« Il est très difficile à un homme de défendre ce dont il est totalement convaincu, écrivait Chesterton, alors qu’il lui est relativement plus facile de défendre ce dont il n’est que partiellement convaincu. » Est-ce la raison pour laquelle il est tellement difficile de combattre la théorie du genre auprès de ceux qui la défendent et dont la rhétorique première est d’abord de ne jamais la nommer telle quelle et d’échapper ainsi à toutes les critiques qu’on pourrait lui faire ? S’il faut lire le dernier essai d’Alain de Benoist, Les démons du bien, c’est d’abord parce qu’il démontre comment cette théorie, déjà devenue une pratique, s’est imposée à peu près partout, institutions, écoles, discours officiels, tout en faisant croire que, comme le diable, elle n’existe pas.
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Que nos élites aient des intuitions spirituelles perverties on s’en doutait mais qu’il veuillent les faire avaler aux enfants, c’est insupportable.