Sandrine Ruiz, nouvelle présidente des musulmans vaudois « Il y a des préjugés à l’égard de l’islam »

Pendant ce temps, les Chrétiens sont gravement discriminés dans les pays musulmans. Un génocide chrétien vient de se dérouler au Moyen-Orient, causé par les musulmans de l'Etat islamique.

Mais évidement les musulmans de Suisse s'en moquent éperdument. Pour eux, de tels propos alimentent les "préjugés". Aucun respect pour les morts et les femmes mis en esclavage. Rien.

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L’islam suscite de la crainte dans une partie de la population. Comment voyez-vous la situation dans dix ans?

Je vais présider l’UVAM pendant trois ans, après on verra… Mais dans dix ans, j’espère que la communauté aura obtenu sa reconnaissance officielle par le Canton de Vaud. Nous avons déposé le dossier et nous devons encore signer une déclaration liminaire. Le processus peut effectivement prendre entre huit et dix ans. Je trouve très belle cette possibilité de reconnaissance, le fait d’accepter la pluralité religieuse. J’espère aussi que les musulmans seront vus différemment par l’ensemble de la société.

De ce point de vue, il y a encore de la marge…

Oui. L’islam suscite de la méfiance. Il y a toujours eu des préjugés. Et les attentats, les radicalisations et beaucoup de situations complexes à l’étranger, rapportées par les médias, renforcent ces préjugés. Je peux le comprendre, mais c’est dommage. Cela ne correspond en rien à l’islam que nous connaissons. L’UVAM a une grande volonté de transparence. Nous sommes engagés dans le dialogue interreligieux depuis 2004. Nous invitons nos associations à renforcer les liens avec les autorités et à inviter la population. Venez visiter nos centres, venez rencontrer, venez échanger… Vous y verrez des gens bien dans ce canton et respectueux des lois suisses.

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Rappels:

Allemagne: Des écoliers non musulmans subissent les sévices des musulmans. « Les attaques deviennent monnaie courante dans certaines écoles. »

Hamed Abdel-Samad: «Les musulmans considèrent leur culture comme supérieure à la nôtre.»

Vienne: Un imam déclare qu’il veut faire de l’Autriche un Etat islamique et introduire la charia

Charia, refus de regarder les femmes, république islamique : en Belgique, le parti Islam scandalise

France: La secrétaire à l’Egalité entre les hommes et les femmes s’abstient d’entrer dans un café « tenu par des musulmans » afin d’éviter un incident.

France. Islam: « Dans certaines écoles, des petits garçons refusent de donner la main aux petites filles, jugées « impures ». »

Nigéria : deux prêtres et seize fidèles assassinés par les musulmans peuls

Le Conseil central islamique suisse face aux tribunaux: « Le CCIS a publié un enregistrement qui appelle les musulmans à un jihad violent contre l’Occident et le Christianisme. ».

Suisse: Un homme condamné à du sursis pour avoir fait de la propagande pour l’Etat islamique. Il s’en prenait également à la Suisse.

Allemagne: Des hommes chrétiens ont été bannis de leur église parce que les femmes musulmanes voulaient un environnement «sans hommes»

Vaud. Sandrine Ruiz: « Les musulmans sont avant tout des citoyens comme les autres »

Sandrine Ruiz, présidente fraîchement élue de l'Union vaudoise des associations musulmanes, plaide pour une reconnaissance des musulmans en Suisse avant tout en tant que citoyens.

Sandrine Ruiz est la nouvelle présidente de l'Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM). L'élection de cette Française d'origine, convertie à l'islam, a fait l'unanimité. "C'est le reflet de ce qui se passe au sein de l'UVAM, le message de pouvoir élire une femme", a-t-elle affirmé dans le journal de 19h30 de la RTS dimanche.

La mission qui l'attend est importante: faire reconnaître son organisation comme un acteur d'utilité publique dans le canton. Son message: en Suisse, les musulmans sont d'abord des citoyens comme les autres.

"Nous avons les mêmes aspirations"

Celle qui admet un goût particulier pour l'engagement ne veut en effet pas se définir uniquement comme musulmane, et se bat contre les idées reçues qui frappent ses coreligionnaires. "Nous sommes avant tout des citoyens, nous vivons le même quotidien que tout le monde, nous avons les mêmes aspirations. Nous sommes ensemble, et non pas dans la différence qui sépare", a-t-elle souligné.

Interrogée sur le port du voile, Sandrine Ruiz évoque le respect des droits civiques. "Porter un foulard, c'est faire valoir mon droit de citoyenne à la liberté de croyance, garantie par la Constitution. Au-delà de cela, le choix de porter le voile appartient à mon intimité spirituelle."

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