Elle a les mêmes yeux. Clairs et vertigineux. Les yeux Kinski. Les siens se brouillent parfois de larmes. Pola Kinski est tendue comme un fil, à la limite de la cassure. Son livre, dans lequel elle raconte avoir été abusée sexuellement par son père, l’acteur Klaus Kinski, est sorti en janvier en Allemagne [« Tu ne diras jamais rien » vient de paraître en France, chez Michel Lafon, NDLR], et depuis c’est le chaos en elle.
« J’ai tout jeté. Comme toutes les robes, tous les cadeaux qu’il m’a faits.«
« Je ne supportais plus d’entendre : ‘Ah ! ton père, ce génie !' » Pourquoi si tard ? « J’ai attendu que mes enfants soient grands. Et puis je n’étais pas prête avant à faire ressortir la petite Pola.«
Celle qui à 5 ans est mal à l’aise devant l’insistance de « Babbo » à l’embrasser sur la bouche. Celle qui se retrouve seule dans une chambre de l’hôtel Four Seasons de Munich, nue, sa robe blanche de communion à ses pieds. Elle a 9 ans quand il la viole pour la première fois. Ces années durant, elle est murée en elle-même, « comme dans un aquarium ». Dans son autobiographie, Klaus Kinski raconte :
« J’ai appelé ma fille Pola comme la petite fille qui dans ‘Crime et Châtiment’ étreint Raskolnikov le meurtrier. » Pola, étreignant le meurtrier de son enfance.
Lire la suite


On veut encore des ragots comme ça. Ca venge de ces gens qu’on nous a présentés comme des célébrités à l’époque!
C’est exactement ce genre de monstres qu’il faut éliminer de ce monde pourri! Leurs enfants sont toujours détruits par ces pères monstrueux!