Lavrov: l’expulsion de la Russie du G8 ne serait pas une grande tragédie

 

LA HAYE – Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé lundi qu’une éviction de la Russie du groupe des grandes puissances du G8 après le rattachement de la Crimée ne serait pas une grande tragédie.Si nos partenaires…

 

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2 commentaires

  1. Je rajouterai au commentaire de M. Alexis que la Crimée, outre le fait qu’elle ait été Russe, est aussi un point stratégique et tactique, militairement parlant. Sans cette presqu’île, l’armée Russe n’a plus d’accès au mer chaude, donc en cas de conflit ils seraient vulnérables depuis le bas… De plus, avec le plan d’expansion de l’OTAN, le bouclier anti-missile, etc. La Russie se sent menacé dans ses frontières et c’est totalement compréhensible.
    D’ailleurs, l’armée de la Fédération est contrairement à se qu’on dit, très avancé, il y a qu’a voir le dernier Sukhoï T-50 (furtif) qui a non seulement réussi tout les tests, mais il est aussi virtuellement supérieur à tout les avions de chasses lourds ou polyvalents (F-22/F-35 compris)…
    A oui et n’oublions pas que M. Poutine est un ancien du KGB et donc il connait parfaitement tout les petits secrets de l’occident… Enfin, qui croient réellement que la Russie veut l’est de l’Ukraine, à part l’occident, personnes, car la Russie n’en a pas besoin tout simplement…?!

  2. En tout cas la Crimée vaut bien cette « perte » probable. C’est que, en fait, en rattachant la péninsule, la Russie a fait ce qu’elle a dû faire : non seulement elle a secouru sa base navale à Sébastopol (sans aucun doute condamnée à la disparition par le putsch à Kiev), mais elle a également protégé quelque deux millions d’habitants de la Crimée ethniquement et historiquement russe, que la revanche de l’extrème-droite ukrainienne a mis en situation très vulnérable. Certes, on peut dire ce qu’on veut sur la « légitimité » de toute l’opération, mais, en fait, le seule chose qu’on pourrait reprocher à Moscou juste dans ce cette situation-là, c’est d’avoir ‘osé » se permettre ce que d’autres n’hésitent pas à faire ailleurs: Kosovo, Libye, Iraq, Comores. Le vrai problème pour la Russie, c’est l’absense des alliés – contrairement aus Etats-Unis qui ne les manquent pas (en Occident comme en Orient) chaque fois qu’ils entreprennent une nouvelle intervention musclée « salvatrice » au nom de la démocratie – sans se soucier trop des « formalités » juridiques. D’où l’impresssion qu’ils expriment la volonté du monde entier. Aujourd’hui aussi, l’impression est que le « monde entier » est contre la Russie… Mais je suis convaincu que Poutine a bien calcule sa démarche, et le futur proche montrera la capacité de la Russie de faire face à toutes les pressions. .

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