FIGAROVOX/OPINION – Pour Jean-Paul Mongin, le délégué général de SOS Education, le déclin de l’école n’est pas inéluctable. Il propose huit pistes pour redresser l’institution scolaire.
Extrait de: Source et auteur
FIGAROVOX/OPINION – Pour Jean-Paul Mongin, le délégué général de SOS Education, le déclin de l’école n’est pas inéluctable. Il propose huit pistes pour redresser l’institution scolaire.
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Sur le sujet des mathématiques, voici l’expérience que nous vivons depuis la 6ème.
Nous avons deux enfants scolarisés dans le public, sérieux et intéressés par les études. Pourtant, les mathématiques sont source d’angoisse et souffrance au quotidien depuis 4 ans (je passe les détails). Il me semble que nous rencontrons en France de vrais problèmes : pédagogie inadaptée car trop abstraite et cela dure depuis des lustres ! Nous constatons des professeurs dépressifs, à bout de souffle. Manque de reconnaissance, insuffisamment rémunérés, donc démotivés et désinvestis. Les cours de soutien parfois demandés par les parents ne sont pas mis en place dans les collèges. Aujourd’hui, nous devons nous serrer la ceinture et financer des cours de soutien en maths pour nos deux enfants qui sont en 3ème. Coût mensuel : 300 euros ! Alors là, je crois que l’Education Nationale ne remplit pas sa mission. Va t-on vers un système privatisée ? Où seuls les riches pourront assurer l’avenir professionnel de leurs enfants ? Oui, je sais cela dure depuis longtemps mais le pire c’est que ça continue !
Les trois quarts des enfants de 3ème dans la classe de mes enfants sont en soutien, parfois pour des enfants qui n’en ont pas besoin, mais il faut obtenir le maximum de moyenne pour rassurer enfants et parents. Si les maths sont si importantes dans notre système éducatif alors pourquoi ne revoit-on pas la façon de les enseigner ? Dans une émission, récemment vue à la TV un professeur vif et dynamique ose les aborder différemment avec des exemples concrets et ludiques, voilà quelqu’un qui a tout compris.
De grâce : changer les méthodes. Le français quant à lui, et surtout l’orthographe est aussi laissé de côté : plus de dictée, pas assez de dissertations. Comment seront considérés nos enfants dans le monde du travail ?
Merci d’avoir lu mon témoignage, j’espère ainsi pouvoir contribuer à améliorer les méthodes de travail pour l’Education Nationale et ainsi valoriser notre système éducatif Français qui n’a plus bonne réputation.
Bien cordialement,
Clara Pian
Notre expérience avec nos deux enfants scolarisés en 3ème est bien démonstrative :
Depuis leur entrée au collège, les maths sont une source d’angoisse quotidienne. Les cours sont trop abstraits, les profs font progresser les bons élèves mais les élèves en difficulté sont laissés de côté faute de moyens via des cours de soutien dans les collèges. et sont demandeurs.