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« Des annonces plus musclées pour capter les protestataires. Les anti-étrangers, les anti-européens, les anti-musulmans et tous ceux qui se méfient, en quelque sorte, du gouvernement, l’institut GFS, qui a réalisé le sondage, parle de populisme. »
On croit rêver, à entendre Forum, commencer à se méfier d’un Etat qui ne tient aucune de ses promesses c’est basculer dans les affres du proto-fascisme. Dialectique de la défiance à l’endroit du peuple, quand les Etats commencent à s’armer moralement contre leurs populations.
Noter que l’on ne peut pas simplement rechercher le bien de son pays sans être rangé de force dans l’une de ces catégories d' »anti« ; c’est tellement pratique.
Le sondage de GFS, en allemand, mot-clé « populismus« .


Tiens, comme c’est étrange ! Dans cet article, une fois de plus, je vois l’expression « populisme ». Petite sœur de « extrême droite » ! Or, par un effet de l’incontournable et facétieux hasard, je viens de commencer la lecture du livre de Lénine intitulé « que faire ? » Jugez donc de ma surprise en y découvrant ce qui suit. L’auteur de la préface, qui signe de ses initiales, déclare, commentant (en 2004!) le discours d’un homme pendu en 1826 : « la graine du populisme était jetée dans la mère Russie ». Sachant que Lénine a dit, en 1912, que « …des décennies peuvent séparer les semailles de la récolte », et que la « peste brune » a été associée à l’UDC, je me perds en conjectures quant à la couleur réelle du populisme.