Explique, atterré, l’expert du jour de la maison Vox, laquelle vient de rendre un rapport sur le vote du 9 février.
La presse aura le droit de dire que les Suisses sont xénophobes, parce-que-c’est-un-scientifique-qui-le-dit.
Ces sondages d’opinion a posteriori ont autant de pertinence que ceux pratiqués avant les votes. La RTS aura au moins retenu que le peuple était parfaitement informé et assumait totalement sa « rupture » avec l’UE. Que cela soit entendu.


Je ne vais habituellement pas voter, ou alors pas souvent, j’ai toujours habité en milieu rural et compte bien y rester, je suis très attaché aux traditions et coutumes de la Suisse, politiquement je ne fais pas beaucoup confiance aux autorités, professionnellement j’ai longtemps travaillé comme ouvrier, puis j’ai perdu mon poste car la société pour laquelle je travaillais a préféré engager un Français qui faisait équipe avec moi, il n’y avait plus qu’un poste à repourvoir. Je m’entendais très bien avec lui, cela n’a rien à voir avec lui, mais j’ai su par la suite que la direction le préférait car il leur coûtait meilleur marché en terme de salaire. C’est pourquoi je pense qu’il est préférable d’accorder la priorité aux travailleurs Suisses avant d’engager d’autres personnes. Bref, depuis je me suis installé comme indépendant, dans le même secteur d’activité. Je gagne honnêtement ma vie tout en travaillant plus du double qu’avant. J’ai pour l’instant assez de travail, mais la concurrence est rude avec la globalisation. Pour m’installer, je suis retourné vivre dans le village de mon enfance, je n’y ai reconnu presque personne. J’ai eu une étrange impression qu’on y avait changé de peuple, et beaucoup ne maîtrisent pas la langue, et ne s’intéressent pas aux coutumes locales. La plupart des commerces ont disparu et ont été remplacés par des commerces qui me sont totalement étrangers culturellement. Je me sens d’ailleurs un peu étranger dans mon village, presque rejeté. J’ai dit une fois au bistrot du village, avec un ami d’époque qui me reste, que je pensais qu’il y avait peut-être un peu trop d’étrangers au village, que je ne m’y sentais plus chez moi, mal m’en a pris, j’ai subi les foudres de nouveaux arrivants venus de la ville pour vivre en villa à la campagne. Failli passer devant le juge… Depuis je garde pour moi des sujets peu avouables en public, comme le fait de trouver que l’immigration n’est pas forcément une chance pour la Suisse, qu’elle peut avoir des conséquences négatives économiquement, culturellement, le fait que je n’aimerais pas que mon pays adhère à l’union européenne, que je n’apprécie pas le chantage bruxellois, etc…
Qui suis-je ?
Réponse : un Facho !!!! De la pire espèce ! Un extrémiste dangereux qu’il faut neutraliser. Car si je rentre en politique et que j’arrive à devenir maire de mon village, j’obligerai les gens à porter des casques à pointe avec la pointe à l’envers qui leur entrera dans le cerveau , les petits nenfants devront se laver les dents au pinard tandis que des hauts parleurs diffuseront Wagner dans les salles de bain , avant d’aller pousser des wagonnets à la mine , tout le monde devra passer son permis char d’assaut et le weekend on s ‘entrainera à envahir la Pologne . Les chefs seront sur des échasses habillés en toge rouge et en slip de vison , alors que tous les autres seront en bermuda rayé même l’hiver , on mangera les chats , le Père Noël sera interdit et la télévision en noir et blanc diffusera en boucle des images d’Oskar Freysinger en train de faire du patin à glace sur la seule chaîne obligatoire .
Les Suisses ont compris le piège. C’est quoi, le contraire de bienfait, moi je dis « MALÉDICTION »