Michel Garroté, réd en chef –- Olivier Berruyer a publié la transcription de l’interview de Poutine sur TF1 (extraits ; lien en bas de page). C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou là). Pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée et de laisser des propos sans intérêts du genre la langue qu’il utilise avec Hollande. Le mot censure semble adapté vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. D’autant que rien n’empêchait de mettre en ligne sur le web la version complète.
Question – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?
Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France.
Question – Il y a toujours eu dans la période de la Russie, avec les tsars ou après, l’ordre et l’autorité. Est-ce qu’à l’époque d’Internet, un pays peut s’épanouir sans avoir toutes les libertés ?
Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas possible. Et, d’ailleurs nous ne limitons pas Internet. Quoi qu’on fasse il se trouve tout de suite quelqu’un qui commence à chercher des violations de principes démocratiques. Y compris pour ce qui est d’Internet. Avons-nous limité Internet ? Non, à mon avis. Certains de nos contradicteurs vont affirmer cela, dire qu’il existe des limitations intenables. Lesquelles ? Par exemple, nous avons une interdiction de propagande du suicide et des méthodes de suicide, de l’utilisation de stupéfiants, de pédophilie – voilà nos interdictions. Qu’y a-t-il d’exagéré ?
Question –Et de l’homosexualité qui est une chose très distincte de la pédophilie. La propagande en faveur de l’homosexualité a été interdite ?
Vladimir Poutine – Non, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas de loi interdisant l’homosexualité, nous interdisons la promotion de l’homosexualité auprès d’un public de mineurs, ce sont deux choses tout à fait distinctes. Comprenez-vous ? Par exemple, certains États des États-Unis ont des lois, qui punissent pénalement les relations homosexuelles. Nous n’avons pas de peines de ce genre. Seulement quand il s’agit de propagande destinée à des mineurs, nous avons le droit de défendre nos enfants et nous allons le faire.
Question –M. le président, j’aimerais qu’on parle de libertés publiques en Russie. Est-ce que, d’ici la fin de votre mandat en 2018, vous avez l’envie de fermer les camps de travail ? Il y a des gens dans ce pays qui sont condamnés non seulement à une peine de prison, mais à des camps de travail ce qui nous, en Occident, nous étonne. Les Pussy Riot, par exemple, ont été condamnées, me semble-t-il, à deux années de camp de travail avant que vous ne fassiez en sorte qu’elles ne soient libérées. Ce n’était pas une prison normale. Est-ce que vous allez fermer ces camps ?
Vladimir Poutine – Écoutez. Il ne s’agit pas de « camps » à proprement parler. Il s’agit d’endroit où les personnes sont, en effet, privées de liberté, mais peuvent mener une vie plus ou moins normale. Ce ne sont pas des prisons, où la personne, au contraire, n’a pas la possibilité de travailler. Une prison où l’individu ne peut pas travailler est justement la pire punition, et je ne pense pas que tous les condamnés doivent être placés dans ce type d’établissement. Je pense que c’est encore pire que les établissements que vous mentionnez.
Reproduction autorisée avec mention :
M. Garroté réd chef www.dreuz.info
Et source :
http://www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-coupes/
Extrait de: Source et auteur


Poutine par ces réponses claires et concises à fait preuve d’une courtoisie, d’une finesse et d’un calme assez remarquable vis à vis de deux journalistes qui l’ont traité avec l’insolence qu’on aurait pour le dictateur d’une quelconque république bananière.
Les deux perroquets de Washington ont eu du mal à dissimuler par leurs questions leur soumission à la politique atlantiste. Ils ont surtout permis à Poutine de remettre à sa place, avec une grande intelligence, le « camp du bien » Euro-Atlantiste.
« Allez-vous soutenir encore longtemps le président Assad qui continue à massacrer le peuple syrien ? » Fût un des sommets du grotesque aveuglement des deux benêts ayant soudain oublié qu’actuellement des milliers de jeunes djihadistes européens en herbe partent combattre le peuple syrien . Poutine comme un professeur patient devant deux cancres explique ce qu’il adviendrait en cas de victoire des djihadistes: Un chaos comme en Irak ou un nouvel Afghanistan qui deviendrait la base arrière de combattants qui se retourneraient sans doute contre l’Europe. Poutine à même eu l’élégance de ne pas citer la Lybie « libérée » par la France et devenue une base du terrorisme islamique.
La question sur la fermeture des « camps de travail » en Russie était aussi d’une insolence assez crasse de la part de journalistes issus d’un pays ou les prisons sont devenues les pires d’Europe au niveau de la dégradation et de l’incurie pénale. Oui, en Russie on fait travailler les prisonniers car une prison ou on ne peut pas travailler est la pire des punitions. En cela Poutine reprend l’exemple de la Suède et de la Norvège ou les prisonniers apprennent un métier et travaillent pour rembourser leurs victimes, et retrouver si possible dignité et morale, c’est actuellement un modèle de pointe qui à réduit notablement la récidive. Certes, en Russie la discipline doit y être plus sévère et le confort sans doute plus restreint que dans les pays scandinaves, mais la prison n’est pas un camps de vacance.
Ce gros garçon simplet de Hollande aurait beaucoup à apprendre de Vladimir Poutine, mais un poulet aussi borné et servile qu’il soit, ne deviendra jamais un aigle avisé.