Perpignan : Kader Djidel rejugé pour le meurtre de Erika, 17 ans, poignardée à 35 reprises et égorgée

Du lundi 23 au vendredi 27 mars, ce sera au tour de Kader Djidel d’être rejugé en appel pour l’assassinat d’Erika, son ex-petite amie de 17 ans, tué[e] de trente-cinq coups de couteau le 25 août 2015 dans le parc Maillol à Perpignan. Le 22 février 2019, la cour d’assises des Pyrénées-Orientales avait reconnu l’accusé coupable et l’avait condamné à la peine de trente années de réclusion criminelle. L’accusé sera défendu par Me Jean-Robert NGuyen Phung du barreau de Montpellier.

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La Depeche


22/02/2019

La Cour d’assises des Pyrénées-Orientales a condamné ce vendredi soir Kader Djidel à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat d’Erika. La jeune femme de 17 ans avait été retrouvée égorgée dans un parc de Perpignan en août 2015. L’avocat de la défense annonce qu’il va faire appel.

Kader Djidel ne se faisait visiblement aucune illusion, et il n’a manifesté aucune réaction au moment du verdict. À l’inverse, la mère de la victime a bondi de son banc, levé les bras au ciel et hurlé « merci ! ». L’accusé de 21 ans est condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat particulièrement sanglant de son ancienne petite amie Erika, 17 ans, à l’été 2015. Le corps de la jeune femme avait été retrouvé égorgé dans un parc, près du lycée Maillol de Perpignan, atteint de 35 coups de couteau. (…)

francebleu.fr


18/02/2019

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Et les investigations tendent à montrer qu’un abominable guet-apens aurait été tendu à la malheureuse.
Kader Djidel aurait demandé à un de ses amis (alors mineur), qui était proche d’Erika, de donner un rendez-vous à la jeune femme, dans un endroit isolé du parc Maillol, pour avoir une discussion avec elle. Erika avait ainsi accepté sans se douter du terrible stratagème dont Kader Djidel se félicitait déjà par SMS : « C’est bon, elle a mordu à l’hameçon ».

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À peine Erika serait-elle arrivée à leur hauteur que Kader Djidel et son acolyte auraient surgi du fossé. L’accusé, armé d’un couteau, se serait jeté sur elle, l’aurait projetée au sol en l’agrippant par les cheveux et lui aurait asséné un premier coup de lame dans le dos tandis qu’elle se recroquevillait pour se protéger. Au vu de l’abondance de sang, les deux mineurs auraient pris peur et se seraient enfuis. Ils ont été condamnés à 2 ans ferme aménageables pour « non-assistance à personne en danger » en juin 2018.

Kader Djidel, quant à lui, aurait continué à poignarder la jeune victime dans le dos, puis au ventre, finissant par l’égorger.

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Le corps meurtri de 35 blessures au couteau, dont 8 à la tête et 17 au niveau du cou. D’une extrême violence, selon le médecin légiste.

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L’indépendant

Via Fdesouche

Perpignan. “Si on sort, ils vont nous tuer” : une mère et ses filles cloitrées dans leur HLM

Une mère et ses quatre filles, qui vivent dans un immeuble HLM de Vernet-Salanque, lancent un appel de détresse.

"Ceci est un appel au secours. Par pitié, aidez-nous". Le message a été jeté comme une bouteille à la mer sur internet, relayé par des proches sur les réseaux sociaux. Le cri de désespoir d'une mère et ses quatre filles de 13, 15, 18 et 21 ans, cloîtrées depuis plusieurs jours dans leur appartement des HLM Vernet-Salanque, et terrorisées par une famille de voisins dont quatre frères d'une vingtaine d'années. Derrière leurs volets fermés, la porte d'entrée bloquée par une chaise, elles supplient, en pleurs, que quelqu'un leur vienne en aide et mette un terme à ce quotidien de recluses.

Peur de franchir la porte

"Si on sort, ils vont nous tuer, raconte la mère. Mes trois cadettes, dont celle qui passe le bac cette année, ne peuvent plus aller à l'école. Elles ont peur. Quand on passe la porte, ils sont là, à nous agresser, nous insulter et à nous menacer de mort. On n'ose plus aller faire les courses. Quelques personnes du secteur osent nous amener un peu à manger. Certains ont essayé d'aller leur parler mais ils ne veulent rien entendre. Je travaille dans un supermarché, je ne peux même plus y aller. Ni ma fille aînée".

Tout aurait ainsi débuté en juillet, pour un motif qui reste encore bien flou. Elles auraient subi une première agression physique et auraient déposé plainte. Dès lors, tout se serait aggravé. "Injures, jets de pierres, intimidations, coups de pied dans la porte de leur logement...", disent-elles. La mère et ses filles aidées par diverses associations (le CDIFF, le Seuil, l'ADAVIP...) ont finalement fui leur domicile pour être hébergées en foyer. Or, après un mois, ne remplissant plus les conditions d'accueil, elles ont dû rentrer chez elles. Et dès leur arrivée, mercredi, "le cauchemar" aurait recommencé.

L'aînée qui, profondément affectée, a voulu mettre fin à ses jours, renchérit : "Le compteur électrique a été vandalisé. Nos trois voitures ont toutes été cassées. J'ai mis un an à bosser 7/7 jours pour pouvoir me la payer et je n'ai plus rien. Si on passe en jupe, on se fait traiter de pute. Ils nous cherchent en permanence. Ils ont tiré des coups de feu en l'air vendredi dernier et ont dit qu'ils allaient nous tirer dessus. Mon frère qui habite à côté est enfermé chez lui. Ils ont dit qu'ils allaient lui briser les côtes".

"Nous sommes assiégées"

Alors, la mère ne sait plus vers qui se tourner. "Ils cernent l'appartement, hurlent leur haine. Nous sommes assiégées. Ils disent que l'on n'a pas le droit de rester là. Car c'est leur loi, la loi du quartier. Mais personne n'a le droit de transformer un quartier en ghetto, de faire vivre cet enfer à d'autres. Mais, quand on sera parti, ce sera une autre famille qui vivra la même chose. Tout ça pour rien, parce que l'on a été les premiers à porter plainte et à briser le silence."

"On a appelé la police, la police municipale, on a saisi le maire, le préfet, le procureur, l'office HLM.... Rien n'est fait. Personne n'est interpellé. L'autre jour, on nous a répondu : “Vous êtes en danger. Partez”." La mère de famille a déposé une demande de mutation de logement qui doit être examinée aujourd'hui même en commission. L'issue, peut-être...

"Inadmissible"

Me Étienne Nicolau, l'avocat de la mère de famille et de ses filles, s'avoue tout aussi dépourvu : "Je trouve inadmissible qu'en 2017 des individus puissent encore narguer les services de police et s'attaquer lâchement à des femmes. La situation dans laquelle se trouve cette famille est impensable. Je crains que cela se termine par des violences encore plus graves ou même par un suicide. Je ne vois pas comment on peut en sortir".

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France: Une centaine de personnes empêche la police d’interpeller un couple musulman. La police a dû fuir et des policiers ont été blessés

Jets de pierres, de conteneurs de poubelle, de chaises… Alors qu’ils poursuivaient une voiture depuis plusieurs kilomètres, lundi, des policiers de Perpignan auraient été pris pour cible par de nombreux habitants des quartiers Vernet-Salanque et Diaz.

C’est le comportement suspect du couple à la sortie du commissariat qui a attiré leur attention. Une femme voilée en est sortie en courant pour rejoindre un homme qui s’est dissimulé le visage en apercevant les policiers avant de démarrer en trombe. L’homme au volant a alors multiplié les infractions, grillant trois feux rouges et roulant à contresens. La course-poursuite s’est achevée lorsque la voiture des fugitifs a heurté celle des policiers, puis celle d’un particulier.

Les fuyards identifiés

Les policiers ont identifié le berger de Corneilla-la-Rivière, en fuite après avoir violemment agressé des voisins avec lesquels il était en conflit depuis plusieurs mois, et sa compagne. Une marche avait été organisée dans cette commune des Pyrénées-Orientales située à une quinzaine de kilomètres de Perpignan, réunissant 350 personnes, pour réclamer des mesures et la fin des agressions physiques ou verbales du couple. Les défenseurs du couple parlent de leur côté d’un acharnement islamophobe.

Entre-temps, une fois arrivée dans le quartier, la passagère aurait harangué les habitants depuis la fenêtre du véhicule afin de leur demander de ralentir la course des policiers. Une fois la voiture des fuyards à l’arrêt, les forces de l’ordre ont tenté d’interpeller les deux individus. Mais malgré les renforts, ils ont dû faire demi-tour devant la foule hostile composée d’une centaine de personnes.

Des policiers blessés selon le syndicat Alliance

Le syndicat Alliance Police Nationale 66 « dénonce et condamne la répétition des actes violents à l’encontre des forces de l’ordre, ainsi que ceux qui tentent à entraver leur action. Et tient à féliciter les collègues intervenants pour leur professionnalisme et leur discernement, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux policiers blessés ». Les deux occupants du véhicule en ont profité pour prendre la fuite à pied.

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