Après avoir écarté la piste de l'attentat islamiste, puis celle de liens avec l'extrême droite, le police se concentre sur la personnalité du chauffeur, qui a tué deux personnes samedi dans la ville allemande.
Au lendemain de l’attaque à la camionnette de Münster (Rhénanie du Nord-Westphalie), qui a coûté la vie à 2 personnes, l’enquête se concentre désormais sur la personnalité, visiblement troublée, du conducteur. Samedi après-midi, dans un quartier animé du centre de la ville allemande, une camionnette a foncé dans la foule attablée au restaurant. Deux personnes sont mortes, une dizaine de blessés sont encore dans un état grave. Le conducteur s'est suicidé avec une arme à feu dans son véhicule peu après.
Dans les moments de confusion qui ont suivi l’attaque, les spéculations se sont multipliées. La presse a rapidement évoqué la piste d’un attentat islamiste. Alors que le gouvernement et la police se montraient prudents et mesurés, une membre éminente de l’AfD (extrême droite), la députée Beatrix von Storch, s’est ruée sur Twitter afin de critiquer la politique d’accueil des réfugiés d’Angela Merkel en 2015.
Mais dès samedi soir, cette piste était écartée. Depuis, il apparaît que le conducteur de la camionnette est un Allemand de 48 ans qui vivait à Münster et souffrait de graves troubles psychiques. «Ce n’était pas un réfugié», a tenu à préciser le ministre de l’Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul.
Des médias allemands ont ensuite évoqué des liens avec l’extrême droite, mais, comme l’a expliqué dimanche après-midi le chef de la police de la ville, Hajo Kulisch, il n’existe «aucun élément montrant qu’il y ait des motivations politiques» pour expliquer cet acte. Ajoutant : «Les motivations et les causes sont plutôt à chercher chez l’auteur lui-même.»
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