Rencontre avec Assef Husseinkhail, Afghan repêché lundi au large de Sangatte et devenu symbole de la détresse des réfugiés.
Extrait de: Source et auteur

Rencontre avec Assef Husseinkhail, Afghan repêché lundi au large de Sangatte et devenu symbole de la détresse des réfugiés.
Extrait de: Source et auteur
Les commentaires sont fermés.
L’avenir de nos enfants se joue à Lampedusa .
Quand, au début des années 90, j’ai séjourné au Pakistan, tous les Pakistanais me disaient que leur rêve était d’aller vivre en Europe. Quand j’ai séjourné en Inde, tous les Indiens me disaient que leur rêve était de vivre en Europe. Il y en a avait même qui me demandaient si je ne voulais pas les inviter chez moi !
Quand j’ai hébergé chez moi un jeune Pakistanais pour lui permettre de suivre une formation professionnelles offerte pas le Club Alpin Suisse, il a été enthousiaste à son arrivée et après 3 mois il s’est enfui à grandes enjambées pour retourner chez lui car il ne supportait plus la mentalité de l’Occident. Mais il m’a dit une chose intéressante: quand ces jeunes quittent leur pays, ils ne peuvent plus y retourner car cela signifierait l’échec et la honte pour eux et pour leur famille… Quand va-t-on prendre le problème à la base? et dire à tous ces jeunes qu’en Europe il n’y a pas d’avenir pour eux, même qu’on ne les veut pas! et que ce sont leurs pays qui ont un besoin dramatique de jeunes courageux qui décident de moderniser leur pays! Laisser ces jeunes quitter leur pays c’est de la non assistance à personnes en grand danger !