Malgré des soupçons de terrorisme, il prend un selfie avec le premier ministre canadien Trudeau

Un jeune homme membre d'un groupe soupçonné d'actes terroristes a pu prendre un égoportrait avec le premier ministre Justin Trudeau, sans être inquiété par les gardes de sécurité.

Deux mois après avoir remporté les élections, le premier ministre canadien accordait une entrevue à Radio-Canada à la Place des Arts, au centre-ville de Montréal.

En plus de répondre aux questions du journaliste Patrice Roy, il discute avec le public et prend un bain de foule. C'est à ce moment qu'un jeune homme prend un égoportrait avec Justin Trudeau, qu'il publiera ensuite sur son compte Facebook.

Une enquête de Radio-Canada a démontré que cet homme est lié à un groupe de Québécois qui intéressent la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour une histoire d'enlèvement en Syrie.

Aucune accusation n'a été portée contre lui. C'est pour cela que nous avons masqué son visage sur la photo et que nous ne l'identifions pas.

Nous savons cependant que sa résidence avait été perquisitionnée par les policiers dans une affaire de terrorisme quelques mois plus tôt.

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Alerte terroriste à Genève!

Genève fait désormais l'objet d'une menace précise dans le cadre des investigations menées suite aux attentats de Paris. Plusieurs personnes (six, à ce stade, selon nos informations) sont actuellement très activement recherchées dans la région genevoise.

«Nous sommes passés d'une menace floue à une menace précise», a déclaré à l'ats Emmanuelle Lo Verso, chargée de communication au département de la sécurité et de l'économie (DSE). Le niveau de vigilance a été immédiatement relevé sur le territoire genevois.

Les investigations sont menées en étroite collaboration avec les services nationaux et internationaux. Des forces de police supplémentaires ont été déployées sur le terrain afin de pouvoir localiser et interpeller plusieurs individus suspects, susceptibles de se trouver à Genève.

Signalement par la Confédération

«Le nombre de patrouilles a été augmenté car nous sommes dans une phase très active de recherche. La menace est désormais précise», a précisé Emmanuelle Lo Verso. Le signalement de ces personnes a été fourni aux autorités genevoises par la Confédération.

Pour l'heure, aucun événement officiel n'est annulé. «Des patrouilles supplémentaires encadreront dimanche le cortège de l'Escalade», a annoncé la chargée de communication. Le cortège historique, durant lequel 800 personnes en costumes d'époque défilent, attire chaque année plusieurs milliers de spectateurs.

Des forces de police supplémentaires sont notamment déployées dans les lieux sensibles de Genève, à savoir les organisations internationales et l'aéroport international.

Les individus sont «armés et dangereux»

Les polices suisses disposent de la photo de quatre suspects qui sont activement recherchés dans la région genevoise. C'est la CIA qui a alerté les autorités.

Selon des informations obtenues par « Le Matin », la police genevoise a été alertée mercredi au sujet de l’éventuelle présence de quatre djihadistes sur son territoire. Une photo, transmise par les autorités américaines, les montre assis, les quatre, le doigt en l’air à la façon des combattants de Daesh.

Toujours selon un document que s'est procuré «Le Matin», les individus recherchés sont «armés et dangereux».

Jugée banale par certains agents, la menace a pris un tour particulièrement sérieux quand une voiture belge, mercredi, a pris la fuite dans la région de Genève pour éviter un contrôle. Les agents craignent que les terroristes ne visent une rencontre entre les délégations américaine et anglaise, prévue demain aux Nations Unies au sujet de la Syrie.

Voici la photo d’un cinquième suspect

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Dans une vidéo, cet homme aurait évoqué de futurs attentats à Genève, Vancouver et Ottawa. Son signalement, là encore, proviendrait des services de sécurité américains, déjà à l’origine de l’alerte donnée aux autorités suisses mercredi.

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Genève: « On recense trois fois plus de personnes radicalisées depuis le début de l’année. »

La parole est franche. «Genève est-il menacé? interroge Pierre Maudet. Hic et nunc, non, à ma connaissance. Mais Genève figure en tête des sites menacés, la Suisse elle-même n’étant pas le premier pays sur la liste.» Le canton est exposé de par ses organisations internationales, ses cent kilomètres de frontière avec la France, son aéroport international.

L’action porte aussi sur la prévention de la radicalisation. «Nous recensons à Genève deux cas de départs avérés pour des régions en guerre, sur les 71 recensés au niveau suisse», affirme Nicolas Roguet, délégué à l’intégration. «C’est la pointe de l’iceberg, précise Pierre Maudet. Comme on est plus attentif à ce phénomène, on recense trois fois plus de personnes radicalisées depuis le début de l’année.» Voilà pourquoi Genève met en place une plate-forme de détection et de prévention de la radicalisation. «L’idée est de structurer les offres, de les rendre visibles, de rassembler les informations», explique Nicolas Roguet.

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Terrorisme: Pour le gouvernement, c’est la société française qui est responsable des attentats

Emmanuel Macron a estimé samedi que la société française devait assumer une «part de responsabilité» dans le «terreau» sur lequel le djihadisme a pu prospérer, huit jours après les attentats de Paris revendiqués par le groupe terroriste Etat islamique (EI).

Une société qui ferme des portes

«Nous sommes une société dont, au coeur du pacte, il y a l'égalité. Nous sommes une société où, en moyenne, l'égalité prévaut beaucoup plus que dans d'autres économies et d'autres sociétés, en particulier anglo-saxonnes», a noté le ministre.

Mais «nous avons progressivement abîmé cet élitisme ouvert républicain qui permettait à chacune et chacun de progresser. Nous avons arrêté la mobilité» sociale, a-t-il déploré. «Nous sommes une société où nous avons construit la capacité à fermer la porte.»

Il a évoqué le fait que «quelqu'un, sous prétexte qu'il a une barbe ou un nom à consonance qu'on pourrait croire musulmane, a quatre fois moins de chance d'avoir un entretien d'embauche qu'un autre.»

«Je ne suis pas en train de dire que tous ces éléments sont la cause première du djihadisme. C'est la folie des hommes, et l'esprit totalitaire et manipulateur de quelques-uns. Mais il y a un terreau, ce terreau est notre responsabilité», a encore dit Emmanuel Macron.

«Nous avons une part de responsabilité, parce que ce totalitarisme se nourrit de la défiance que nous avons laissée s'installer dans la société. Il se nourrit de cette lèpre insidieuse qui divise les esprits. Et si demain nous n'y prenons pas garde, il les divisera plus encore», a-t-il prévenu.

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