Extrait d’une chronique de Mathieu Bock-Côté
La querelle de l’école est à peu près partout la même. Depuis près de quarante ans, on a multiplié les innovations pédagogiques pour en finir avec une école traditionnelle, qu’on s’imaginait autoritaire, étouffante et invivable. La crise de l’école est symptomatique d’une faillite plus large: celle de la transmission.
Car pour se transmettre, une société doit croire minimalement en sa propre valeur, en la nécessité de s’inscrire dans la durée. Ce n’est plus le cas. L’école était accusée de contribuer à la reproduction d’une société inégalitaire, exclusive et hiérarchique. C’est ce discours, qui s’est normalisé depuis, à travers l’idéologie pénitentielle, qui amène les sociétés occidentales à penser leur passé sous le signe de la xénophobie, du sexisme et de l’homophobie. L’enseignement de l’histoire, un peu partout, est traversé par cette idéologie.
(…) C’est cette école qui essaie de masquer avec des statistiques truquées son effondrement.


J’ai pu aussi constater le « produit fini », j’ai dispensé des cours dans un centre professionnel à des apprentis dans une branche technique, tous les apprentis étaient issus du cycle A, ou niveau 1, il y avait des Valaisans, des Vaudois et des Fribourgeois.
L’orthographe catastrophique, ce n’était pas la dictée de Mérimée, mais des mots de base, quand je vois faire une confusion entre « se et ce » ou « et et est », et dans les mots plus longs 2 fautes par mot.
Pareille en mathématiques incapable de calculer une circonférence, je parle de la formule, pour la partie numérique ils ont la calculette.
Les pédagogistes de salon vous rétorquent qu’ils connaissent beaucoup plus de choses que nous les vieux schnocks, j’aimerais bien savoir quoi, ah oui la Xbox!
Je leur ai demandé de faire un simple exercice avec Excel, aucun n’est arrivé à me rendre une feuille correcte.
Et quand l’on voit tous les gauchistes et même les non-gauchistes s’en prendre à Oskar F. parce qu’il engage une personne qui osera contrer tous ces gens qui gravitent autour de l’école romande pour la rendre encore plus nulle, je suis subjugué. Ah oui! leur argument massue est que nous n’avons pas encore pu aller jusqu’au bout de nos réformes, une telle ineptie me sidère.
Un des arguments des tenants de l’idéologie absurde et abjecte en Valais, est que nous sommes dans les meilleurs de la Suisse, je dis oui, mais aussi que les borgnes sont rois au royaume des aveugles. La marge pour être au niveau du Japon, de Singapour, de la Corée du Sud ou de la Finlande est encore grande. Alors je dis Oskar: vas-y fonce lentement et sournoisement pour amener « Notre école » au niveau des meilleurs. Ne te laisse pas intimider par les gauchistes et autres démolisseurs de l’École.
A propos de niveau scolaire et de transmission du savoir , au Québec et ailleurs:
http://www.ouest-france.fr/bac-de-francais-victor-hugo-menace-de-mort-sur-twitter-2630572
A pleurer de voir cette école transmettre autant d’inculture ! Et surtout de voir qu’il y a des profs pour applaudir à la réaction des « bacheliers » « Une bouffée d’air frais » parait-il ces réactions!
Ca a 18 ans et c’est à l’école obligatoire depuis l’âge de 6 ans, sans compter les années de maternelle et d’enfantine et ça fait des fautes d’orthographe à chaque mot !!
On se demande bien comment l’EN a pu choisir un poème des Contemplations pour des jeunes qui ne savent que « jouir » !