Un comité interpartis s’est constitué pour défendre l’initiative de l’association Marche blanche. Egérie du mouvement, Christine Bussat a retrouvé sa combativité. Interview.
«J’ai fondé la Marche blanche il y a 13 ans, lorsque j’ai appris qu’avec une carte de crédit certains commandaient des viols d’enfants en direct sur internet», raconte Christine Bussat. Depuis lors, la Vaudoise a fait du chemin. En 2008, les Suisses ont adopté l’initiative de Marche blanche sur l’imprescriptibilité des crimes pédophiles. Ils pourraient faire de même le 18 mai avec l’initiative «pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants».
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Du moment que l’on sait qu’une déviance ne peut être guérie, qu’elle peut être mise en veille durant des années avant que les pulsions ne reviennent, ces personnes n’ont rien à faire en liberté. Un jour ou l’autre, malgré un suivi psychologique, elles retomberont dans leur déviance. Il suffira qu’ils ratent quelques séances, qu’ils pensent qu’après X années, leurs pulsions ne reviendront pas pour qu’une (ou plusieurs) vie soit brisée.
Oui à une interdiction claire de retravailler avec des enfants. Il y a tant d’autres professions sans rapport avec les enfants. Qu’on les aide à se former, certes, mais qu’on ne mette plus nos enfants en danger avec ces pédophiles condamnés.
Hier sur la TSR il y avait une émission concernant Urs B, ce pédophile condamné à 10 ans de prison (mais libéré 7 ans après) pour le viol de plusieurs fillettes. Les magist rats ont estimé qu’il fallait lui donner une chance de refaire sa vie, malgré ses gros problèmes psychiques dus à une enfance difficile etc etc . Cet homme a récidivé – seulement – 20 ans plus tard, en droguant et violant 3 jeunes filles. Ces jeunes filles et leurs familles qui ont eu leurs vies brisées, remercient sûrement les magistrats qui ont jugé plus important de donner une deuxième chance à ce criminel pédophile au risque de récidive élevé vu son profil (de plus on sait depuis longtemps que la pédophilie est incurable) au détriment des futures victimes. Le rôle de nos magistrats – et de nos lois – est vraiment centrée sur la protection des criminels. Nous savons tous que la justice n’existe pas et n’a jamais existé, que ce n’est qu’un concept, une philosophie. Seule garde fou, l’équité, hélas, ne fait pas partie du vocabulaire de nos magistrats.