La question était restée en suspens depuis la mi-août : le pouvoir égyptien allait-iloser mettre à exécution la menace d’interdiction des Frères musulmans, proférée par le premier ministre par intérim, Hazem El-Beblaoui ? Après de multiples tergiversations, l’homme à l’origine de l’avertissement semble finalement fairemarche arrière dans une interview à la presse, arguant que le gouvernement préférait surveiller le groupe et sa vitrine politique.
« Dissoudre le parti ou le groupe n’est pas la solution (…), il est préférable pour nous de [le] surveiller dans le cadre d’une action politique », a-t-il déclaré. « C’est mauvais de prendre des décisions dans une période agitée », a-t-il ajouté. Cette décision de ne pas exclure totalement les Frères musulmans de la scène politique égyptienne survient après que le pouvoir a anéanti la tête de l’organisation islamiste ces dernières semaines.
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