La dure réalité du Grand Remplacement. Analyse de Renaud Camus

On a beau tarauder Alain Finkielkraut en réduisant ses constats à des accès d’alarmisme aigus. On a beau, comme le fait Alain Soral, vilipender Renaud Camus en lui reprochant de secouer le symptôme en passant sous silence le diagnostic qui le ferait remonter à la racine du grand malaise.

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1 commentaire

  1. Lorsqu’une société en arrive à douter d’elle-même il est naturel qu’elle décline et qu’elle soit substituée par autre chose.
    S’accrocher aux « valeurs » d’une hypothétique tradition c’est nier que la tradition n’a de valeur que parce qu’elle est fondamentalement justifiable et justifiée.
    Notre monde post-moderne doit faire face à ce défi: s’accorder sur ce qui fait qu’une civilisation (selon S. Huntington) continue de fleurir et soit résiliente aux chocs.

    Loin de moi l’idée qu’une conversion à l’islam serait une voie nouvelle à suivre, cela a déjà été essayé au 8ème siècle depuis la péninsule ibérique et entre le 15ème et le 19ème siècle dans les Balkans; et ça na pas marché, tant mieux! Mais croire à une sorte de complot (organisé ou « organique ») de reconquête de l’islam par des populations immigrantes ayant une formation et une préparation des plus ténues me semble être de l’ordre du fantasme.

    Ce qui est plus vraisemblable, c’est que la continuation des déstructurations philosophiques et ré-écritures de l’histoire (ou oubli de ladite) sert les intérêts de ceux qui, de manière analogue aux bolchéviques, s’assurent de l’ignorance et du manque de référence des masses pour un jour s’emparer du pouvoir. Ceux-là ne viennent pas de l’extérieur ni d’une autre civilisation. Les pressions que les musulmans, même modérés, exercent sur la société dans laquelle ils se sont établis contribuent à leur œuvre de sape. Alliance tactique et non stratégique.

    C’est en quoi R. Camus et ses suiveurs se trompent de cible, ce qui d’ailleurs permet aux néo-bolchéviques (verts fundi, gauche socialiste anti-capitaliste, altermondialistes, et autres compagnons de route) de se moquer ou de jouer l’indignation facilement.
    En France A. Finkielkraut leur fait plus peur car il argumente de manière plus clinique. C’est pourquoi les attaques contre lui sont ad hominem et ne portent pas sur le fond.

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