorisme à l’Institut d’étude de la guerre.
-
Mais, souligne-telle, l’évolution la plus inquiétante est sa capacité opérationnelle grandissante. « En janvier et février, nous avons assisté, rappelle-telle, à une campagne militaire sophistiquée contre les infrastructures pétrolières, mais aussi, simultanément, à des opérations dans l’ouest du pays. » Animé par la volonté d’attiser le conflit entre les différents protagonistes, Daesh poursuit un objectif à court terme : devenir la principale force islamiste du pays en débauchant les groupes liés à Al-Qaïda. « Pour un jeune milicien libyen, explique Patrick Skinner, ancien analyste à la CIA, il y a, d’une part une myriade de groupes armés sans objectif ni projet, et de l’autre un mouvement international structuré. Le choix est vite fait ».
-
L’ampleur des recrutements au sein de ses rivaux islamistes déterminera la capacité de Daesh de tirer profit de sa présence en Libye pour passer à une nouvelle phase de son plan. Les agences de renseignements occidentales estiment que Daesh est en train de préparer le terrain pour faire de la Libye son nouveau centre de commandement au cas où Raqqa ou Mossoul tomberaient. Cette idée fait son chemin parmi les jihadistes combattant en Irak et en Syrie, d’autant que les bombardements alliés les obligent à trouver une base de repli et les incitent à partir en Libye. Selon un ancien commandant rebelle qui s’est battu aux côtés de Daesh pendant plus d’un an avant de faire défection, l’idée que l’ex-Jamahiriya est une sorte d’eldorado est désormais très répandue parmi les jihadistes.
-
« Une dizaine » de hauts cadres de l’organisation et leurs familles ont quitté Mossoul ces derniers mois pour s’établir en Libye, confie un agent des renseignements de la coalition antiterroriste. « Daesh se focalise sur la Libye, car elle pourrait lui offrir une nouvelle terre d’accueil, confirme Hicham al-Hachimi, un conseiller gouvernemental irakien. Le front libyen est avantageux : il y a du pétrole, du salafo-jihadisme et le chaos. » Les options occidentales pour contrer Daesh en Libye sont limitées. Pendant des mois, les diplomates européens ont assuré, sous l’impulsion de l’Italie, qu’un gouvernement d’union nationale libyen verrait le jour. Il n’en est toujours rien. Et même s’il venait à exister, l’issue de toute offensive militaire contre Daesh dépendrait du degré de coopération de factions politiques rivales.
-
Une intervention occidentale multilatérale ? Elle serait lourde de dangers. « Elle créerait davantage de problèmes qu’elle n’en résoudrait, met en garde Claudia Gazzini, de l’International Crisis Group. Surtout si on donne l’impression de prendre parti pour l’un des deux principaux camps libyens. » Pour l’heure, la stratégie choisie par l’Occident comporte deux volets : d’abord procéder à des frappes ciblées pour éliminer des cadres jihadistes libyens et tunisiens, ensuite convaincre les groupes armés locaux de se concentrer sur Daesh à Syrte. Les forces spéciales britanniques et américaines encouragent, par exemple, les milices de Misrata à se battre contre les jihadistes.
-
Quant à la France, elle appuie les forces militaires soutenues par Tobrouk, notamment autour de Benghazi et dans l’Est. Daesh, lui, a, selon Gambhir, trois options : « Intensifier ses attaques contre les groupes armés et les champs de pétrole afin d’aggraver le conflit ; multiplier les attentats contre des leaders politiques ; ou encore tenter de régionaliser le conflit en déstabilisant la Tunisie, et peut-être aussi l’Algérie », concluent Heba Saleh et Sam Jones, pour le Financial Times et Jeune Afrique (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Adaptation et mise en page de Michel Garroté pour LesObservateurs.ch
-
© Heba Saleh et Sam Jones Financial Times et Jeune Afrique 2016
-
http://www.jeuneafrique.com/mag/315123/politique/libye-jusquou-ira-daesh/
-

800’000 migrants attendent de passer en Europe depuis la Libye

Cette information a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministère de la Défense

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé jeudi qu'environ 800 000 migrants attendaient de pouvoir passer en Europe depuis la Libye.

Interrogé par Europe 1, le ministre a d'abord estimé le nombre de migrants concentrés en Libye à des "centaines de milliers". Il a ensuite ajouté que 800'000 était un "chiffre à peu près convenable".

Le ministre de la Défense a également précisé : "Il y a trois dangers majeurs qui existent en Libye. Le premier c'est Daesh, qui a entre 4 000 et 5 000 combattants en Libye. Il faut également éviter les trafics de migrants, qui profitent d'ailleurs à Daesh, et le troisième danger est le trafic d'armes".

Source

Barbouzes français en Libye

Libye-DGSE

   
D'un côté, la France accueille des dizaines de milliers de "migrants" (de jeunes islamistes pour beaucoup d'entre eux), et, la France, tolère sur son sol des zones mahométanes de non-droit et des prédicateurs salafistes ; d'une autre côté, la France envoie une poignée de barbouzes en Libye. C'est ridicule.
-
Laurent Lagneau nous explique (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Pour traiter les problèmes sécuritaires qui affectent non seulement la Libye mais aussi ses voisins et l’Europe, la ligne officielle avancée par les puissances occidentales est d’attendre la mise en place d’un gouvernement libyen d’unité nationale pour ensuite lancer, à sa demande, une opération militaire dont l’objet serait avant tout d’apporter un soutien aux forces locales. Or, pour le moment, on en est encore loin. La Libye est déchirée entre deux factions rivales qui soutiennent chacun un gouvernement et un Parlement. Et cela fait évidemment le jeu des groupes jihadistes, dont la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh).
-
Laurent Lagneau : Cette dernière profite du chaos ambiant pour étendre son influence, nouer des alliances avec des tribus perméables à son idéologie et recruter de plus en plus de combattants (environ 5.000 selon Washington). S’ajoute à cela le problème des migrants, objets de juteux trafics au départ des côtes libyennes. Donc, le temps presse. Pour autant, la formation de ce gouvernement d’unité nationale, prévue par un accord signé en décembre, au Maroc et sous l’égide des Nations unies, par des représentants des deux factions rivales, tarde à venir. Ainsi, le Parlement de Tobrouk, reconnu par la communauté internationale, trouve toujours un prétexte pour donner son accord.
-
Laurent Lagneau : Dans ces conditions, que faire ? Bien sûr, il n’est pas question d’attendre que l’EI soit enracinée durablement en Libye pour agir. D’où les frappes américaines contre l’encadrement de l’organisation jihadiste, dont une, effectuée en novembre, a neutralisé Abou Nabil, son chef présumé. Un second raid a été mené la semaine passée, à Sabratha, contre un camp d’entraînement de l’organisation jihadiste. Mais ces actions ne sont pas suffisantes. Plusieurs signes, apparus ces dernières semaines, laissent à penser que des forces spéciales occidentales sont à l’oeuvre en Libye. Ainsi, en décembre, une équipe américaine d’une vingtaine d’opérateurs a été « trahie » par des photographies diffusées par les forces aériennes loyales au gouvernement reconnu sur leur page Facebook.
-
Laurent Lagneau : Toujours sur les réseaux sociaux, des informations sur la présence de forces spéciales françaises en Libye et sur des mouvements aériens inhabituels sont régulièrement avancées… Mais il n’est pas possible de les confirmer. Par exemple, la dernière en date affirme que des commandos français étaient aux côtés des troupes du général Haftar pour chasser des jihadistes de leur bastion de Lithi, à Benghazi, le 23 février, dans le cadre de leur opération « Sang du martyr ». Un autre exemple de ce type d’information concerne le raid américain de Sabratha. Ainsi, il est avancé qu’une embarcation de l’EI a été coulée, peu après les frappes contre le camp d’entraînement, au large de cette localité située à l’ouest de Tripoli par un drone américain. Peu avant, la présence de Rafale aurait été rapportée, conclut Laurent Lagneau (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Michel Garroté
-
http://www.opex360.com/2016/02/24/la-france-mene-de-discretes-operations-la-branche-libyenne-de-letat-islamique/
-

Raid américain contre un camp de l’EI en Libye : 40 djihadistes tués

Tôt ce vendredi 19 février, les Etats-Unis ont mené un raid aérien en Libye. Selon un bilan provisoire, une quarantaine de personnes ont été tuées, dont une majorité de jihadistes tunisiens. C'est un camp de l'organisation Etat islamique, près de la ville de Sabratha, à 70 km de Tripoli, qui était ciblé. Selon Washington, ce camp abritait notamment le cerveau des attentats du Bardo et de Sousse, en Tunisie, dans lequels 60 touristes européens ont été tués l'an dernier.

Sources: rfi.fr, sputnik.newsnytimes.com

 

 

L’Europe vendue à l’islam

islam-6
   
Beaucoup parmi mes amis analystes sont aussi pessimistes que moi concernant l’Europe : pas ou plus de civilisation à défendre ; pas d’armées offensives ; et des défis insurmontables. L’éradication de toutes traces du christianisme dans les pays musulmans d’Orient ne suscite aucune réaction concrète et significative. La « libanisation » de la France ne va pas tarder à exploser, car les politiques, de droite comme de gauche, sont totalement « corrompus » à l’islamisme qu’ils favorisent. Enfin, l’arrivée du FN au pouvoir signifierait le début de la guerre civile. Je dois avouer que je partage assez toutes ces vues. Ci-dessous, je publie les extraits de deux analyses qui elles aussi vont dans ce sens. Je ne connais pas personnellement leurs deux auteurs. Je note simplement qu'ils vont, en gros, dans le même sens que mes amis analystes et moi-même.
-
L'analyste Alain Wagner (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : 'La France est en guerre' est une formule en vogue. D’habitude quand on est en guerre, il est d’usage de scruter le ciel pour guetter les bombardiers, on cherche les uniformes ennemis, on examine les cartes pour voir les parties du pays envahies par les troupes ennemies. Ici pourtant, rien de tout cela. L’ennemi n’arrive pas de Syrie mais de Molenbeek en Belgique, il n’a pas d’uniforme et est majoritairement composé de Français. Certains observateurs firent remarquer que tous les membres des commandos mitrailleurs étaient musulmans, mais les autorités nous affirmèrent que cela n’avait aucun rapport.
-
Alain Wagner : C’est quand même étrange que dans une guerre avec un Etat situé au Moyen Orient (ndmg - l'EI), ceux qui nous attaquent soient originaires de notre propre pays. C’est également étonnant que la France soit en guerre contre un Etat islamique qui n’est pas islamique, composé de musulmans qui ne sont pas musulmans et d’aller bombarder quelques baraquements en Syrie pour montrer qu’on défendra jusqu’au bout le droit d’aller au bistrot tranquille. C’est également étonnant qu’une partie non négligeable de nos citoyens (ndmg - musulmans) manifestent bruyamment leur soutien à l’ennemi sur les réseaux sociaux et de manière presque ouverte dans la rue et dans leurs comportements quotidiens.
-
Alain Wagner : Notre gouvernement nous ment quand il prétend que nous sommes en guerre contre un Etat lointain. L’absurde concept de 'guerre au terrorisme' ne sert qu’à camoufler la désagréable réalité de la révolte islamique : cette rébellion de la charia en cours en France, comme dans toute l’Europe, si elle n’est pas reconnue pour ce qu’elle est et traitée de manière adéquate, ne fera qu’empirer et devenir la véritable guerre civile que beaucoup commencent à pressentir, conclut l'analyste Alain Wagner (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Le général Vincent Desportes (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La situation en Libye inquiète depuis longtemps. Il ne faut pas réitérer les erreurs de Nicolas Sarkozy : aller tout casser en Libye et repartir sans s'inquiéter de ce qui adviendra par la suite. Il faut s'interroger sur le jour d'après, sur les moyens que nous sommes prêts à consentir pour aider à installer un Etat (ndmg - libyen). Tous les efforts que nous menons contre l'EI en Irak et en Syrie seraient vains si nous laissions l'EI s'installer (ndmg - en Libye) à 300 kilomètres de nos côtes (ndmg - L'EI est déjà en Libye à 300 kilomètres de nos côtes).
-
Le général Vincent Desportes : Il y a urgence. Si on laisse l'EI croître et dépasser une certaine taille, les milices locales (ndmg - libyennes), les plus à même de les combattre, ne seront plus en capacité de le faire. La question n'est pas quelles frappes il faut faire, mais que veut-on faire en Libye. Les modalités de l'intervention découleront de cet objectif. Tant que cela n'est pas résolu, on devra, au mieux, se contenter de contenir l'EI, comme on le fait au Moyen-Orient, conclut le général Vincent Desportes (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Michel Garroté, 3 février 2016
-
http://verite-valeurs-democratie.over-blog.com/2016/02/la-france-est-elle-vraiment-en-guerre.html
-
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/libye-il-ne-faut-pas-laisser-daech-s-implanter-a-300-km-de-nos-cotes_1760004.html
-